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Un médecin appelle l’État à augmenter le budget affecté à la recherche
Publié le vendredi 19 fevrier 2016  |  Agence de Presse Sénégalaise




Le professeur Daouda Ndiaye, chef de l’unité de parasitologie-mycologie de l’hôpital Aristide-Le-Dantec (Dakar), invite l’Etat du Sénégal à augmenter le budget alloué à la recherche, afin de doter ses hôpitaux de plateaux médicaux de "haute qualité".


"La recherche coûte cher. Il faut avoir un plateau technique de haute qualité, ce qui coûte beaucoup d’argent. Les réactifs utilisés [dans les hôpitaux] coûtent également très cher", a-t-il signalé dans une interview avec l’APS, jeudi.

"L’Etat n’affecte pas beaucoup d’argent à la recherche (…) C’est le budget alloué à la recherche qu’il faut revoir", a plaidé Daouda Ndiaye, professeur agrégé de parasitologie-mycologie, enseignant à l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar.

La recherche en génomique par exemple, l’une de ses spécialités, nécessite beaucoup de moyens financiers, a-t-il signalé.

Affecter beaucoup d’argent à la recherche, "si les moyens le permettent", comporte l’avantage de "mieux gérer la santé", selon le professeur Ndiaye.

"Parfois, il y a des problèmes avec les plateaux techniques. Ça demande beaucoup d’argent. Les machines coûtent très cher. Les réactifs aussi coûtent cher (…) La seule chose qu’il faut faire, c’est relever le budget alloué à la recherche. Il n’est pas à mon avis adapté à la réalité de la recherche. C’est valable pour tous les pays africains", a constaté ce médecin diplômé de plusieurs institutions académiques, dont l’UCAD et l’Université de Harvard (Etats-Unis).

Daouda Ndiaye dit avoir appris de son expérience de chercheur que "si pas mal de pays africains font de la recherche aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont appuyés par des institutions américaines et européennes", ce qui "se comprend dans un contexte socioéconomique défavorable" pour les Etats d’Afrique.

"Au Sénégal, a-t-il signalé, nous avons d’excellents experts, mais c’est un problème de qualité des plateaux techniques qui se pose. Ça demande des moyens et les machines nécessaires coûtent très cher."

Le professeur Ndiaye est à l’origine d’un récent "test diagnostique" du paludisme breveté et baptisé illumigene®Malaria". Ce test est "80 mille fois plus sensible que les options actuelles" en matière de diagnostic du paludisme.
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