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El Hadj Amadou Sall : «Karim renoncera à sa nationalité le moment venu»
Publié le mardi 9 fevrier 2016  |  Le Quotidien
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© Autre presse par DR
Me El Hadj Amadou Sall, avocat de Karim Wade




Me El Haj Amadou Sall a déclaré hier que Karim Wade renoncera à sa nationalité française pour être candidat à la Présidentielle comme le dispose la Constitution sénégalaise. Mais l’avocat et responsable du Pds estime que le fils de Abdoulaye Wade n’est pas le seul dans ce cas parmi les potentiels candidats.

Le débat sur la présidentiabilité de Karim Wade ne s’estompera pas. La saisine de la justice française après la confirmation de l’avis du Groupe de travail de l’Onu sur la détention arbitraire n’a fait que remettre au goût ce qui pourrait être comme un bémol à sa candidature alors que le Parti démocratique sénégalais l’a investi il y a quelques mois. Ses avocats justifient le recours au Tribunal de Grande instance de Paris par leur client du fait de sa nationalité française. C’est un argument qui, sans doute, comptera pour la prochaine Prési­dentielle, si M. Wade recouvrait la liberté, mais aussi si son dossier de candidature sera soumis à l’examen du Conseil constitutionnel. Me El Haj Amadou Sall ne fait pas mystère de cette épine sur le chemin de l’ambition de Wade-fils. «La Constitution du Sénégal dit que pour le dépôt de dossier de candidature, il faut une simple déclaration sur l’honneur qu’il est exclusivement de nationalité sénégalaise. C’est ça la loi et il le fera le moment venu», explique Me Sall à l’émission Grand Jury de la Rfm, hier. Non sans préciser qu’il n’a pas discuté avec Karim de cette question.

«Karim n’est pas : le seul binational parmi les potentiels candidats»
L’avocat et responsable se veut clair : «Ce n’est pas Karim qui a choisi d’être français. Il est né en France d’une mère française, Viviane Vert. Il est né à Paris et son père est noir. C’est comme un nez sur le visage, on ne peut pas le cacher. Il l’assume.» Et pour El Haj Amadou Sall, Karim Wade n’est pas d’ailleurs «le seul à être binational» parmi tous les potentiels candidats à la prochaine élection. «Je pense que l’actuel Président (Macky Sall) sera candidat aussi. Je n’exclus personne. Nous vous produirons peut-être le moment venu des éléments (sur cette histoire de nationalité). Vous verrez probablement que les choses ne sont pas aussi simples. En tout cas pour Karim Wade, elles sont simples parce que lui, au moins, il est né à Paris d’une mère française et tous ses enfants sont nés au Sénégal. Il n’avait pas besoin d’amener sa femme aux Etats-Unis ou ailleurs pour qu’elle y accouche. Elle a accouché ici et on a fait le baptême ici», ironise-t-il.

«Nous avons eu un ministre allemand»
Si la double nationalité de Karim Wade est l’objet de polémique, Me Sall sort lui aussi le cas Abou Lô, même si, il faut le préciser, il n’est pas concerné par une candidature à la Présiden­tielle. Il assimile l’ancien ministre de Macky Sall, qui a une nationalité allemande, à un «renégat» pour avoir «renoncé à sa nationalité d’origine». Me Sall estime, de toute façon, qu’ «on ne peut pas vouloir une chose et son contraire». «Quand j‘étais minis­tre de la Justice, je me suis battu avec beaucoup de Séné­galais pour que la nationalité sénégalaise soit transmise aussi par la mère, même si le père est étranger. Et aujourd’hui, c’est le Président Macky Sall qui a fait voter cette loi pour laquelle je me suis battu. C’est ce que les français ont fait», souligne-t-il.
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