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Réplique - Détention arbitraire de Karim Wade confirmée par l’Onu : Les avocats de l’Etat parlent de manipulation
Publié le mardi 2 fevrier 2016  |  Le Quotidien
Procès
© aDakar.com par DF
Procès Karim Wade : les avocats de l`Etat se prononcent sur la première journée d`audience
Dakar, le 1er Août 2014- Le pool des avocats de l’Etat dans le procès de Karim Wade ont organisé une conférence de presse, ce vendredi à 17 heures à l`hôtel Terrou-Bi. Les Avocats se sont exprimés sur le déroulement de la première audience du procès de Karim Wade.




Le Collectif des avocats de l’Etat assure n’avoir pas été désavoué par le Groupe de travail de l’Onu sur la détention de Karim Wade et affirme que toute assertion contraire relève de la «manipulation».

Le Collectif des avocats de l’Etat du Sénégal juge que l’information selon laquelle «les experts de l’Onu confirment que la détention de Karim Wade au Sénégal est arbitraire» relève d’une «manipulation destinée à tromper l’opinion publique». Dans un communiqué publié hier, le collectif informe qu’«au cours de sa 74e session ordinaire, le Groupe de travail a décidé, en prenant en considération toutes les informations pertinentes à sa disposition, de décliner cette demande sur la base que cette requête ne satisfait pas aux critères énoncés au paragraphe 21 des méthodes de travail (A/Hrc/30/­69) du Groupe de travail». En effet, se basant sur la lettre que le rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire a adressée à la Mission permanente du Sénégal auprès de l’Onu à Genève le 23 décembre 2015, les défenseurs de l’Etat font remarquer qu’il «résulte de cette lettre que le Groupe de travail n’a pas déclaré recevable la demande de réexamen de l’Etat du Sénégal en tirant prétexte du prétendu non-respect des délais des 60 jours». Ils ajoutent même : «Il ne s’agit par conséquent nullement d’une quelconque confirmation qui aurait supposé que la demande de l’Etat du Sénégal ait été examinée au fond. Au surplus, les avis du Groupe de travail sont portés à l’attention du Conseil des droits de l’Homme dans son rapport annuel. La position du Groupe de travail ne nous surprend guère.»
L’objectif du Collectif des avocats, soulignent-ils, «est de mettre en relief le comportement partiel, injuste du Groupe du travail et laver par la même occasion l’honneur du Sénégal». L’accusant «d’avoir violé son mandat» relatif à sa mission d’enquêter «sur les cas de détention imposés arbitrairement sous réserve qu’aucune décision définitive n’ait été prise dans ces cas, conformément à la législation nationale, par les juridictions nationales», les avocats de l’Etat reprochent au Groupe de travail un certains nombre de manquements.
Selon eux, cette structure «n’a pas veillé au respect des articles 2 et 5 du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civiques et politiques», n’étant pas une juridiction, si l’on s’en tient à la position des avocats qui soutiennent que cela est suffisant pour dire «qu’aucune mesure de mise en liberté ne peut intervenir dans le cas où, comme en l’espèce, la durée de la peine prononcée en dernier ressort est supérieure à celle de la détention provisoire». «Pour l’instant, cet arrêt clôt les débats sur cette affaire en attendant la décision sur la demande de rabat d’arrêt formée par un des condamnés», plaident-ils.
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