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Arrestation de Ibrahima Anne après imam Ndao et compagnie : La gendarmerie en djihad contre les prêcheurs radicaux
Publié le lundi 16 novembre 2015  |  Le Quotidien
L`Imam
© aDakar.com par DR
L`Imam Oustaz Alioune Ndao a été pour de présumés liens avec des groupes terroristes




Arrêté hier à Kabatoki près de Kaolack par la Section de recherches, Ibrahima Anne est soupçonné d’appartenir à un réseau terroriste au même titre que l’imam Alioune Badara Ndao inculpé pour apologie du terrorisme. D’autres arrestations devront suivre grâce à un système de surveillance mis en place autour des prêcheurs radicaux et des «agents recruteurs» qui ont infiltré les milieux pauvres de la zone rurale et la banlieue dakaroise.

Les gendarmes sont allés le chercher à Kabatoki, patelin situé entre Sibassor et Kaolack. Ibrahima Anne est depuis hier dans les locaux de la Section de recherches où il est en garde à vue. Il sera probablement déféré à la fin du week-end pour apologie du terrorisme. Agé de 33 ans, il serait proche de l’imam Alioune Badara Ndao sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux, participation à un réseau de terroristes, apologie du terrorisme, actes de terrorisme. Ainsi que six autres personnes.
Ibrahima Anne entretiendrait des relations très particulières avec imam Ndao qui serait son mentor. Vivant à Kaolack, il était allé se réfugier chez son père qui vit à Kabatoki, après la chute de Alioune Badara Ndao, mais était filé par les gendarmes de la Section de recherches depuis quelques jours qui cherchaient à accumuler les preuves sur son appartenance présumée à un réseau de terroristes. Ils l’ont cueilli hier à 6 h du matin juste à sa sortie de la mosquée après la prière du matin. Ils ont effectué une perquisition chez lui, confisqué son portable qui sera interrogé pour décrypter d’éventuels indices qui le rapprocheraient d’un réseau de djihadistes.

La banlieue et le monde rural infiltrés
Agé de 33 ans et père de quatre enfants, il est considéré par sa famille comme un homme pieux. Et non un extrémiste. Son épouse, interrogée par Seneweb, dénonce cette opération : «Ils sont allés le prendre à la mosquée. Ils l’ont amené ensuite ici (chez elle). Ils ont fouillé ses bagages. Je sais que c’est un musulman très pieux.» Samba Hann, son père, déchire le voile d’accusations que les gens veulent couvrir son fils. «Les gendarmes étaient au nombre de 13 ou même 15. Ils savaient que Ibrahima allait venir chez moi. Ils ont attendu qu’il se réveille pour prier pour mettre la main sur lui. Quand je leur ai posé des questions, ils ont refusé de me répondre. Ibrahima connaît l’imam, mais ne lui est pas si proche qu’on le dit. Il peut être son disciple, mais pas djihadiste. Il n’est ni imam ni oustaz», dit-il.
Aujourd’hui, la gendarmerie a décidé de mettre la vis pour secouer les réseaux djihadistes naissants. Ces arrestations annoncent d‘autres interpellations. On explique mezza voce que les services de renseignement ont mis en place une surveillance des imams et prédicateurs islamistes radicaux, car les «sergents recruteurs» ont infiltré les milieux pauvres du monde rural et de la banlieue dakaroise où ils distribuent de l’argent et des vivres, construisent des mosquées. Ils jouent la carte de la solidarité, tissent leur toile en proposant de l’aide et de l’accompagnement aux plus jeunes.
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