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Présidence de la FIFA: Sexwale, une bonne carte pour conquérir le football mondial
Publié le jeudi 29 octobre 2015  |  Agence de Presse Sénégalaise




Le Sud-Africain Mosimo Gabriel Sexwale, plus connu sous le sobriquet de Tokyo, pour son amour des arts martiaux et du Japon, fait partie des potentiels candidats à la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa.

Ce riche homme d’affaires a partagé les geôles de Robben Island avec le premier président noir de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela (1918-2013). Sans coup férir, il a réuni les parrainages de cinq fédérations nécessaires pour le dépôt de sa candidature au comité électoral de la Fifa.

Proche de grands noms du football mondial, ce Sud-Africain âgé de 62 ans, ancien membre du comité de candidature de son pays à la Coupe du monde 2010 de football, a des atouts en mains, dont le soutien de l’Allemand Franz Beckenbauer, mais aussi celui de la Fédération allemande de football, etc.

Même si Beckenbauer, ancien défenseur et entraîneur de l’Allemagne, ancien membre du comité exécutif de la Fifa, est dans le collimateur du comité éthique de l’instance mondiale, qui a suspendu pour 90 jours Sepp Blatter et Michel Platini, il fait partie des grandes personnalités du football mondial.

Sans être membre de la Fifa, le Sud-Africain a déjà un pied dans l’instance mondiale en tant que membre du comité Palestine-Israël et militant de la lutte contre le racisme.

Son passé de combattant antiapartheid polit bien son image d’homme d’affaires, même s’il attend encore d’avoir le soutien officiel de la Confédération africaine de football (CAF), qui réunit 54 fédérations.

Tokyo Sexwale, qui a entamé sa campagne par un engagement à instaurer la transparence au sein de la Fifa, va participer à une élection où les favoris ne sont pas légion. Le Français Michel Platini, le candidat que les médias occidentaux donnaient favori, court vers le forfait.

Malgré ses atouts, Tokyo Sexwale a le défaut de ne pas connaître les arcanes de la Fifa, contrairement à certains candidats comme Jérôme Champagne et le président de la Confédération asiatique de football, le cheikh Salman, de Bahreïn.

Un autre impair pour Sexwale : même si l’Afrique compte 54 fédérations nationales de football, une bonne partie des finances de la Fifa provient de l’AFC - le sigle anglais pour la Confédération asiatique de football – dont les grands sponsors inondent de dividendes l’instance chargée du football au niveau mondial, lors de ses grandes compétitions. Ils sont des partenaires institutionnels de la Fifa.

En tant qu’ancien membre du comité de candidature sud-africain pour la Coupe du monde 2010, Sexwale peut faire partie des personnalités visées par les juridictions internationales. Y compris la justice américaine, qui a déjà mis la main sur d’anciens plénipotentiaires de la Fifa.

Des médias citant la justice américaine annoncent que le comité de candidature sud-africain aurait payé 10 millions de dollars – environ cinq milliards de francs CFA - pour obtenir l’autorisation d’organiser la compétition, au détriment du Maroc, qui était candidat.

Le comité représentant l’Afrique du Sud reconnaît avoir versé 10 millions de dollars, tout en niant que cette somme ait servi à payer des pots-de-vin.

L’argent a servi à financer le développement du football dans les Caraïbes, selon les Sud-Africains.

Par ailleurs, Tokyo Sexwale peut bénéficier de l’échange de bons procédés entre l’AFC et la CAF, notamment dans l’organisation des compétitions officielles. Le hic, c’est que des médias internationaux ont récemment fait état d’un rapprochement entre l’Europe et l’Asie.

Des observateurs ont révélé un voyage express du secrétaire général de l’UEFA, Gianni Infantino, à Doha (Qatar), avant la présentation de sa candidature.

Quelles significations faudrait-il accorder à ce voyage du responsable suisse, dont la candidature est présentée comme un plan B de l’UEFA ? Son voyage a lieu au moment où l’instance européenne de football commence à comprendre que les chances de Michel Platini de devenir président de la Fifa se sont amoindries.

Tout compte fait, Sexwale, l’un des candidats africains à cette élection, avec le Libérien Musa Bility, a beaucoup de chances de devenir le premier président africain de la Fifa, surtout s’il obtient l’onction de la CAF.

Son élection marquerait un grand tournant dans le football mondial, après l’intérim de Sepp Blatter assuré par Issa Hayatou et la réussite de la Coupe du monde 2010, la première organisée en terre africaine.
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