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Le CNRA déplore "la complaisance das l’évocation de la souffrance humaine"
Publié le mercredi 21 octobre 2015  |  Agence de Presse Sénégalaise
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© aDakar.com par DF
Le CNRA présente son nouveau système de monitoring
Dakar, le 29 Avril 2014- Le Conseil national de régulation et de l’audiovisuel (CNRA) a présenté mardi son nouveau système de monitoring qui va lui permettre d’assurer le suivi quantitatif et qualitatif des programmes diffusés dans les services télévisuels et radiophoniques opérant sur le territoire national.




Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) déplore dans son dernier avis trimestriel les atteintes à la dignité de la personne humaine ou encore ‘’une certaine complaisance dans l’évocation de la souffrance humaine’’.

De nombreuses chaînes de radio et surtout de télévision ont manqué à certaines de leurs responsabilités en ‘’portant atteinte à la dignité de la personne humaine, comme ce fut le cas avec la diffusion d’images de violences sur le procès Hissène Habré’’, mentionne l’organe de régulation dans son avis transmis à l’APS, mardi.

Le CNRA relève le non respect de la privée des invités, la diffusion ‘’des propos diffamatoires ou injurieux (…)’’, ou encore ‘’une certaine complaisance dans l’évocation de la souffrance humaine, comme par exemple la publication dans la presse et la diffusion à la télé et sur les sites d’information d’images insupportables du drame survenu à Mina pendant le pèlerinage à la Mecque 2015 qui ont heurté l’opinion’’.


L’organe de régulation déplore aussi ‘’la promotion de partenaires commerciaux (…) la confusion entre l’information et le divertissement (…) la publicité pour des produits ou services nuisibles à la santé ou non conformes aux exigences de la décence ou de la vérité et susceptibles d’induire en erreur le consommateur ou d’éveiller chez lui de fallacieux espoirs’’’.


Dans son avis, le CNRA rappelle au journaliste qu’il ‘’doit être conscient de ses responsabilités politiques et sociales vis-à-vis de la société tout en répondant au droit du public à l’information’’.


‘’Il est le seul habilité à animer les programmes d’information et il lui revient de les présenter dans la forme et dans les termes conformes à sa mission. La diffusion de propos injurieux et diffamatoires engage sa responsabilité. Le journaliste doit s’abstenir de prendre part à une publicité commerciale’’, rappelle l’avis.


Le CNRA met également en exergue l’importance du journaliste ‘’dans la conduite des débats’’.


‘’Beaucoup d’observateurs et d’usagers ont déploré que des journalistes ou des animateurs faisant office de journalistes, aient oublié qu’ils doivent, en toute circonstance, garder la maîtrise de l’antenne ou qu’ils se soient dispensés de la rétablir lorsqu’elle était menacée’’, indique l’avis.


Selon le CNRA, des émissions ont démontré que ‘’la passivité voire la complaisance des journalistes pouvaient servir à attiser une verve destructrice et prêter à des abus de langage’’.


Face à ces manquements de la part des éditeurs et des journalistes, le CNRA appelle tous les acteurs du paysage audiovisuel sénégalais à ‘’entreprendre une véritable révolution des esprits et des comportements parallèlement à la révolution numérique qui s’amorce’’.


Il invite les éditeurs et diffuseurs à ‘’poursuivre et améliorer leur équipement technique de façon à faciliter le contrôle des émissions qu’ils diffusent, en se dotant d’un système de retardement de la voix, comme l’exige du reste l’article 10 la loi portant création du CNRA’’.


Ils doivent également ‘’renforcer la gestion de leurs programmes en s’attachant les services d’un responsable des programmes et en mettant en place, la commission de visionnage prévue par les cahiers des charges qui permet la classification des programmes, la mise en place d’une signalétique et une meilleure protection des enfants et adolescents’’.


Le CNRA invite les éditeurs et diffuseurs à ‘’assurer un meilleur encadrement des émissions en direct ou de téléréalité’’ et à ‘’contenir la publicité dans des limites telles qu’elle ne serve pas à promouvoir des produits faisant l’objet d’une interdiction légale ou réglementaire, ou à faire des enfants des prescripteurs des produits dont elle est l’objet’’.


Pour l’organe de régulation, les journalistes doivent être confortés ‘’dans leurs prérogatives de maîtres de l’antenne et leur devoir de recourir à des sources diversifiées et crédibles’’.
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