Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aDakar.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Changement climatique : Macky Sall, porte-parole de l’Association des maires francophones
Publié le mardi 15 septembre 2015  |  Le Quotidien
Sommet
© aDakar.com par DR
Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Dakar
Dakar, le 12 septembre 2015 - Un Sommet extraordinaire de Communauté Économique des États de l`Afrique de l`Ouest s`est tenu Dakar. Huit chefs d`État étaient du rendez-vous pour parler de la sécurité. Photo: Macky Sall, président de la République du Sénégal




Au terme de deux jours d’échanges et de réflexions sur des stratégies de lutte contre les conséquences du changement climatique, les élus locaux qui ont pris part au séminaire sur le climat ont finalement élaboré un plaidoyer qui tourne autour de 27 points. Dans ce document qui sera remis au Président Macky Sall, qui portera la parole des collectivités locales du Sud à la conférence de Paris sur le climat, il est demandé «l’implication systématique des collectivités locales et les communautés, d’amont en aval, dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de toutes les initiatives relatives aux questions climatiques et connexes».

Les collectivités locales veulent être des partenaires de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. C’est la volonté des maires qui ont pris part au séminaire international sur le climat tenu à Dakar. Dans un document de 10 pages, ils ont fait un plaidoyer adressé à l’Etat et aux partenaires pour venir à bout de ce problème. Dans ledit document, on explique que «la stratégie de l’Association internationale des maires francophones (Aimf) repose en partie sur un plaidoyer en faveur des autorités locales quant aux capacités politiques que représentent les élus locaux dans la mobilisation des communautés dans la lutte contre le changement climatique». Ainsi pour eux, «l’urgence et l’ampleur des dégâts climatiques sur l’avenir de l’humanité exigent un nouveau partenariat universel autour de problèmes qui dépassent les contingences scientifiques, politiques et commandent l’implication de toutes les forces vives et les leaders d’opinion de toutes catégories et toutes obédiences». C’est en ce sens que les collectivités locales ont plaidé pour une nouvelle manière de faire afin qu’elles soient des partenaires au premier plan dans cette lutte. Dans leur diagnostic, les maires ont constaté que «la place centrale prévue pour les collectivités dans les textes en vigueur en matière d’implication dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques n’est pas toujours occupée par ces dernières de façon pratique sur le terrain». Cela, «à cause des réflexes centralisateurs au niveau supérieur, du déficit de moyens techniques et financiers et du faible niveau de sensibilisation et de renforcement des capacités des pouvoirs locaux et des groupements communautaires». «Les conflits de compétences et de préséance exacerbés par les rivalités politiques sont de nature à saper l’efficacité de la mutualisation des efforts entre l’Etat et ses démembrements que sont les collectivités locales», a-t-on signalé.

Plaidoyer de 10 pages
Dans le document remis au chef de l’Etat Macky Sall, qui portera la voix des collectivités locales du Sud à la Cop 21 prévue en décembre à Paris, les maires ont demandé «l’implication systématique des collectivités locales et les communautés, d’amont en aval, dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de toutes les initiatives relatives aux questions climatiques et connexes». De même, ils demandent à l’Etat d’apporter «les rectificatifs nécessaires à la formulation d’une telle exigence de gouvernance concertée, inclusive et holistique dans les textes législatifs et réglementaires en vigueur». Dans ce plaidoyer qui tourne autour de 27 points, il est aussi réclamé «la création d’une commission nationale de veille et d’alerte sur le climat». Ainsi que «l’adoption de la loi sur le littoral pour une gestion intégrée de cet espace». Par ailleurs, les élus locaux souhaitent la promotion de leur «rôle politique par un appui de la part de l’Etat permettant à la voix des autorités locales d’être mieux entendue». «De sorte que leur manière de faire pragmatique et consensuelle soit mieux prise en compte à travers les grands débats internationaux et leurs contacts directs avec les grandes institutions internationales pour une meilleure mobilisation de leurs capacités de lutte contre le changement climatique». En outre, les maires se sont engagés pour leur part à se mettre ensemble «par la création de cadres de concertation et d’actions communes et combinées afin de surmonter les limites objectives sur l’état et les conséquences du changement climatique». Ils ont également pris l’engagement «d’élaborer des projets mixtes combinant la lutte contre le changement climatique et certaines de leurs conséquences directes sur la vie des acteurs de territoires et qui bénéficient déjà d’importants financements, notamment dans les domaines de la santé, l’agriculture et les migrations».
Commentaires