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Conséquences après la furie de la mer : La houle emporte quatre pêcheurs
Publié le vendredi 4 septembre 2015  |  Le Quotidien
Sécurite
© Autre presse par DR
Sécurite en mer : Sept pêcheurs portés disparus en quinze jours




C’est la tristesse et la désolation chez les pêcheurs de Mbour qui ont vécu une journée terrible hier après le passage de la houle. Au quartier Golf, les traces de cette violence sont très visibles. On fait l’inventaire des dégâts : 4 personnes ont disparu, plus d’une dizaine de maisons sont sous les eaux et plus de 10 pirogues ont subi la furie des vagues. «Parmi ces pirogues, il y a en 4 qui coûtent plus de 5 millions de francs Cfa», raconte Adama Sall, le président du quai de pêche de Mbour.

Face à cette situation, le directeur des Pêches a été dépêché hier par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime pour s’enquérir de la situation. Il a promis de s’investir pour que les disparus soient retrouvés. A Mbour, cette situation n’est pas nouvelle : L’année dernière, les pêcheurs avaient perdu beaucoup de pirogues du fait de la houle. Selon cet habitant, cette situation dure depuis des années : «Nous sommes très exposés à cette situation. Dès que la mer est en furie, le trop-plein déborde dans nos maisons. Cela a poussé bon nombre de personnes à quitter les lieux. Nous demandons à l’Etat de nous venir en aide, car la situation est intenable.»
Faux, rétorque la mairie de Mbour. Selon elle, ces habitants ont été sommés de quitter les lieux. Et pour les éloigner de ce quartier, des parcelles leur ont été distribuées : «Chaque année, on assiste à cette situation, la mer qui déborde et envahit les maisons. Pour éviter le pire, la mairie de Mbour a donné des parcelles à deux reprises à ces habitants, mais ils attendent la saison sèche pour venir s’installer sur les lieux pour réclamer ensuite des parcelles. Il faut que cette situation cesse. Du fait du changement climatique, il est presque impossible d’habiter dans ce quartier dont une bonne partie est engloutie par les eaux.» Les pontons, réalisés au niveau des hôtels, sont indexés comme étant un facteur aggravant. Car le courant déverse cette eau dans ces quartiers qui est trop proche de Saly.
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