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Seuls cinq Tchadiens dont Habré étaient visés par le Procureur des CAE (ministre tchadien)
Publié le jeudi 23 juillet 2015  |  Agence de Presse Africaine
Ouverture
© AFP par SEYLLOU
Ouverture du procès de Hissène Habré
Dakar, le 20 Juillet 2015 - Le procès de l`ancien président tchadien Hissène Habré s`est ouvert, ce matin, à Dakar. L`ancien chef d`État réfugié au Sénégal depuis 1990 est jugé pour "crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture".




Cinq Tchadiens dont Hissène Habré, ancien chef de l'Etat (1982-1990) étaient visés par le réquisitoire de Mbacké Fall, Procureur général des Chambres africaines extraordinaires ( Cae ), a affirmé mercredi à Dakar, Hassan Sylla Bakari, ministre de la communication.

Le porte-parole du gouvernement tchadien qui donnait un point de presse a ainsi réfuté la thèse selon laquelle six personnes étaient visées par les CAE.

"Seules cinq personnes dont Habré étaient visées par le réquisitoire du Procureur général des Cae. Parmi elles, seul Habré devra répondre devant la cour d'assises, les autres n'y étant pas renvoyées faute d'être inculpées. Et Idriss Déby Itno ne fait pas partie de ces personnes qui étaient visées, lui-même ayant perdu 11 membres de sa famille pendant le règne de Habré", a notamment dit M. Bakiri.

Le procès de Habré a été ajourné au 7 septembre 2015, soit 24 heures après son ouverture le 20 juillet. Il est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, et torture.

Selon une commission nationale d'enquête du Tchad, son régime a fait plus de 40.000 victimes.

"C'est pourquoi, ce procès est important pour l'Afrique et pour l'humanité. Ce qui fait que le Tchad a déboursé 2 milliards de francs cfa pour la tenue dudit procès",a indiqué Hassan Sylla Bakari, accusant Habré être parti de Ndjamena avec plus de huit milliards de FCFA.

Répondant à une interpellation sur la non présence de Déby au procès, il a dit que ce dernier était Chef d'état major général des armées du Tchad et ne faisait pas partie ni de près ni de loin à la direction de la documentation et de la sécurité, la police politique de Habré.

"Ce procès n'est pas un règlement de compte. Nous avons promis une justice aux victimes et nous le ferons", a dit pour sa part Mahamat Issa Halikimi, ministre de la Justice et des droits de l'homme du Tchad.
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