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Suppression des heures supplémentaires : Les fonctionnaires créent un nouveau syndicat
Publié le vendredi 10 juillet 2015  |  Le Quotidien
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© aDakar.com par DF
Le gouvernement réforme les IPM pour vulgariser l`assurance maladie
Le gouvernement a réformé les textes encadrant le fonctionnement des institutions de prévoyance maladie (IPM) au sein des entreprises, dans le but de vulgariser l`"assurance maladie obligatoire", a annoncé le ministre de la Fonction publique, Mansour Sy, mardi à Dakar. Photo: Mansour Sy, ministre de la Fonction publique




Réunis autour de l’Union des syndicats de l’Administration centrale, des agents de la Fonction publique ont décidé de se faire entendre pour dénoncer l’attitude des autorités qui veulent faire croire aux populations qu’ils absorbent l’essentiel de la masse salariale du Sénégal. En conférence de presse hier, les membres de ce nouveau cadre syndical estiment que les coupables sont ailleurs.

Les agents de l’Administration sénégalaise ne veulent plus être stigmatisés. Réunis autour de l’Union des syndicats de l’administration centrale, ces fonctionnaires dénoncent le discours des autorités étatiques qui veulent «nous mettre en mal avec la population». Selon les membres de ce cadre syndical, certains ministres passent tout leur temps à tirer à boulets rouges sur les fonctionnaires en soutenant qu’ils absorbent une bonne partie de la masse salariale et perçoivent des heures supplémentaires indues. Selon Mansour Fall, secrétaire général du Syndicat des inspecteurs et contrôleurs du travail et de la sécurité sociale (Sictrass) et membre de ce cadre, «c’est totalement faux de dire que la masse salariale est absorbée par les fonctionnaires». «Tous les politiques tiennent le même discours, ils disent que les fonctionnaires nous coûtent…. Ils devront faire face à nous pour dire aux Sénégalais que les fonctionnaires sont les piliers de la Nation. C’est désolant de constater que les politiciens recrutent dans l’Administration des clients politiques», a-t-il déploré. D’après M. FaIl, il «faudrait que le président de la République sache que ceux qui sont dans l’Administration ne sont pas tombés du néant». Selon lui, s’il y a un problème dans l’Administration au Sénégal, il faudra le chercher dans les contrats spéciaux dont «on use et abuse» sans respect des règles et aussi la multiplication des agences qui gonflent la masse salariale. «On est en train de l’induire en erreur en lui faisant croire que les fonctionnaires sont à l’origine des dysfonctionnements et qu’ils absorbent la moitié de la masse salariale», a-t-il fait savoir.

Embouchant la même trompette, Moctar Dabo, secrétaire général du Syndicat national des cadres et employés de l’Administration publi­que (Synecap), estime qu’il faut aussi fustiger «les cumuls de fonctions». «Au Sénégal, il y a des gens qui ne sont pas agents de l’Administration qui peuvent avoir, à travers les cumuls de fonctions, 12 à 15 millions par mois. Parce qu’ils sont Prési­dents de conseil d’administration (Pca) quelque part, administrateurs et en même temps ils sont membres d’un Conseil économique et social avec des avantages», a-t-il déclaré.

Création de l’Union des syndicats de l’Administration centrale
Parlant de cette masse salariale, les syndicalistes soutiennent que le Sénégal n’a pas encore atteint le critère de convergence, c’est-à-dire les 35% de recettes fixés par l’Uemoa. «Nous avons la vérité des chiffres parce que nous sommes au cœur du système, de toutes les façons on attend les résultats de l’audit. Ce qui est paradoxal, c’est qu’à chaque fois, la publication des résultats de l’audit est renvoyée aux calendes grecques, ils avaient dit le 31 décembre, ils l’ont repoussée», ont-ils dit.
Ces syndicalistes mettent ainsi en garde les autorités qui auraient décidé de revoir à la baisse, certaines indemnités dans la Fonction publique. «Nous avons entendu le ministre du Budget dire qu’on va mener une étude sur la masse salariale, certaines indemnités vont être revues à la baisse, c’est inadmissible, ça ne se passera pas au Sénégal. Un avantage acquis ne se remet pas en cause. Nous n’écarterons aucune forme de lutte pour faire valoir nos droits», ont-ils menacé.
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