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Amadou Gaye (président de la Fédération nationale des boulangers): ‘’Le bénéficiaire de cette guerre reste le consommateur’’
Publié le mercredi 1 juillet 2015  |  Enquête Plus
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© aDakar.com par DF
Des boulangeries équipées pour la valorisation des céréales locales
Dakar, le 06 Février 2015 - La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) a reçu, vendredi à Dakar, 150 pétrins d’une valeur de 450 millions de F Cfa pour l’incorporation des céréales locales dans la panification et les viennoiseries. Photo: Amadou Gaye, Pdt Association des boulangers




La guerre des meuniers s’exporte dans le sous-secteur de la boulangerie. Les boulangers, qui sont leurs principaux clients, se mènent aussi une concurrence sans merci. C’est du moins ce qu’a révélé le président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS). Selon Amadou Gaye, on assiste aujourd’hui à une concurrence entre les boulangers. Il explique cette rivalité par le fait que les boulangeries qui disposent de suffisamment de moyens achètent directement chez les industriels à des prix relativement bas.

De ce fait, ils ont la possibilité d’augmenter et d’embellir le poids de leur pain, en passant de 190 grammes le poids actuel à 210grammes. Ainsi, les petits boulangers sont aussi obligés de suivre cette tendance s’ils veulent avoir des clients. Dans cette guerre, le plus grand bénéficiaire reste, selon Amadou Gaye, le consommateur. Ce dernier qui est libre de faire son choix a maintenant la possibilité d’avoir un pain de qualité avec un poids supérieur à 190 grammes et au même prix.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, certaines boulangeries tirent aussi profit de cette guerre entre les meuneries, si l’on en croit le président de la FNBS. En plus de l’augmentation du poids de la baguette de pain, la baisse du prix du sac de farine de 50 kilogrammes a atténué, selon M. Gaye, la cascade de fermeture des boulangeries. ‘’Quand les prix étaient à 18 000 F voire plus, on assistait à une fermeture de 4 boulangeries voire plus en un mois. Quand les meuniers qui avaient noué ‘’une entente bête’’ sont aujourd’hui en concurrence, cela a fait que certaines boulangeries qui étaient dans une dynamique de fermeture se sont stabilisées’’, informe-t-il. Toutefois, même s’il se réjouit de ‘’cette bonne guerre’’ qui a permis de stabiliser le secteur, il reste toutefois inquiet du sort des industriels qui, à la longue, risquent de mettre la clé sous le paillasson.
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