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Rapport de l’IGE : Le Pm annonce des poursuites
Publié le samedi 27 juin 2015  |  Le Quotidien
Le
© aDakar.com par A. Seck
Le Pm et son gouvernement en séance question/réponse à l`Assemblée nationale
Dakar, le 12 Mars 2015 - Le Premier et son gouvernement ont fait face aux députés pour évoquer les questions d`actualité. C`était la première fois qu`une telle rencontre a lieu dans l`Assemblée nationale. Photo: Mouhamed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre du Sénégal




Si des personnes ont pu reculer le mur de l’aéroport de Dakar, c’est parce qu’il y a eu des complicités à plusieurs niveaux. Le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo a expliqué hier aux députés qu’il y a plusieurs personnes qui sont impliquées dans ce scandale.

Face aux députés hier, le ministre des Transports aériens a été dessaisi du dossier de la démolition des maisons qui jouxtent le mur de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à la hauteur de la Cité Tobago. Le Premier ministre a préféré se référer au ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique pour répondre à la question. Abdoulaye Daouda Diallo a reconnu une «conjonction de circonstances» dans une zone qui «ne concerne pas la Cité Tobago». Selon le ministre, l’enquête menée par ses services lui a révélé «un morcellement fait par des notables lébous», un autre réalisé par «les agents de l’Ad­ministration en complicité avec des jeunes de Yoff» et un troisième par «des agents de l’administration». Des parcelles de «300m²» y ont été vendues à «2 millions de francs Cfa».
D’après le ministre, aucun parmi les acheteurs n’a pu brandir un titre de propriété. Selon le décompte officiel, les démolitions ont concerné 437 parcelles. «Cer­tains ont poussé le toupet jusqu’à casser le mur de l’aéroport», a-t-il déclaré. Par conséquent, «l’Etat ne pouvait pas rester les bras croisés vu la menace qui planait sur la sécurité de la piste d’atterrissage».
Revenant sur cette question, le Premier ministre a informé que sur les 437 parcelles concernées, «75% des maisons étaient à l’étape des fondations». M. Dionne d’ajouter que seules huit familles habitaient la zone au moment des démolitions. Le chef du gouvernement poursuit que des «sommations de quitter» leur ont été servies. «Elles devront partir après le mois de ramadan». Mais le Premier ministre indique avoir reçu une lettre de ces huit familles demandant «un délai minimal de deux mois». Il ne compte donner une suite favorable à cette requête. «Les familles sont invitées à quitter… », a-t-il insisté.

Suite judiciaire du rapport de l’IGE
Les mis en cause peuvent trembler
«Ce matin (hier), j’ai signé des lettres pour m’assurer du suivi des instructions du président de la République par rapport au rapport de l’Ige (Inspection générale d’Etat). Instruction est donnée au Garde de sceaux de poursuivre. Et ce sera fait.» C’est en termes que le Premier ministre a répondu hier à la députée Aïssatou Diouf, à l’occasion de la session parlementaire consacrée aux questions d’actualité. «Le Président Macky Sall a dit et répété qu’il ne protégera personne», a-t-il insisté. Dès lors, les directeurs généraux et autres autorités épinglés par les vérificateurs de l’Ige peuvent s’attendre à des convocations émanant du Parquet général, le maître des poursuites placé sous la tutelle du ministère de la Justice. Cette option du gouvernement vient rompre avec l’absence de suites judiciaires qui a caractérisé les derniers rapports de l’Ige. D’aucuns ont commencé à s’interroger sur leur utilité.
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