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Faute de pièce d’état civil : 50 000 apprenants risquent une année blanche
Publié le mardi 2 juin 2015  |  Le Quotidien
élève
© Autre presse par DR
élève dans une école primaire de la ville de Dahra




Un enfant qui ne dispose pas de pièce d’état civil n’existe pas juridiquement et ne peut jouir de tous ses droits. Plus de 50 000 enfants en classe de Cm2 ne disposant de pièce d’état civil risquent de ne pas passer le concours d’entrée en 6ème et le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Le coordonateur de la Cosydep demande à l’Etat, de leur accorder une dérogation pour permettre à ces enfants de faire leurs examens et aussi de prendre des mesures pour régler ce problème définitivement.

50 000 élèves en classe de Cm2, répertoriés sur l’étendue du territoire, risquent de passer une année blanche cette année faute de pièce d’état civil. L’alerte est lancée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep). Rien que dans les régions de Tambacounda, Kédougou et Matam, la Cosydep, qui faisait sa tournée dans le cadre de l’approche les amis de l’école, a dénombré dans ces trois académies, près de 5 000 apprenants en classe de sixième, sans pièce d’état civil. «L’école les a gardés pendant 6 ans sans qu’aucune mesure n’ait été prise pour corriger cette anomalie», fustige Cheikh Mbow, coordonnateur de la Cosydep.

Cette organisation de défense de l’école publique sénégalaise, qui dénonce cette «négligence», donne ainsi en exemple le cas de Hawa, petite fille de 12 ans, brillante, trouvée dans sa classe à Matam et qui dit toute sa peine et sa tristesse de ne pas faire partie des candidats au Cfee et au concours d’entrée en 6ème, parce que ne disposant pas de pièce d’identité. Ainsi, la Cosydep, par la voix de son coordonnateur Cheikh Mbow, demande à l’Etat du Sénégal de faire tout pour que ces enfants puissent être autorisés à composer et que le gouvernement saisisse cette occasion pour que désormais toute naissance soit enregistrée. «L’Etat doit s’appuyer sur l’expérience de certaines Ong qui ont travaillé et enregistré des succès dans l’enregistrement des naissances dans les zones reculées», conseille Kader Diop, chargé de programme de la Cosydep.
Le président de la Fédération nationale des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (Fenapes), pour sa part, avait écrit une lettre au ministre de l’Education nationale pour que ces élèves puissent avoir une dérogation et composer, mais jusqu’à présent, «il n’y pas de réponse claire de la part de Serigne Mbaye Thiam», indique le président de Fenapees.
Le représentant du directeur de l’Enseignement élémentaire, présent à cette conférence de presse, a quant à lui, réitéré l’engagement du ministre à régler ce problème. Il estime qu’il y a une réelle volonté de la part du gouvernement de gérer cette difficulté qui traverse toutes les régions. D’ailleurs, le thème de la semaine de l’école de base, qui s’ouvre ce lundi, porte sur cette problématique. Déjà, «c’est un pas vers la solution ; le ministère est à Kédougou où le problème se pose avec acuité. Quand le ministre s’imprégnera de façon effective de cette situation, il prendra des décisions. C’est une question qui va se traiter au niveau du gouvernement, puisque la question concerne le ministère de la Justice. Mais dans le cadre de la solidarité gouvernementale, c’est sûr que les ministres en charge de cette question vont trouver des solutions et permettre à ces enfants du Sénégal de pouvoir disposer de cette pièce, qui leur permet de faire l’entrée en sixième et le Cfee», témoigne le représentant du directeur de l’Enseigne­ment élémentaire.
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