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2migration clandestine: Amsatou Sow Sidibé dénonce la léthargie des Ong africaines
Publié le mercredi 6 mai 2015  |  Sud Quotidien
Amsatou
© Autre presse
Amsatou Sow Fall ministre conseiller du président de la République.




La présidente du Réseau Dialogue Sécurité en Afrique (DSPAIX AFRIQUE), Amsatou Sow Sidibé, a dénoncé hier, lundi 4 Mai à Dakar, avec sa dernière énergie, le phénomène de l’émigration clandestine et la léthargie des organisations Africaines comme la CDEAO et l’UEMOA. Elle s’exprimait lors d’un forum sur le thème «Halte à l’émigration clandestine, non aux crimes collectifs».

L’ancien professeur de droit civil à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, lors de ce forum, s’est dit surprise de la léthargie des organisations africaines comme la CDEAO, l’UEMOA, la CEAC. «Nous constatons que même l’Union Européenne s’est réunie et a identifié des solutions à ce drame, malheureusement tel n’est pas encore le cas en Afrique. Aucune rencontre pour analyser et trouver des remèdes à cette catastrophe humanitaire n’est notée», dénonce-t-elle.

Mme Sidibé estime alors que c’est l’échec des politiques africaines qui est la cause. «Notre système éducatif, économique et notre politique d’emploi n’ont pas permis de trouver une réponse au chômage et à la prise en charge des jeunes. Dans ce contexte, les dirigeants ne devraient pas ignorer l’un des effets de la mondialisation qui est le partage de l’information. Ainsi, leur silence et leur immobilisme face au drame de l’émigration sont plus que troublants», a-t-elle martelé.

Elle a par ailleurs souligné que cette situation est l’échec de la mondialisation qui ne se traduit pas par une solidarité agissante en piétinant ses propres règles d’organisation. «Quid des familles ? Elles sont aussi responsables car généralement celles-ci octroient les moyens à leurs enfants pour partir à l’aventure», se désole-t-elle. Pour le professeur, le pire dans cet acte particulièrement douloureux et néfaste assimilable à l’esclavage, est qu’il vide le continent de ses bras aptes à promouvoir son développement. «Ça mérite une attention particulière», pense-t-elle.

La directrice de la place du Souvenir, Mme Adja Khady Sy Ba, pour sa part, invite la société à faire preuve d’indulgence à l’endroit des jeunes qui n’ont pas encore de quoi entretenir leur famille. «Beaucoup de jeunes s’adonnent aujourd’hui à l’émigration parce qu’ils n’ont pas d’autres alternatives. Ce sont leurs propres familles qui les y poussent en les minimisant ou en leur faisant comprendre qu’ils n’ont aucune utilité car n’arrivant pas à construire de belles villas ou à avoir de belles voitures comme le fils de l’autre. Un stress qu’ils ne pourront plus supporter à la longue», dit-elle.

Le chef de bureau de l’organisation international pour l’émigration au Sénégal, Mme Jolind Séne, explique que pour ce weekend, «plus de 5800 migrants on été sauvés aux larges des côtes italiennes, plus de 1750 décès enregistrés depuis janvier dernier, toutes les nationalités confondues, et près de 1200 sénégalais reçus en Italie entre janvier et mars», a-t-elle confirmé. Ce forum a servi d’occasion au DSPAIX pour faire un projet de mémorandum dans lequel il invite les chefs d’Etat de l’Union Africaine à définir une politique migratoire précise. Et à faire une déclaration solennelle d’engagement pour y faire face. Le réseau interpelle aussi la communauté internationale à faire preuve de plus de solidarité, dans un esprit de partenariat et de complémentarité dans un monde devenu global.
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