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Les travailleurs de Senegal Airlines séquestrent leur DG
Publié le mercredi 15 avril 2015  |  Le Quotidien




Les délégués du personnel de Senegal Airlines, qui réclament cinq mois d’arriérés de salaire, ont assiégé hier, à l’issue de leur Assemblée générale, le bureau du directeur général de ladite compagnie, Mayoro Racine. Selon eux, la direction est responsable de la situation qu’ils traversent faite de drame et de souffrance.

Le torchon brûle entre le personnel de Senegal Airlines et la direction de la compagnie aérienne. A l’issue de leur Assemblée générale tenue hier, les délégués du personnel, après une marche effectuée jusqu’à l’Agen­ce nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), ont assiégé le bureau du directeur général de la compagnie, Mayoro Racine. Sur place, Mous­tapha Diakhaté et ses camarades, munis de brassards rouges, ont étalé leurs doléances. Le coordonnateur des délégués s’adresse au Dg en ces termes : «Vous (Mayoro Racine : Ndlr) savez très bien que nous ne pouvons pas accepter que les gens travaillent dans le transport aérien sans qu’ils puissent être payés parce que nous sommes dans un secteur stratégique et pour des raisons de sécurité. Aujourd’hui, vous devez faire en sorte que l’Etat qui vous a mis ici soit conscient que nous sommes fatigués, affalés. Et ça ne peut plus continuer, de rester cinq à six mois sans salaire. Les gens viennent travailler tous les jours et l’employeur n’a pas respecté ses engagements.» M. Diakhaté et Cie, qui considèrent que le paiement des salaires est un préalable, accusent la direction de la compagnie d’être l’unique responsable de la situation qu’ils traversent. La direction générale de Senegal Airlines, informe Moustapha Diakhaté, a fait de mauvais choix qu’elle doit assumer. «Et les responsables méritent des sanctions. L’argent qui devait payer les salaires a été mis sur le compte de l’exploitation des avions. On peut faire des sacrifices à condition que les avions volent. Et vous ne pouvez pas parler de plan de sortie de crise tant que vous ne payez pas les salaires», soutient le délégué, avant de faire savoir qu’ils réclament aussi une prise en charge correcte de la compagnie.

«Nous ne voulons plus de discours»
Mayoro Racine a, quant à lui, indiqué que l’Etat, le Conseil d’administration et les bailleurs de fonds ont demandé à ce que la compagnie puisse être viable. Sur la question des salaires, le directeur général de Senegal Airlines rassure : «L’Etat s’est engagé à vous donner des salaires. Et je me suis engagé à suivre cette action jusqu’au bout. Donc, nous devons quelque part l’accompagner pour qu’il puisse régler tout ce qui est lourdeur administrative. Il s’agit de régler le problème de manière structurelle. C’est ce à quoi nous nous attelons. Et nous le faisons d’arrache-pied.» Ces délégués, qui ne veulent pas entendre les promesses du directeur de la compagnie, lui ont coupé la parole. Pour Moustapha Diahkaté, les choses n’étaient pas très «dramatiques» . «Nous ne voulons plus de discours et nous l’avons dit au Dg de l’Anacim. Il y a même un de nos collègues dont l’épouse est décédée. Et il semblerait que c’est une mauvaise prise en charge liée à des problèmes économiques», informe-t-il.

Mayoro Racine, Dg de Senegal Airlines
«La compagnie traverse des moments difficiles»
Le directeur général de Senegal Airlines a reconnu hier, en marge d’une rencontre improvisée et forcée par les délégués, que la compagnie traverse des moments difficiles. Selon lui, cette situation est la conséquence d’une mauvaise gestion dont le pic est l’accumulation de plusieurs milliards de dettes. Fort de ce constat, il rappelle : «Je suis arrivé ici au moment où la compagnie accumulait plusieurs dizaines de milliards de dettes. Elle était vouée à la fermeture. Et je me suis battu, parce que ça était l’objet de mon premier combat, pour que les autorités sachent qu’elle est viable. Donc, elle doit rester et demeurer. Mieux, elle doit devenir la première compagnie ouest africaine en termes de notoriété.» En attendant, il faudra sortir de cette zone de turbulence.
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