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Ahmad Mohamed Ali Al-Madani Dr Honoris Causa : L’Ucad honore le président de la Bid
Publié le vendredi 10 avril 2015  |  Le Quotidien
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© Autre presse par DR
Dr Ahmed Mohamed ALI, Président de la Banque Islamique de Développement (BID)




Après Valéry Pécresse, le président de la Banque islamique de développement (Bid) a reçu hier le titre de Docteur Honoris Causa des mains du recteur de l’Ucad. Le récipiendaire s’est réjoui d’une telle distinction et a demandé au Sénégal ainsi que tous les pays de l’Afrique de l’Ouest à reposer leur modèle d’éducation sur le bilinguisme qui constitue le seul gage de développement.

C’est un Docteur Honoris Causa qui plaide l’éducation des enfants et le bilinguisme. Ahmad Mohamed Ali Al-Madani, président de la Banque islamique de développement (Bid), qui a été honoré hier, par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a insisté dans son discours sur les insuffisances notées dans certains pays d’Afrique subsaharienne dans ce secteur. Les taux de scolarisation sont encore bas alors que les taux d’échecs scolaires sont très élevés. Alors que dans ces pays une part importante du budget est allouée à l’éducation. Il constate amèrement que d’autres pays sont dévastés par le terrorisme et l’instabilité politique. Ce constat, relève le président de la Bid, montre que «l’école a failli à sa mission principale». «Celle d’éduquer de produire des hommes avec de bons comportements», regrette-t-il.

Selon le Saoudien, ces crises et défaillances sont liées à de multiples facteurs, mais «il ne faut, en aucun cas, occulter la part de l’école». Comptant sur l’éducation, pour un développement durable, la paix et la stabilité, Dr Ahmad Mohamed Ali Al-Madani préconise la refonte du système éducatif par l’enseignement bilingue. «Le Sénégal dispose d’un important patrimoine, pour ce qui est de l’enseignement de l’arabe et de l’islam. L’université de Pire est un fort bel exemple cité partout dans le monde», avance-t-il. Ce secteur fait, cependant, face à d’énormes problèmes. La question de la qualité de l’enseignement coranique et de la condition des enfants dans les daaras constituent aujourd’hui des sujets brûlants auxquels il faut trouver une solution. Même si le projet de modernisation des daaras a été soumis aux députés, il a essuyé un échec pour défaut de consensus.
Par ailleurs, le président de la Bid a félicité le Sénégal pour cet ambitieux projet. Mais, il souligne l’importance de mettre fin à la mendicité des enfants. «Nous continuerons à porter atteinte à la dignité humaine, tant que les enfants seront dans les rues. Tant que les écoles coraniques seront marginalisées et bafouées. Tant qu’elles ne recevront pas d’aide de l’Etat. Tant que les sortants se disputeront les petites opportunités d’emplois qui leur sont offertes», insiste le président de la Bid. Il appelle ainsi à promouvoir la justice et l’équité dans le système éducatif et à respecter le choix éducationnel des parents. La solution est la coexistence de deux systèmes complémentaires. «Les daaras sont aussi importants que les écoles françaises. Les enfants ne peuvent se soustraire aux riches œuvres en langue arabe produites par les grands soufis du Sénégal : Cheikh Malick Sy, Ahmadou Bamba, Cheikh Ibrahima Niass, El Hadj Omar Foutiyou Tall…», étaye Ahmad Mohamed Ali Al-Madani.
Dans la même veine, le recteur de l’Ucad Pr Ibrahima Thioub suggère la diversification des offres de formation. Il déclare : «L’ensei­gnement des langues nationales et de l’arabe, parallèlement au français sont une opportunité pour diversifier l’offre éducative.»
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