Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Senegal    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Sud Quotidien N° 6231 du 4/2/2014

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Promotion et sauvegarde des zones humides: Un document de politique nationale de gestion bientôt validé
Publié le mardi 4 fevrier 2014   |  Sud Quotidien




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Environ 2,5 milliards de personnes, en milieu rural, sont tributaires de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche ou de la chasse pour leurs moyens d'existence, donc des zones humides. C'est pour la promotion de la gestion intégrée de ses zones humides et de leurs ressources et de l'amélioration des conditions de vie des populations, que le gouvernement du Sénégal, avec l'appui de la Direction des Parcs Nationaux (Dpn), a élaboré une Politique Nationale de gestion des Zones Humides (Pnzh).

Sous peu, un document de Politique Nationale de gestion des Zones Humides (Pnzh), sera soumis au gouvernement puis présenté devant les représentations nationale et consulaire, après validation par l’ensemble des parties prenantes, dans les jours à venir. L’information a été donnée par Baidy Ba, Directeur de Cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable hier, lundi 3 février, venu présider le Forum scientifique organisé par la Direction des Parcs Nationaux (Dpn), en collaboration avec la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées (Damcp).

La rencontre a pour thème: «Zones humides et agriculture : cultivons le partenariat». En effet, selon Baidy Ba, «l’objectif de cette option politique est de promouvoir la gestion intégrée des zones humides et de leurs ressources et d’améliorer les conditions de vie des populations». Mieux, «les 12 livrables du processus d’élaboration de la Pnzh viennent d’être bouclés à travers une approche holistique qui a permis de prendre en compte la territorialisation des politiques publiques», a-t-il souligné.

Il faut par ailleurs, noter que le forum scientifique organisé par la Direction des Parcs Nationaux s’inscrive dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des zones humides (Jmzh), pour commémorer la signature de la convention de Ramsar (une ville iranienne) sur les zones humides, le 2 février 1971. Une occasion saisie par Baidy Ba pour mettre en lumière l’importance des zones humides pour l’agriculture, notamment parce que de nombreuses petites exploitations agricoles et familiales dépendent des sols, de l’eau, des plantes et des animaux que l’on retrouve dans les zones humides. Sur ce, il a déclaré que «cette célébration constitue une occasion de mettre en relief les interactions complexes entre l’agriculture et les zones humides».

Dans le même registre, le lieutenant-colonel Moustapha Ndèye, Directeur adjoint des Parcs Nationaux, a estimé que le Forum scientifique permettra «d’échanger sur l’importance des zones humides pour l’agriculture, mais aussi de conscientiser les populations sur les risques qui menacent ces sites». En effet, selon le Directeur Adjoint des Parcs Nationaux, «pour ceux qui font du maraîchage, ces zones humides sont extrêmement riches car on peut y avoir à boire, à manger et à se faire les poches». Il pense toutefois qu’au Sénégal, tout ce qui est grenier rizicole se trouve dans des zones humides. A titre d’exemple, la vallée du Fleuve Sénégal et la Casamance. Dans la même dynamique, il note qu’il y a beaucoup de zones humides à Dakar. Cependant «ces zones humides ne sont pas bien aménagées ou connaissent des difficultés d’aménagement et sont généralement confrontées à des problèmes de gestion de cette eau», a-t-il déploré.

2,5 milliards de personnes tributaires des zones humides en milieu rural

C’est pour cette raison qu’il prône une revalorisation des activités qui se font au tour de ces sites. A l’en croire, «l’élément moteur pour la mise en valeur de ces zones humides est naturellement l’agriculture, qui constitue un des éléments essentiels». En effet, il a été prouvé qu’au niveau mondial, environ 2,5 milliards de personnes, en milieu rural, sont tributaires de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche ou de la chasse pour leurs moyens d’existence.

Dans les pays en développement, l’agriculture est souvent le premier moteur de la croissance économique et apporte un revenu économique crucial aux ménages ruraux pauvres. C’est pourquoi Moustapha Ndèye considère que la pérennisation des ressources passe forcément dans la sauvegarde des habitats et qu’il faut développer «un réflexe qui va dans le sens de la valorisation et de la sauvegarde».

Pour rappel, la conservation des zones humides au Sénégal a débuté dans les années 70 avec la mise en place d’un réseau d’aires protégées qui avaient pour but de préserver les échantillons des écosystèmes naturels du pays. Cet engagement s’est confirmé avec la ratification en 1977 de la Convention de Ramsar et l’inscription successive de 4 sites (Parc Nationaux des Oiseaux du Djoudj et du Delta du Saloum, Réserves Spéciales de Faune de Gueumbeul et de Ndiaèl) comme Zones humides d’importance internationale.

Dans notre pays, la mise en œuvre de la Convention de Ramsar a été confiée à la Direction des Parcs Nationaux. L’intérêt porté sur la conservation des zones humides s’est renforcé à travers la Stratégie et le Plan National d’Action pour la Conservation de la Biodiversité.

 Commentaires