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Le Soleil N° 13100 du 25/1/2014

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Négociations gouvernement-centrales syndicales : La commission nationale examine les cahiers de doléance de 2013
Publié le samedi 25 janvier 2014   |  Le Soleil


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© Autre presse par DR
Mme le Premier ministre Aminata Touré


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Six commissions ont été mises en place par la commission nationale chargée des négociations autour des cahiers de doléances 2013, pour examiner les différentes revendications des centrales syndicales. Selon le ministre du Travail Mansour Sy qui a présidé la rencontre, le gouvernement a décidé d’activer le processus afin de traiter les revendications de façon systématique.
La commission nationale chargée des négociations autour des cahiers de doléance 2013 s’est réunie, hier, à la Primature, en présence des différents partenaires. A l’issue de la rencontre, le ministre du Travail qui a présidé la rencontre, a indiqué que la réunion s’est tenue dans une bonne ambiance. L’objectif, a-t-il dit, était d’examiner les cahiers de doléance des centrales syndicales déposées depuis le 1er mai 2013. Ces cahiers, a-t-il regretté, n’ont jamais été traités de « façon systématique ». Le gouvernement, dit-il, a décidé d’activer le processus afin de les traiter. Et que ce travail a démarré depuis le 1er mai dernier par une synthèse des cahiers de doléance faite par secteur d’activité. « Aujourd’hui, le travail a été recensé et organisé. Nous sommes mis d’accord pour stabiliser les cahiers de la Cnts qui va ouvrir les négociations au niveau national », a ajouté le ministre. Il précise que parallèlement à ces travaux, des négociations ont été entamées dans des secteurs comme la santé, l’éducation, les mines, l’énergie, le transport, etc.
Mansour Sy a précisé que les travaux de la commission nationale seront pilotés par la Coalition des centrales syndicales et le Front syndical. A cet effet, six commissions ont été mises en place pour l’examen des différentes revendications par secteur d’activité. « Nous avons mis sur pied un mécanisme qui nous permettra de gérer les questions et de pouvoir vider cette partie d’ici à février et faire des propositions concrètes au président de la République. Le 1er mai sera donc un moment de bilan », a laissé entendre le ministre, qui a rappelé les différentes initiatives prises par le gouvernement allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie et d’évolution des travailleurs. Il a cité, entre autres, la baisse de la fiscalité sur les salaires, celle sur les loyers, les travaux entamés sur les conventions collectives dans les secteurs du gardiennage, des médias, du nettoiement, etc.

Plusieurs accords non respectés
Sa conviction est que c’est à travers le dialogue social que des solutions pourront être trouvées. Et que l’Etat est prêt à étudier toutes les « revendications réalistes et réalisables » qui lui seront soumises. « Nous avons tiré les leçons du passé car nous avons hérité de plusieurs accords non respectés. Il faut solder le passif. C’est cela la continuité administrative. Nous prendrons les engagements que nous pourrons respecter et nos partenaires nous ont compris », a expliqué M. Sy. Pour le ministre, il ne sert à rien de signer des accords qui vont faire péricliter les entreprises ou les mettre en difficulté. « Quand les entreprises sont en difficulté, les travailleurs seront les premiers à en pâtir. La tâche d’un gouvernement qui veut créer des milliers d’entreprises est de consolider les acquis et d’accompagner les entreprises en difficulté », a insisté M. Sy. « On s’est accordé sur l’essentiel. Nous sommes satisfaits et prêts à enclencher le travail avec les partenaires sociaux. Ce sont des négociations qui vont s’engager et nous apprécierons au bout du compte », s’est réjoui Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la Cnts. Depuis deux ans, a-t-il déploré, nous n’avons pas négocié au Sénégal. Ce qui est important pour le travailleur, c’est l’amélioration de sa condition de vie et de travail. Pour sa part, le président du Comité national de dialogue social, Youssoupha Wade, a salué la qualité de la préparation de la rencontre. Selon lui, il y a plus de 350 points de revendication dépouillés et répartis entre différents secteurs.
Les différentes parties vont se retrouver en début février 2014 pour poursuivre les négociations. Pour ce faire, les différentes parties ont élaboré un échéancier et un calendrier qui leur permettront d’avancer.

La conférence sociale prévue en fin février ou début mars
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, chargé des organisations professionnelles et du Dialogue social, Mansour Sy, a annoncé hier, à l’issue de la rencontre, que la conférence sociale pourrait se tenir en fin février ou début mars.
Le souhait du gouvernement, a-t-il rappelé, est que la conférence qui sera présidée par le chef de l’Etat soit suivie par la signature du Pacte de stabilisation sociale. Pour ce pacte, a précisé Mansour Sy, « nous sommes à la phase de partage avec les parties syndicale et patronale qui ont reçu les termes de référence ».
« Nous sommes en train de déterminer le contenu à mettre en œuvre et le finaliser. Nous sommes très optimistes. Les perspectives sont heureuses pour le Sénégal. C’est difficile, mais on va y arriver », a-t-il ajouté. A son avis, c’est en prenant compte des préoccupations des différentes parties qu’on peut y arriver. Selon le ministre, la signature de ce pacte donnera aux différents partenaires « un temps pour négocier et un autre pour travailler. Cela permettra à l’Etat de planifier la préparation budgétaire ».
« On va pouvoir organiser la conférence sociale et aller directement vers la signature de ce pacte. Chacune des parties va en tirer profit. On y travaille. D’ailleurs, le comité national de dialogue social à qui cette tâche a été confié a beaucoup avancé », a-t-il précisé.

NEGOCIATIONS AVEC LE SAES : Créer les conditions de pacification de l’espace universitaire et scolaire
Le ministre du Travail a, par ailleurs, indiqué que les négociations avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) sont en cours. Mansour Sy a indiqué que l’équipe technique a déjà revisité les accords. Selon lui, hier (jeudi, ndlr), au cours d’une plénière, les différentes parties ont fait le point sur l’application des recommandations de la Commission nationale de concertation sur l’éducation. « Nous allons en séance plénière. Nous voulons créer les conditions pour pacifier l’espace universitaire et scolaire sur 5 ou 6 ans et permettre aux Sénégalais d’avoir le temps de pouvoir étudier », a-t-il ajouté. Et Mansour Sy de préciser que les rapports dans le monde actuel sont complexes et seules les ressources humaines de qualité pourront faire la différence.

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