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Suspension de l’emprunt obligatoire de 20 milliards de la Ville de Dakar: Khalifa Sall démonte Dionne et Amadou Bâ
Publié le lundi 16 mars 2015  |  Sud Quotidien
Khalifa
© aDakar.com par DF
Khalifa Sall, maire de la ville de Dakar




Le maire socialiste de la ville de Dakar, Khalifa Sall, a démonté hier, vendredi 13 mars, les arguments brandis par le Premier ministre Dionne et son ministre des Finances, Amadou Bâ, lors du passage du gouvernement à l’Assemblée nationale pour justifier le blocage de l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA de la ville de Dakar. Selon l’édile de Dakar, contrairement à ce qui est dit, ce projet ne souffre d’aucune insuffisance technique.

L’État fait tout simplement du «wax waxet» après avoir donné, à trois reprises, son avis favorable au lancement de ce projet d’emprunt obligataire. C’est en ces termes que le maire socialiste de la ville de Dakar, Khalifa Sall, a apprécié la déclaration du Pm Dionne et son ministre des Finances, Amadou Bâ, lors du passage du gouvernement à l’Assemblée nationale sur la suspension de l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA de la ville de Dakar.

Devant ses collègues, Khalifa Sall a récusé les arguments du gouvernement. Selon lui, il n’y a plus d’arguments techniques valables dans ce dossier. Car, tous les partenaires qui se sont engagés dans ce projet, (Usaid, la fondation Bill-et-Melinda-Gates, la Banque mondiale), l’ont fait à la suite de la triple bénédiction donnée par l’État par le biais des services du ministère de l’Économe et des Finances. À ses yeux, l’Etat fait simplement du «wax waxet». «Ce qui nous gêne, c’est que l’État du Sénégal puisse se dédire. C’est gênant parce que tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet l’ont fait parce que l’État nous avait donné un avis de non objection».

Poursuivant son réquisitoire, le maire de Dakar a réfuté par ailleurs les arguments d’endettement de la ville de Dakar évoqués par le gouvernement, devant les députés mais aussi a précisé que la mairie n’a jamais demandé la garantie de l’État sur cet emprunt. «Je voudrais que vous reteniez que dans le cadre de l’emprunt de cette ville, on n’a pas sollicité la garantie de l’Etat, on ne l’a pas souhaité, on ne l’a pas voulu, on n’en veut pas. Nous avons trouvé un dispositif innovant. Puisque l’USAID nous garantit 50% du prêt, nous avons mis un dispositif neuf avec l’accompagnement de la banque mondiale et de l’USAID pour les 50% restants. Nous avons dit que l’argent qui devait venir de l’emprunt ne serait pas logé au compte de la ville. Mais plutôt dans «compte séquestre qui est de l’initiative du percepteur. Le deuxième dispositif c’est un compte de réserve, parce l’emprunt est sur 7 ans, avec deux ans de différé et pendant les 5 ans, nous remboursons le prêt», a informé le maire.

Trainer l’Etat devant la justice.

Évaluant le préjudice subi par la ville de Dakar dans la conduite de ce projet à près de 3 milliards, le maire de Dakar qui a déploré la variation des versions du ministre Amadou Bâ ou selon l’évolution des échanges dans ce dossier, n’écarte pas de trainer le gouvernement devant la justice. «Le fait pour l’État de se rétracter, «le wax waxet de l’État» n’est pas sans conséquence. Parce qu’il y a une loi de 1970 qui régente les décisions de l’Etat et les modalités, les conditions par lesquelles l’État peut revenir sur ses décisions. Mais surtout, il y a eu des jurisprudences de la Cour suprême portant sur des noms très célèbres. Quand l’État prend une décision pour une personne, pour une institution et que cette décision crée des désavantages ou des conséquences, l’État ne peut pas rétracter au-delà de deux mois. S’il le fait, ce n’est pas sans conséquence».
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