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Sommet africain sur l’enseignement supérieur: Une offre éducative synchronisée en perspective
Publié le jeudi 12 mars 2015  |  Sud Quotidien
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© aDakar.com par DF
Sommet continental sur la revitalisation de l`enseignement supérieur pour le développement de l`Afrique




Le sommet africain de l’Enseignement supérieur placé sous le signe : la revitalisation de l’enseignement supérieur pour l’avenir de l’Afrique, s’est ouvert hier, mardi 10 mars, à Dakar. A l’initiative de Trust Africa, les participants auront la lourde tâche durant ces trois jours – 10, 11 et 12 mars - de définir les contours d’un Espace africain de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce qui passe par une offre éducative de l’Enseignement supérieur synchronisée.

La cérémonie d’ouverture du sommet africain sur l’Enseignement supérieur qui s’est tenue hier, mardi 10 mars, sera un cadre pour les acteurs de l’Education supérieure de se pencher sur les possibilités d’une synchronisation des systèmes de l’Enseignement supérieur.

Plusieurs participants ont fait le déplacement pour définir les mécanismes d’une éventuelle création d’un Espace africain de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Eaesr). Cet objectif s’inscrit dans une démarche de combler le déficit d’harmonisation qui a longtemps fragilisé les systèmes de l’Enseignement supérieur par l’affaiblissement et la détérioration des établissements existants marqués par un faible taux d’inscription.

«L’harmonisation favorise (…) la compréhension des programmes d’enseignement, une compréhension synchronisée des définitions de l’Enseignement supérieur incluant la charge d’apprentissage, la durée des cours, de l’accumulation et de la reconnaissance des crédits de l’apprentissage acquis par l’expérience», lit-on dans une note d’orientation remise à la presse.

Il est question pour les initiateurs de susciter «un accord consensuel sur les définitions de l’Es qui permet la portabilité et la transférabilité des qualifications ainsi que la mobilité intracontinentale et internationale des citoyens africains».

L’accomplissement de cet objectif aura pour cadre la création d’un Espace africain de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Eaesr). Cette recommandation politique, plus que urgente, favorisera la définition des mécanismes de compétitivité de l’Es africain, en créant des barrières à l’entrée pour les prestataires privés peu scrupuleux, retenir ses talents, soutenir et de développer une confiance intrinsèque des systèmes et structures d’Es tout en participant simultanément au développement durable».
Un plan d’action qui permettra de transformer l’Enseignement supérieur durant les cinquante prochaines années, soit un agenda pour l’horizon 2063 est attendu au terme du Sommet avec en ligne de mire la problématique de l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins des entreprises.

D’où la nécessité de convaincre les grands décideurs, les chefs d’Etat et de gouvernement, les chefs d’entreprise d’investir dans l’Enseignement supérieur.

L’urgence de booster la production scientifique

A seulement 1% de la production mondiale de la recherche, il est question pour les acteurs du secteur de l’Enseignement supérieur de poser les jalons pour booster la production scientifique.

En effet, les indicateurs récents montrent que l’Afrique subsaharienne ne représente que moins de 1% du produit mondial de la recherche, bien qu’elle abrite 12% de la population du globe.

A l’orée de la promotion des formations supérieures orientées vers les Sciences, la Technologie, les Sciences de l’Ingénieur et les Mathématiques, les établissements d’enseignement supérieur et de Recherche en Afrique sont invités à jouer un grand rôle dans la «production de connaissances scientifiques et la diffusion des savoirs, afin de répondre à la demande croissante des marchés du travail et aux exigences de développement des collectivités et d’une population jeune qui ne cesse d’augmenter».

La note d’orientation portant sur «stimuler le développement des sciences, de la technologie et de l’innovation (Sti) en Afrique : un programme d’urgence pour l’après 2015, indique que «la croissance récente de la recherche en Afrique a été principalement alimentée par les progrès dans les capacités en sciences de la santé, qui représentent aujourd’hui plus de 45% de l’ensemble de la recherche du continent».

Selon le document, « la recherche en sciences physiques et dans les domaines en rapport avec les Stim ne représente que 29% de l’ensemble de la recherche dans la région (quand l’Afrique du Sud est exclue) contre une moyenne de 68% en Malaisie, qui a le même produit de la recherche que l’Afrique en 2003».

MACKY SALL AUX PARTICIPANTS : «Penchez-vous sur les questions de l’heure»

Le président de la République, Macky Sall, a invité les participants du Sommet à se pencher sur questions de l’Enseignement supérieur relatives à l’accroissement de la demande, le contenu des enseignements, le déficit en infrastructures et des ressources humaines, la gouvernance, le financement et l’innovation. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Sommet africain de l’Enseignement supérieur qui s’est ouvert hier, mardi 10 mars.

Le président de la République a présidé hier, mardi 10 mars, la cérémonie d’ouverture du sommet africain sur l’Enseignement supérieur qui réunit plus d’une centaine de participants. Macky Sall a invité les participants à orienter les réflexions qui seront menées durant les trois jours du sommet (10, 11 et 12 mars) sur les questions cruciales de l’Enseignement supérieur qui engagent le devenir du Continent africain. Il s’agit pour le chef de l’Etat de revenir entre autres paradigmes du secteur tels que «l’accroissement de la demande, le contenu des enseignements, le déficit en infrastructures des ressources humaines, la gouvernance, le financement et l’innovation dans une approche inclusive prenant en compte tous les aspects de la question».

« La question de l’Education et de la Formation doit rester au cœur des politiques publiques. En effet, c’est par la maitrise du savoir et du savoir-faire par l’appropriation de la Science et de la Technologie que nous pourrons relever tous les autres défis du gouvernement », a relevé Macky Sall.

Estimant que l’accès à l’Enseignement supérieur en Afrique subsaharienne n’est que de 7% en moyenne contre 76% en Occident pour une moyenne mondiale de 29%, le président Sall a souligné que « nous savons en dépit des progrès que les objectifs millénaires de développement liés à l’éducation pour tous ne sauront pas atteints par la majorité des pays africains ».

C’est pourquoi, indique-t-il, il convient d’engager sans tarder les «transformations que requiert l’urgence de la situation. La question de l’Enseignement supérieur est cruciale à l’heure où le savoir et le savoir-faire déterminent le progrès des peuples ».
Toutefois, il a laissé entendre que « l’exercice de la réforme n’est pas aisé parce qu’il remet en cause des certitudes et des traditions établies». «D’où l’urgence, fait-il remarquer, d’adopter une démarche concertée et une pédagogique du dialogue et du partenariat. Il s’agit de faire communiquer nos systèmes nationaux au-delà des barrières linguistiques et des traditions académiques ».

Macky Sall s’est engagé aussi à défendre les conclusions des délibérations en juin à l’endroit des chefs d’Etats de l’Union africaine.

La présidente du conseil d’administration de Trust Africa a fait savoir son souhait de développer des initiatives continentales «pour élaborer une stratégie accompagnant la marche du secteur au cours des 50 prochaines années».
Aicha Bâ Diallo pense que l’Union africaine a saisi l’agenda 2063 à travers lequel «nous devons bâtir le Continent en posant questions difficiles qui s’imposent et d’en trouver des solutions et des stratégies».

«Pour avoir un meilleur accès à l’Es pour tous les citoyens, nous nous sommes engagés dans un processus de mobiliser des ressources pour appuyer et promouvoir la capacité des africains à relever les défis en s’appuyant sur des progrès réalisés», a affirmé la Pca de Trust Africa.
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