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Enquête Plus N° 776 du 15/1/2014

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Entretien avec Malick Gueye , responsable des jeunes de l’afp «J’aimerais que Alioune Sarr nous édifie sur les personnes qui veulent lancer une OPA sur l’Afp»
Publié le jeudi 16 janvier 2014   |  Enquête Plus


Alioune
© Autre presse par DR
Alioune Sarr, coordonnateur des cadres progressistes


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L’alliance des forces de progrès connaît, depuis quelque temps, des remous. Des militants dénoncent son fonctionnement.

Il faut comprendre deux choses : d’abord, le Bureau politique du parti, issu du congrès de 2011, donne des prérogatives au secrétaire général, pour mettre en place des commissions stratégiques qui ont des missions ponctuelles.

Lesquelles commissions travaillent pour le Bureau politique qui valide le travail des commissions. Ensuite, avec la parité, le Bureau politique comprend 200 membres. Donc, il est un peu difficile de discuter sur des questions pointues dans une assemblée de 200 personnes. C’est pourquoi on a créé une commission stratégique que dirige le doyen Khaly Seck qui fait un excellent travail.

Cette commission ne souffre-t-elle pas d’un déficit de légitimité ?

On ne peut pas parler de légitimité, la structure est légale car le congrès a donné au secrétaire général la légitimité. Ce qui lui donne le droit de solliciter l’expertise du parti.

Au-delà de cette affaire, on constate une certaine léthargie du parti. Tout semble se résumer à Moustapha Niasse.

L’Afp bouge, mais il faut comprendre que nous sommes dans une situation où l’intelligence politique nous recommande de massifier le parti mais en ne gênant personne. L’Afp va mettre en place un programme d’activités pour devenir le premier parti du pays.

Ne gêner personne, est-ce une allusion à l’Apr ?

Non je ne pense pas à l’Apr. Dans la coalition (Benno Bokk Yaakaar), les partis gardent leur souveraineté. Il n’y a aucun parti qui renonce à son projet de société pour le Sénégal. Je suis de ceux qui croient que le président Moustapha Niasse avait le meilleur programme à la présidentielle de 2012. La preuve, dans les zones où les gens lisent les programmes, Niasse a gagné.

Quelles sont ces zones ?

Sacré cœur, au Point E…

Sur quoi repose cette cartographie ?

Par rapport au niveau d’étude, à la classe sociale, etc. Quand tu perds la banlieue et les zones rurales, et que tu gagnes dans les centres urbains, cela laisse penser que les gens votent plus pour les programmes que pour les personnes. Aujourd’hui, l’Afp garde toute sa souveraineté et son projet de société.

Comment appréhendez-vous la succession de Niasse ?

Cette question n’est pas à l’ordre du jour. Il faut faire très attention à ceux qui pensent que la politique obéit à certaines lois. L’avenir, c’est le présent.

Il y a des éléments objectifs qui font penser que Niasse ne va plus se présenter à une présidentielle. Il faudrait bien préparer sa succession.

Il n’y a pas une loi au Sénégal qui dit qu’à 74 ans, on ne va plus se présenter à une élection. Je suis de ceux qui plaident pour que Moustapha Niasse reste dans l’arène politique, reste secrétaire général de l’AFP. La succession dont vous parlez est un débat qui est engagé ; et c’est normal qu’à un certain moment de sa carrière, on pense à son héritage. Mais les personnes qui devraient porter l’héritage de Moustapha Niasse doivent calquer un certain nombre de valeurs chez lui.

Lesquelles ?

La dignité, le courage politique, la justice. Bref, avoir un comportement qui puisse rassurer les militants. Parce quand des responsables prennent certaines positions, cela peut m’inquiéter.

Vous parlez du leader des cadres de l’Afp et ministre du Commerce, Alioune Sarr, accusant dans les colonnes du Populaire des responsables de manœuvrer contre le parti ?

Quand on occupe un certain niveau de responsabilité, on doit tenir un discours rassurant. Mais quand on parle d’OPA, (cela sous-entend) une division au sein du parti. Ce n’est pas la première fois, c’est la énième fois qu’il fait ces genres de sortie. En tant que responsable des jeunes, j’aimerais qu’il nous édifie sur les personnes qui veulent faire une OPA sur le parti. (…) Quand on a des informations de ce genre, il faut avoir le courage de désigner les personnes en cause.

Cette situation ne cache-t-elle pas un malaise profond dans l’Afp ?

Il n’y a pas de malaise profond. Ce sont des positions que des gens défendent publiquement. Chacun a la liberté de défendre ses positions mais elles n’engagent pas le parti. Il faut faire très attention. Lui (Alioune Sarr) dirige une structure affiliée, qui s’appelle l’Alliance nationale des cadres. Il peut porter des positions défendues par sa structure. Moi, je peux émettre une position contraire.

Comment appréciez-vous la mise sur pied de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes en remplacement des quatre agences (FNPJ, ANEJ, ANAMA, AGEB) ?

Ayant travaillé sur le programme sectoriel des jeunesses dans le programme du candidat Moustapha Niasse, j’avais proposé une banque des jeunes qui demeure le seul instrument de promotion de l’emploi. Le président nous a rejoints sur ce plan. Il faut de la cohérence, des moyens, et aller vers cette territorialisation de l’emploi. Il ne faut pas tout concentrer à Dakar. Le diagnostic a été bien fait dans les défuntes structures. On mettait 5 milliards dans une agence mais les crédits demeurent en souffrance.

Quelle devrait être la spécificité de la nouvelle agence ?

Il me semble qu’elle doit porter la problématique du financement des jeunes. J’ai porté une critique sur les instruments innovants comme le FONSIS et le FONGIP, la BNDE, pour dire qu’il faut une adéquation entre l’emploi des jeunes et le financement des entreprises. Je pense que le secteur informel demeure l’élément essentiel qu’il faut intégrer dans la question de l’emploi des jeunes. Car il constitue 80% de la main d’œuvre.


DAOUDA GBAYA

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