Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Senegal    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Sport
Article




  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Sport

La joie guinéenne, marque de la détresse malienne
Publié le vendredi 30 janvier 2015   |  Agence de Presse Sénégalaise




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

L'annonce de la qualification du Syli national pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2015 a été accueillie avec soulagement par les journalistes, plénipotentiaires et dirigeants guinéens réunis jeudi dans leur quartier général de Malabo, en attendant le tirage au sort qui devait décider du destin de leur équipe nationale.

A égalité parfaite, derrière la Côte d'Ivoire, le règlement prévoyait un tirage au sort pour départager les deux sélections du groupe D qui ont terminé chacune avec trois points en trois matchs.

Les dieux du ballon rond ont finalement choisi la Guinée, un dénouement salué par une grande clameur qui s'est élevée du hall du Hilton de Malabo.

Le directeur financier du ministère des Sports de la Guinée, Amara Dabo, a pris la boule qu'il fallait, au grand désespoir du Mali et du président de la FEMAFOO (Fédération malienne de football), Boubacar Baba Maïga.

"Il avait du mal à ouvrir la boule" qu'il avait en main, de sorte que "quand le plénipotentiaire de la Guinée a crié après avoir découvert le contenu de la sienne, on pouvait apercevoir sur son visage toute la détresse du monde", a expliqué un reporter de l'ORTM, la Télévision publique malienne.

Boubacar Baba Maïga était "allé chercher la boule qui était la plus éloignée de lui", comme si cela favoriserait un meilleur destin pour les Aigles du Mali, a ajouté ce reporter qui a pris part au tirage au sort.

Du côté guinéen, on s'enlaçait et se congratulait, du ministre des Sports Doré Domani, présent dans le hall du Hilton, à Amara Dabo, celui par qui le bonheur était arrivé.

"C'est un jour immense pour la Guinée, il est vrai que c'est le sort qui nous qualifie aux dépens du Mali, mais notre équipe mérite cette qualification après ce qu'elle a démontré pendant cette phase de poules", a déclaré le ministre guinéen. Doré Domani a dit avoir une pensée pour le peuple guinéen qui a selon lui longtemps souffert de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola.

"Ce soir, ce sera la grande joie, un immense moment de bonheur pour les populations" guinéennes, a ajouté M. Domani, rappelant que le Syli national a su, depuis les éliminatoires, se montrer au niveau de la compétition.

"Nous avons joué à l'extérieur pendant toutes ces éliminatoires mais cela n'a pas empêché cette jeune équipe de briller. C'est mérité", a-t-il dit, relevant que "maintenant, il faut viser le titre".

L'équipe du Mali n'a pas non plus démérité "même si le sort a voulu que ce soit la Guinée qui passe avec la main d'Amara Dabo, a-t-il par ailleurs ajouté.

Du côté malien, c'est la déception comme il fallait si attendre. Le président Boubacar Baba Maïga en avait la gorge nouée et avait du mal à sortir les mots.

"C'est cruel de finir comme ça, il faut penser à changer ce système", a-t-il dit, très ému au moment de s'adresser aux journalistes, avec à ses côtés le champion du monde 2008 de taekwondo Daba Modibo Keïta, venu apporter son soutien aux footballeurs maliens.

"C'est cruel ce qui vient de se passer. Nous avons construit cette équipe patiemment et voir tous les efforts être anéantis par un simple coup du sort, c'est vraiment cruel", a répété le président de la Fédération malienne de football.

Les reporters et les membres de la FEMAFOOT nourrissaient le même sentiment de déception. Ils appellent également à changer cette règle pour une autre "plus en conformité avec la logique sportive".

De l'histoire des différentes éditions de la CAN, la Guinée est la deuxième équipe à se qualifier de cette manière. L'Algérie également était passée de cette manière en 1988 devant la Côté d'Ivoire.

 Commentaires