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Loi sur les universités : le CDSH conseille la patience et la tolérance aux protagonistes
Publié le jeudi 15 janvier 2015   |  Agence de Presse Sénégalaise


Alioune
© Autre presse par dr
Alioune Tine, président du comité sénégalais des droits de l`homme


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Le président du Comité sénégalais des droits de l'homme (CSDH), Alioune Tine, a lancé mercredi un appel à la patience et à la tolérance, en souhaitant que le gouvernement et les universitaires s'entendent sur la nouvelle loi régissant le fonctionnement des universités publiques.

"L’essentiel, c’est d’avoir un consensus qui permette de décanter la situation", a dit M. Tine lors d’une conférence sur "les droits humains et les libertés académiques dans le contexte des crises et réformes".

Il faisait allusion - à l’occasion de cette conférence du CSDH et de l’Institut des droits de l’homme et de la paix (IDPH) de l’Université Cheikh Anta Diop - au profond désaccord entre le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sur la nouvelle loi encadrant le fonctionnement des universités publiques.

Adoptée le 26 décembre dernier par l’Assemblée nationale, cette loi stipule par exemple que les conseils d’administration des universités publiques doivent être constitués de 20 membres, dont 10 choisis en dehors du monde universitaire.

Le Syndicat autonome des enseignants supérieurs (SAES) a dénoncé cette disposition, en estimant qu’elle restreint les prérogatives du personnel universitaire.

Ses membres disent qu'ils n'ont pas été associés à la préparation de cette loi, ce que le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a démenti.

"Nous demandons à tous les acteurs de faire preuve de beaucoup de patience et de tolérance, mais aussi de s’écouter", a dit Alioune Tine au début de la conférence.

Le directeur de l’IDPH, Samba Thiam, a plaidé pour une large concertation sur cette loi. "Je ne demande pas qu’elle soit retirée. Je souhaite une large concertation là-dessus. Qu’on ne se précipite pas. Quand il s’agit de réformer, il faut prendre le temps de la réflexion et de la concertation", a dit M. Thiam lors de la conférence.

Le CSDH et l’IDPH disent avoir organisé cette rencontre pour rendre hommage à l’ancien ministre sénégalais Youssoupha Ndiaye, "un grand homme d’Etat, un grand magistrat et un grand sportif sénégalais".

M. Ndiaye a dirigé le ministère des Sports, le Conseil constitutionnel du Sénégal et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), dont le siège se trouve à Banjul (Gambie).

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