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Un rapport relativise l’impact d’Ebola sur l’économie du continent
Publié le jeudi 25 decembre 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise


La
© Autre presse par DR
La croissance économique de l`Afrique subsaharienne devrait s’accélérer en 2014.


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Au plan économique, il n’y a pas lieu de s’inquiéter à propos des perspectives de croissance et de développement de l’Afrique, à cause du virus Ebola, indique le rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) intitulé : ‘’ les incidences socio-économiques de la Maladie à Virus Ebola (MVE)’’.

’’Bien que la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone aient enregistré une baisse sensible de leur PIB, les effets à la fois sur l’Afrique de l’Ouest et sur le continent, dans son ensemble, seront minimes, en partie’’, souligne ce document dont l’APS a obtenu une copie.

’’Parce que, sur la base des estimations de 2013, les trois économies touchées ne représentent ensemble que 2,42 % du PIB de l’Afrique de l’Ouest et 0,68 % du PIB de l’Afrique’’, relève la même source.

’’Par conséquent, ajoute l’étude, si l’épidémie se limite à ces trois pays, l’ampleur de ses incidences sur le PIB et la croissance sera extrêmement faible’’.

Selon le rapport, ’’les simulations de la CEA fondées sur un +scénario pessimiste+ selon lequel les trois pays enregistreraient une croissance nulle en 2014 et 2015 suggèrent que l’incidence sur la croissance pour ces deux années pour l’Afrique de l’Ouest ne sera respectivement que de 0,19 et 0,15 point de pourcentage’’.

’’Et pour l’Afrique, dans son ensemble, l’incidence sera négligeable à 0,05 et 0,04 point de pourcentage respectivement sur les deux années’’ mentionne le document.

L’étude évalue ’’les incidences socio-économiques de la maladie sur les pays touchés et sur l’Afrique dans son ensemble, tant en termes de coûts réels que de perspectives de croissance et de développement.

Elle présente ‘’des options politiques qui pourraient accompagner les mesures d’atténuation desdites incidences’’.

Le rapport, qui repose ’’sur des informations et données primaires collectées lors des missions de la CEA dans les pays touchés’’, révèle que ’’si la maladie à virus Ebola présente des taux élevés de mortalité, elle n’est pas la plus mortelle’’.

’’D’autres maladies ou épidémies passées, comme la grippe espagnole ou la peste noire ont enregistré des taux de mortalité plus élevés’’, soulignent les rapporteurs.

L’étude met aussi en lumière ’’le fait que les révisions alarmistes des taux de croissance économiques des pays touchés et de la sous–région d’Afrique de l’Ouest se fondaient sur des données dispersées et des incertitudes sur l’évolution épidémiologique de la maladie, sans tenir compte de l’ampleur des interventions au plan international’’.

’’S’il est confirmé que les pays concernés subissent des conséquences économiques et sociales, l’étude fait mention de l’effet de relance des mesures actuelles de lutte contre la maladie’’.

Selon les rapporteurs, ’’les effets du virus Ebola sur la région, et sur le continent dans son ensemble, ont été minimes, étant donné le poids relatif des économies touchées et l’action menée face à l’épidémie’’.

Enfin, l’étude examine la vulnérabilité des systèmes de santé en Afrique, ’’considérée comme l’un des problèmes majeurs du continent, nombre de pays africains n’étant pas suffisamment préparés pour faire face à de telles épidémies et gérer leurs effets’’.

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