Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Senegal    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Enquête Plus N° 1051 du 17/12/2014

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Procès Tahibou Ndiaye: Une grande répétition qui tourne court
Publié le jeudi 18 decembre 2014   |  Enquête Plus


Tahibou
© Autre presse par DR
Tahibou Ndiaye ex-Dg du Cadastre


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

«Renvoyée au 09 mars 2015 ». Voilà, en quelques mots ce qui résume l’actuel avancement de l’affaire Tahibou Ndiaye. Encore un procès qui traîne les pieds sur la table de ce qu’on va bientôt appeler la Cour du Redondant et de l’Enlisement Inévitable.



Tahibou Ndiaye va devoir se ronger le freins trois longs mois de plus, avant d’être davantage édifié sur le sort que lui réserve la CREI. Après une matinée entière passée en répliques, on est finalement arrivé à un grand rien du tout, puisque les exceptions soulevées, ce lundi, ont été jointes au fond…

Pour parler de manière profane, cette jonction veut dire que les juges ont décidé de ne pas se prononcer sur la question des exceptions jusqu’au moment de rendre leur décision finale, à la fin du procès, et donc qu’après deux fastidieuses journées d’audience, il n’y a pas vraiment de résultat.

La prochaine audience concernant l’affaire en question étant reportée de trois mois, il est clair que de l’eau va encore couler sous les ponts, avant qu’on ait le fin mot de l’histoire. N’ayons crainte cependant, puisque ce début de semaine n’a pas totalement été perdu. Il a servi d’échauffement à quelques-uns des plus flamboyants acteurs de ce feuilleton CREI, nous garantissant ainsi, lors de la « vraie » reprise, des audiences fort... divertissantes.

Ce mardi, néanmoins, il ne s’est pas vraiment agi de parler de décisions et de conclusions, mais plutôt de répliquer, dans une espèce d’immense dialogue de sourds. La Défense, comme on aurait pu s’y attendre, s’est ainsi abîmée en sentiments de stupéfaction, d’incrédulité ou encore d’amertume, s’estimant à plusieurs reprises « scandalisée » par l’attitude ou les propos « inadmissibles » d’une ou de plusieurs des autres parties…

L’incident le plus cocasse de la journée a sans nul doute été celui, quelque peu malheureux, entre Mes Yérim Thiam et Borso Pouye qui, malgré leur « grand » âge, se sont révélés avoir le sang (plutôt) chaud. Ainsi, le premier ayant affirmé (et réaffirmé par la suite) que les prévenus « étaient coupables », la seconde, en guise de réponse, s’est étonnée que son confrère n’« ait jamais pu prétendre à diriger leur ordre », du fait de « son ignorance ». On la cite : « Des choses aussi élémentaires » que la présomption d’innocence…

Évidement, connaissant la dame et l’ancien bâtonnier en question, les choses se sont assez vite envenimées au point que leurs cadets, de chaque côté, ont tenté de calmer le jeu. Ainsi, Me Pouye qui avait demandé aux juges de l’excuser plus tôt que prévu, a déclaré d’un ton pétulant que « puisque c’est comme ça », elle n’allait pas s’éclipser, au risque de donner l’impression de s’esquiver. « Demuma fenn !!* » s’est ainsi écriée l’avocate, alors que son collège Me « Lénine » voulait la prendre par le bras pour l’entraîner prendre l’air au dehors.

Ah ces avocats ! Ils ont toujours la pêche !

 Commentaires