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Un officiel sénégalais déplore la léthargie des comités locaux de gestion de l’éducation
Publié le mercredi 19 novembre 2014   |  Agence de Presse Africaine


élève
© Autre presse par DR
élève dans une école primaire de la ville de Dahra


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Les comités de gestion de l'éducation (Cge) à la base sont plombées par une léthargie malgré les efforts de redynamisation enclenchés par les pouvoirs publics, a déploré mercredi à Dakar, Pape Latyr Diouf, chef du bureau suivi, des sous secteurs et de la gestion à la Direction de la planification et de la réforme de l'éducation (Dpre).

"Dans beaucoup d'établissements scolaires, les Cge peinent à fonctionner. Pourtant, en 2011, nous avions fait une tournée nationale dans les 14 inspections d'académie en dotant chacune d'elles de deux millions de francs cfa pour ses activités de redynamisation. Malgré tout, les comités de gestion ne marchent pas", a déploré M. Diouf.


Il ouvrait une rencontre de trois jours sur le Dispositif de participation des acteurs non étatiques (Ane) pour une gouvernance du système éducatif dans les régions de Diourbel, Kaffrine et Tambacounda mis en œuvre de 2012 à 2014 par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep).

L'expérimentation du dispositif de co-gouvernance a été accompagnée et encadrée par une diversité d'acteurs à savoir, les acteurs du projet au niveau des régions concernées, les responsables des structures ciblées pour le testing, les agents des inspections d'académie et des inspections de l'éducation et de la formation, les collectivités locales, les Ane, etc.

"Aujourd'hui, le problème de la fonctionnalité des comités de gestion reste entier. Il faut trouver les moyens de les rendre fonctionnels. C'est pourquoi, il faut appuyer la Cosydep dans son combat pour rendre fonctionnels ces comités de gestion car, il faut que l'argent alloué à l'éducation arrive à destination", a poursuivi Pape Latyr Diouf.

Lui emboitant le pas, Cheikhou Touré, expert en qualité de l'éducation et ancien directeur de cabinet du ministre de l'éducation, a fait remarquer qu'il faut que l'autorité administrative et la communauté puissent contrôler les actions des comités de gestion. "Cela, a-t-il dit, doit passer par la reconnaissance, aux assemblées générales électives, d'un statut et d'un pouvoir aux comités de gestion. L'Etat ne peut pas responsabiliser les Ag sans leur donner un statut et un pouvoir de contrôle des comités", a dit M. Touré.

Selon lui, il faut également choisir de manière critériée les membres de ces comités de gestion pour trouver un bon profil aux postes de secrétaire général, de président et de présidents de commission.

"Il faut également un plan d'action budgétisé afin de motiver les comités de gestion à participer aux différentes sessions et mettre en place un pan de suivi-évaluation", a préconisé Cheikhou Touré.
TE/od/APA

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