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Une enquête préconise "un soutien plus accru aux soins obstétricaux d’urgence"
Publié le mercredi 19 novembre 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise


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© Autre presse par DR
L’hôpital Principal de Dakar


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Une enquête d’évaluation de la disponibilité de l’utilisation et de la qualité des soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) conclut à la nécessité pour les autorités sanitaires d’apporter un soutien plus accru à certains domaines, notamment la qualité, l’offre de soins et la disponibilité des infrastructures et des équipements.

Les résultats de l’enquête menée entre 2012 et 2013 ont permis de constater, en termes de répartition du personnel, un ‘’net déséquilibre entre Dakar et les autres régions en faveur de la capitale, particulièrement pour ce qui concernait les médecins spécialistes’’, renseigne l’enquête présentée mardi lors d’un atelier de restitution.

Au Sénégal, ‘’la lenteur observée dans l’amélioration des indicateurs de santé a interpellé les autorités sanitaires, surtout en perspective de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement qui visent la réduction de la mortalité maternelle et néonatale’’, a expliqué le directeur de cabinet du
ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Venu présider l’atelier, Mame Abdoulaye Guèye a rappelé que malgré les avancées notables enregistrées en matière de baisse de la mortalité de 510 à 392 naissances sur 100 000 naissances vivantes, les enjeux et les défis demeurent en matière de mortalité maternelle et néonatale.

Ainsi, les résultats vont permettre de mieux prendre en compte la mortalité maternelle et néonatale. C’est pourquoi ‘’l’évaluation des données est importante pour les décideurs en vue de mieux planifier les besoins des populations en SONU’', a-t-il déclaré.

‘’Les objectifs spécifiques attendus de cette évaluation, c'est d’établir une base de données pour le suivi de la disponibilité de la distribution géographique du niveau d’utilisation de la qualité des SONU, de mesurer la disponibilité en infrastructures, de déterminer la disponibilité des équipements et des médicaments et la disponibilité des ressources humaines’’, a-t-il expliqué.

Il s’agissait de mesurer le niveau de connaissances et de compétences du personnel en SONU, d’évaluer le niveau qualité des prestations des agents offrant des SONU et mesurer les besoins obstétricaux non couverts.

L’enquête a permis également au niveau national et au niveau des régions d’avoir des indicateurs sur la disponibilité et l’utilisation et la qualité des soins obstétricaux, a-t-il dit.

Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, les résultats de l’enquête devraient permettre, après l’atelier de restitution, de ‘’disposer d’un outil de planification pour les années à venir.

Les résultats de cette enquête doivent pouvoir servir à élaborer un Plan stratégique de la santé de la mère et du nouveau-né prenant résolument en compte les SONU, a-t-il indiqué. Les médecins-chefs devront également en tenir compte dans l’élaboration de leur Plan de travail annuel (PTA).

Un souhait partagé par la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Andréa Wojnar Diagne, qui a exhorté les autorités sanitaires à l’utilisation des données de ce rapport pour soutenir la planification axée sur les résultats, afin de garantir une meilleure répartition des services de SONU en nombre et en qualité.

‘’Il urge aujourd’hui de prendre des mesures résolues pour garantir à chaque femme, chaque enfant un accès équitable aux services de santé pour préserver leur droit à la vie’’, a-t-elle souligné.

L’évaluation nationale des soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) de 2012-2013 a été menée sur l’ensemble du territoire national par le ministère de la Santé et de l’Action sociale en partenariat avec l’UNFPA, l’Organisation mondiale de la santé et l’appui technique du Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (CEFOREP).

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