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Le Quotidien N° 3484 du 12/9/2014

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Rejet de ses requêtes par la Cour : La défense de Karim Wade s’en prend à Henri Grégoire Diop
Publié le samedi 13 septembre 2014   |  Le Quotidien


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© aDakar.com par DF
Le procès de Karim Wade s`est ouvert à Dakar
Dakar, le 31 Juillet 2014 -Karim Wade, le fils de l`ex- président de la république du Sénégal, a fait face aux juges de la Cour de Répression de l`Enrichissement Illicite (CREI). Ancien ministre durant le règne de son père, Karim Wade est accusé de s`être enrichi de façon illicite.


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La défense s’en est pris hier au président de la Cour qui a rejeté sa requête aux fins de permettre à leur client de comparaître devant la correctionnelle contre Alboury Ndao. Et le ton a pris l’ascenseur entre Henri Grégoire Diop et les avocats de Karim Wade.
Ça reprend de plus belle entre le président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) et les avocats de la défense de Karim Wade. Les conseils de l’ancien ministre avait, en effet, introduit une nouvelle requête aux fins d’une suspension du procès pour permettre à leur client de comparaître devant le Tribunal correctionnel pour une affaire l’opposant à Alboury Ndao. Ce que Henri Grégoire Diop a rejeté, soulevant l’ire de la défense. Me El Hadj Amadou Sall charge le juge : «Nous avons formulé à votre endroit, Monsieur le président de la Cour, une requête orale que vous avez déclinée. Suite à cela, nous avons eu recours à une requête écrite qui est à votre disposition. Aujourd’hui (hier), nous tenons à ce que vous répondiez à notre demande. Vous ne pouvez pas ne pas y répondre.» Un ton que la Cour a pris pour une bravade. Son président Henry Grégoire Diop a rougi. Sans transiger, il lui rétorque : «Vous avez introduit une demande écrite ; je vous répondrez par le biais d’un texte écrit.» Cette réponse a ulcéré les avocats de la défense qui, à tour de rôle, ont voulu prendre la parole. Me Sall revient à la charge et veut que le président tranche immédiatement le débat. Ce qu’il a fini par faire en leur répondant sèchement : «La requête est rejetée.» Le président de la Cour n’a pas donné du temps à Me Madické Niang qui voulait présenter la requête d’une manière plus respectueuse.
Par ailleurs, un autre avocat de la défense, Me Pape Leyti Ndiaye, est resté dans la même veine, lançant une critique acerbe au président de la Cour. L’avocat ne tolérait pas, en effet, que certaines de ses questions aux allures de critiques à l’endroit des juges-instructeurs soient «reformulées» ou restent sans réponses. Henri Grégoire Diop lui a rappelé «la procédure normale» qui consiste à s’adresser à la Cour. D’un ton orageux, Me Ndiaye s’en prend au juge. «La Cour ne se souvient de la procédure normale que lorsque la défense prend la parole», s’offusque-t-il. Le juge n’a pas manqué de faire noter une telle déclaration par les greffiers, compte tenu de la «gravité» des affirmations de l’avocat. Rendez-vous lundi pour la suite du duel entre Cour et la défense.

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