Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Senegal    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Le Quotidien N° 3461 du 14/8/2014

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Ses avocats dénoncent le dilatoire de la CREI et sonnent l’alerte : «Si Bibo n’est pas évacué dans les plus brefs délais, il va mourir»
Publié le samedi 16 aout 2014   |  Le Quotidien


Le
© aDakar.com par DF
Le procès de Karim Wade s`est ouvert à Dakar
Dakar, le 31 Juillet 2014 -Karim Wade, le fils de l`ex- président de la république du Sénégal, a fait face aux juges de la Cour de Répression de l`Enrichissement Illicite (CREI). Ancien ministre durant le règne de son père, Karim Wade est accusé de s`être enrichi de façon illicite.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

C’est un appel de détresse que les avocats de Bibo Bourgi ont lancé hier à l’attention de la Crei, qui traîne selon eux les pieds pour autoriser leur client Bibo Bourgi à aller se faire soigner en France, alors que les rapports que la juridiction spéciale a commis militent en faveur de l’évacuation de leur client. A les en croire, ce dernier est «en danger de mort» !
La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) risque d’avoir la mort de Bibo Bourgi sur la conscience, si ce dernier n’est pas «évacué d’urgence en France». C’est le cri du cœur lancé hier par les avocats de Ibrahim Aboukhalil dit «Bibo» qui restent convaincus que leur client «est en danger de mort et son pronostic vital est engagé». Face à la presse hier, Mes Leïty Ndiaye, Baboucar Cissé et Cie ont tiré la sonnette d’alarme pour prendre l’opinion à témoin sur les agissements de la Crei qui, selon eux, «traîne les pieds et semble avoir décidé de laisser Bibo Bourgi mourir à petit feu». «Il est très gravement malade et son état est dans des conditions telles que s’il n’est pas évacué dans les plus brefs délais, il va mourir. En justice, l’impératif de célérité ne doit pas primer sur l’impératif de sérénité. Il vaut mieux donc sauver une vie que sauver un procès», fait retenir Me Pape Leïty Ndiaye.
Selon lui, l’urgence d’évacuer leur client est établi par les quatre rapports d’expertises fournis par les médecins commis par la Crei elle-même. Tous, «confirme l’état de santé très précaire de Bibo Bourgi» et plaide pour son évacuation rapide en France pour des soins cardiaques et rénaux.
D’après Me Baboucar Cissé, les rapports dressés le 28 juillet par «le médecin-colonel Serigne Maguèye Guèye, chirurgien urologue, et le docteur Ousmane Dièye, cardiologue» corroborent les deux premiers rapports établis par les docteurs Mbaye Paye et Adama Kane qui disent : «M. Bibo Bourgi est effectivement atteint d’une grave affection cardiaque et d’une grave affection rénale et son état nécessite une évacuation sanitaire urgente en France». Ce qui, selon Me Cissé balaie d’un revers de main la thèse du «malade imaginaire» agité pour légitimer le rejet opposé à leurs 7 demandes d’évacuation sanitaire déposées auprès de la Crei.
«Il y a péril en la demeure, son état s’aggrave davantage. Que nul n’en ignore ! Les rapports d’expertises sont assez alarmants. Et ce sont les experts désignés par la Cour elle-même, qui se sont prononcés et ont dit la même chose : ‘’Bibo Bourgi est malade et il doit être évacué’’. La Cour traîne les pieds alors qu’elle a les rapports. Il va perdre un rein s’il n’est pas soigné. Ces rapports prouvent qu’il n’est pas un malade imaginaire et il ne cherche pas à se soustraire», confie Me Cissé qui appelle à plus «d’humanisme» de la part des magistrats de la Crei, car fait-il retenir : «La justice doit être humaine. Vous jugez des hommes pas des animaux».

 Commentaires