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Enquête Plus N° 926 du 15/7/2014

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Violation de la vie privée: Les médias au banc des accusés
Publié le mercredi 16 juillet 2014   |  Enquête Plus


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En collaboration avec l’ONG Atlantique Turquie-Sénégal association pour le dialogue culturel entre les civilisations (ATSA), la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) a organisé samedi dernier un ‘’ndogu-débat’’ sur le traitement de la vie privée des citoyens par les médias.

Un ministre a engrossé… ! Un tel artiste a été retrouvé ivre dans une boîte de nuit… Ces titres foisonnent dans les médias sénégalais sans compter les enregistrements faits à l’insu de célébrités et qui se retrouvent par enchantement dans la presse. Un phénomène qui pose le problème du traitement de la vie privée des citoyens dans les médias. Pourtant, celle-ci est bien protégée par les conventions internationales, la Constitution et les lois. Mais aujourd’hui, la vie privée des citoyens est de plus en plus violée par la presse au Sénégal. C’est le constat des trois panélistes qui ont animé le ‘’ndogu-débat’’ organisé par la CJRS en collaboration avec l’ONG Atlantique Turquie-Sénégal association pour le dialogue culturel entre les civilisations (ATSA).

Selon Me Mouhamadou Cissé, Il y a une cascade de violations de la vie privée. ‘’La toile est devenue un no man’s land pour la diffamation et les injures car les gens profitent du confort de l’anonymat pour porter l’estocade sur des personnes’’, a-t-il poursuivi. Sur sa lancée, il a déploré la recrudescence des enregistrements et des prises de vue faits à l’insu des personnes puis divulgués par les médias. A ce propos, la robe noire constate un certain retard de la loi sénégalaise par rapport à ces faits. Selon ses explications, il n’y a pas de sanction au plan pénal.

A moins que, dit-il, la diffusion ne porte atteinte à l’honneur de la personne ou crée des troubles. Dans ce cas, dit-il, ‘’le journaliste peut être poursuivi pour diffamation ou complicité sous le fondement de l’article 80’’. C’est pourquoi le jeune avocat renvoie les journalistes à la déontologie. Car, conclut-il, ‘’il y a des limites et tout n’est pas permis’’.

Le président du Conseil pour l'observatoire des règles d'éthique et la déontologie dans les médias (CORED) a abondé dans le même sens pour inviter ses confrères au respect de la Charte éthique et déontologique. ‘’On doit respecter la vie privée des gens. Elle ne doit être évoquée que dans l’intérêt public, tant qu’elle n’a pas d’incidences sur la charge publique’’, a renchéri Mame Less Camara. Toutefois, il estime que toute la faute ne doit pas être rejetée sur les journalistes. Selon le journaliste-formateur, ‘’avec les émissions people, certaines personnalités rendent leur vie privée publique’’. ‘’Il ne faut pas sauver des personnes qui ont envie de se suicider politiquement ou socialement’’, assène M. Camara.

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