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Elle écope de 5 ans de travaux forcés pour infanticide
Publié le mercredi 9 juillet 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise




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L'accusée Dieynaba Sadio, reconnue coupable d'infanticide, a été condamnée à 5 ans de travaux forcés par la Cour d'assises de Ziguinchor (sud), siégeant mardi, a constaté l'APS.

Les faits pour lesquels elle a comparu se sont déroulés à Boucotte-Corentas, un quartier de Ziguinchor, le 2 février 2013.

A cette date à laquelle les éléments du commissariat de police de la capitale sud ont été informés par la dame Penda Diatta de la découverte du corps sans vie d'un nouveau-né dans ses latrines.

Les éléments de la brigade des sapeurs-pompiers ont pu procéder à l’extraction du nouveau-né des latrines situées à une trentaine de mètres de la maison de leur voisine.

Une enquête menée par les limiers a conduit à l'arrestation et à l'inculpation de Dieynaba Sadio comme auteur présumée des faits.

La mise en cause a reconnu les faits aux enquêteurs. Elle leur a dit l'auteur de sa grossesse, un pêcheur du nom d’Assane Fall, avait perdu la vie dans une noyade en haute mer.

A la barre de la Cour d'assises, Dieynaba Sadio a déclaré que son entourage n'était pas au courant de sa grossesse. Elle a reconnu avoir jeté son nouveau-né de sexe féminin dans les latrines de sa voisine.

Elle a affirmé avoir été abusée par Assane Fall qui lui servi une potion magique au préalable. A propos de ses relations avec l'auteur de la grossesse, l'accusée a précisé qu'elle s'en était ouverte à lui sur l'absence de son mari émigré en Espagne il y a de cela 6 ans.

Bineta Diédhiou, l'épouse du frère du mari de l'accusée, a témoigné à barre que Dieynaba Sadio ne s'était jamais confié à elle au sujet de sa grossesse, en dépit de leur proximité.

Elle a fait savoir que l'accusée s’était rendue à Thionck-Essyl, son village natal, au lendemain de la découverte du corps sans vie du nouveau-né.

Yama Manga, la belle-mère de l'accusée, a elle aussi déclaré à la barre qu'elle n'était pas au courant de la grossesse de sa belle-fille, précisant que cette dernière a certes eu deux enfants avec son fils émigré en Espagne, mais n'avait pas l'habitude de lui faire part de ses grossesses.

Sur la base de ces différents témoignages, le représentant du ministère public a requis 5 ans de travaux forcés à l'encontre de Dieynaba Sadio, en relevant que le délit d'infanticide pour laquelle elle est poursuivie est bel et bien établi.

El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla a toutefois demandé à la Cour de l'acquitter pour ce qui concerne le délit d'adultère dans la mesure où elle a déclaré être dans les liens du mariage.

Me Terrence Senghor a elle plaidé pour l'acquittement de sa cliente au bénéfice du doute. La défense a laissé entendre qu'il n'existait aucune preuve que la mise en cause a donné volontairement la mort à son bébé.

"Son époux est parti en exil depuis 6 ans loin de ses enfants. Il est normal qu'au bout d'un si long moment, cette femme ait succombé aux avances d'un homme" a-t-il dit, pour justifier le délit d'adultère reproché à sa cliente.

"Mais nous appartenons à une société dont les règles ont été édictées par les hommes et pour les hommes. Ce qui est permis à un homme est refusé à une femme", a déploré Me Senghor.

La Cour d'assises a malgré tout déclaré Dieynaba Sadio coupable du délit d'infanticide et l'a condamnée à 5 ans de travaux forcés.

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