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Sénégal : Le Fmi révise à la baisse ses projections de croissance pour 2023 et 2024
Publié le mardi 24 octobre 2023  |  sikafinance
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© Autre presse par DR
Le Fonds monétaire international
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Les projections croissance du Sénégal pour les années 2023 et 2024 sont significativement revues à la baisse par le Fonds monétaire international (FMI). De 8,3% de croissance projetée lors de son rapport en avril dernier, l'institution de Breton Woods table désormais sur une prévision de croissance de 4,1% cette année.

Pour 2024, il en est de même avec des projections initiales de croissances à deux chiffres à 10,6%, révisées dernièrement à 8,8%. 

coïncidant avec le début d'exploitation du pétrole et du gaz, une croissance de 8,3% est attendue contre une projection initiale de 10,6%.

En marge d'une conférence de presse tenue ce mardi 24 octobre à Dakar, le chef de la mission du FMI Gemayel Edwards a souligné que ces nouvelles estimations sont expliquées par plusieurs facteurs exogènes tels que les conséquences économiques et financières du conflit Russie-Ukraine, la situation au Moyen-Orient, les conditions sécuritaires difficiles dans la région ouest africaine marquée par une instabilité et des coups d'État.

Sans oublier l'inflation à l'échelle internationale.
Les facteurs endogènes à cette révision à la baisse, a-t-il en outre relevé, sont le ralentissement du secteur des services, les tensions socio-politiques qui ont entraîné des saccages et des pertes économiques, ainsi que le report de l'exploitation pétrolière et gazière à la mi-2024.
Une dette au-delà des 70% du PIB

Le taux d'endettement devrait être de 72% au lieu de 67% à cause d'un surfinancement pour anticiper sur le contexte électoral et le resserrement du marché financier en 2024. " L'endettement 2023 ressortirait à 72% incluant le surfinancement des trois premiers mois de 2024 afin d'anticiper sur la période électorale avec un emprunt de 605 milliards FCFA. Ce surfinancement ne signifie surendettement. Ça n'a rien à voir.

On anticipe sur le contexte électoral. Nous mobilisons les 605 milliards et les reportons à 2024 ", a expliqué le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ. 

Mouhamadou Dieng
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