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Sud Quotidien N° 6331 du 6/6/2014

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Université Cheikh Anta Diop de Dakar: Les étudiants s’inquiètent pour leur situation
Publié le vendredi 6 juin 2014   |  Sud Quotidien


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Inquiétude et préoccupation étaient ce qui apparaissait sur le visage des étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). En effet des étudiants qui continuaient de s'inscrire au niveau de la Faseg hier jeudi 5 juin se demandaient jusqu'à quand ira leur calvaire.

«On nous dit souvent de retourner à la terre, est-ce-que ce n’est pas une manière de nous y inciter » ? C’est un étudiant de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) qui s’interroge ainsi sur leur situation. En cette fin de matinée du jeudi 5 juin, lui et ses camarades en rang pour les besoins de leur inscription et de retrait de leur carte d’étudiant fustigent cette manière de procéder qui à leurs yeux ne les avantage pas.

Cette étudiante en droit affirme : «  Nous sommes dans une situation désolante car on nous impose cette situation qui en réalité n’a aucun avantage pour nous ». Selon elle, la raison qui fait que les étudiants Sénégalais qui ont eu la chance d’aller poursuivre leur cursus universitaire ailleurs sont souvent à leur retour privilégiés se trouve juste dans ce genre de cas de figure. « Vous voyez pourquoi un étudiant qui a été en Europe ou aux États-Unis a plus de chance que nous, pourquoi c’est eux qui sont toujours devant nous ? » s’interroge-t-elle : « La réponse est là sous vos yeux. C’est que les autorités jouent avec notre avenir, elles nous sacrifient ».

Il faut dire que cette étudiante n’est pas la seule à croire en cette thèse. En effet, son camarade lui aussi trouve aussi déplorable cette situation « On ne sait même pas quand est-ce qu’on va reprendre. C’est bientôt l’hivernage et je ne pense pas que nous aurons le même engouement pour venir suivre les cours avec les flaques d’eau qui vont jalonner les chemins menant aux amphithéâtres » s’est-il insurgé. Il affirme par ailleurs que la situation qui menace les étudiants n’est ni plus ni moins qu’une catastrophe. Car déplore-t-il. 

« Les cours ne vont plus se dérouler normalement. On se dirige vers une situation où les professeurs vont bâcler les cours avec des documents à n’en plus finir et auxquels nous ne connaissons absolument rien. C’est honteux ». Il faut dire que les préoccupations des étudiants devraient attirer non pas seulement leur ministère de tutelle ou le Président de la république, mais toute la population Sénégalaise. En effet, à l’heure où l’Europe s’inquiète du vieillissement de sa population, la jeunesse Sénégalaise accuse un déficit dans le domaine de l’Enseignement supérieur. Et la minorité qui en bénéficie, se dit être sacrifiée sans raison.

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