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Au Burkina, le Parlement approuve l’envoi de soldats au Niger
Publié le mercredi 20 septembre 2023  |  Agence de Presse Africaine
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© Présidence par PMD
Visite du président Sall aux soldats sénégalais en mission en Gambie
Bouya, le 24 octobre 2021 - En déplacement en Gambie, le président de la République a en profité pour rendre visite aux militaires sénégalaises en mission à Bouya.
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Le Conseil des ministres du 30 août 2023, avait adopté un projet de loi portant autorisation d’envoi d’un contingent militaire burkinabè au Niger.

Les députés de la Transition ont voté, mardi, à l’unanimité, en faveur de l’envoi de soldats burkinabè au Niger, a constaté APA, au cours d’une session plénière du Parlement.

Les parlementaires donnent ainsi un cadre juridique au déploiement d’un contingent militaire du Burkina au Niger.

« Dans la pratique, il s’agira de requérir les capacités nécessaires pour une nette amélioration du rapport de force (…). L’assistance militaire consistera à donner une main forte et un appui capacitaire dans des domaines assez précis », a expliqué le Colonel-Major Kassoum Coulibaly.

Le contingent pourra compter quelques individus à des milliers, mais aussi impliquer des civils et des supplétifs de l’armée, a indiqué le ministre de la Défense.

Ils seront déployés pour une durée de trois mois, renouvelable.

Pour ce qui est de son coût, il a affirmé que le contingent est pris compte dans le budget alloué aux opérations de sécurisation du territoire national.

« Le déploiement du contingent s’effectuera dans la continuité des opérations de sécurisation du territoire national, à l’image des opérations conjointes que nos deux pays effectuent souvent. La prise en charge du contingent sera assurée donc sur les ressources destinées à la sécurisation du territoire national », a souligné le ministre Koulibaly.

Les modalités et les conditions d’envoi des soldats sont déterminées de « commun accord » entre les autorités du Burkina et celles du Niger, a ajouté le gouvernement.

Des officiers et du matériel de guerre déjà déployés

Le Burkina et le Mali avaient déjà déployé, vendredi 18 août 2023, des avions de combat pour « répondre à toute forme d’agression contre le Niger ».

Le 24 août dernier, le Président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le général Abdourahmane Tiani, avait signé des ordonnances autorisant les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina et du Mali, à intervenir au Niger en cas « d’agression ».

Des officiers supérieurs ainsi que des spécialistes des deux pays se trouvent depuis des jours à Niamey afin de planifier la riposte en cas d’intervention de la force en attente de la Cédéao.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient également convenu, début août dernier, de travailler ensemble pour réduire « les effets pervers » des sanctions économiques et politiques prises par l’organisation communautaire contre le Niger.

Le week-end dernier, les trois pays dirigés par des militaires sont signé la charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES).

Au lendemain de la prise de pouvoir par la junte militaire, et suite à la décision des Chefs d’Etat de la Cédéao d’activer la force en attente pour intervenir au Niger, Bamako et Ouagadougou ont mis en garde que « toute intervention militaire contre le Niger sera considérée comme une déclaration de guerre » par les deux pays.
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