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Sénégal : ouverture d’un dialogue national pour éviter l’impasse
Publié le jeudi 1 juin 2023  |  Agence de Presse Africaine
Sénégal
© Agence de Presse Africaine par DR
Sénégal : ouverture d’un dialogue national pour éviter l’impasse
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Le chef de l’État Macky Sall a présidé, mercredi soir, les discussions ayant tourné autour de la situation politique du pays.

À huit mois de l’élection présidentielle du 25 février 2024, des forces vives de la nation (partis politiques, organisations de la société civile, chefs religieux et coutumiers…) ont répondu à l’appel au dialogue du président de la République dans un contexte de vives tensions.

En l’absence assumée d’Ousmane Sonko, qui attend ce 1er juin le verdict de son procès pour « viols et menaces de mort », Idrissa Seck, candidat déclaré au scrutin présidentiel, a salué le bilan de l’actuel chef de l’État avant de formuler ses attentes à l’issue du dialogue : « une démocratie renforcée, une élection claire, libre, transparente et inclusive, des résultats incontestables qui reflètent l’exacte expression de la volonté et du choix du peuple, seul habilité à décider à qui il confie son mandat. »

Pour sa part, Khalifa Ababacar Sall a réaffirmé son ancrage dans la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple, en langue wolof), non sans dire qu’il a toujours compris que les négociations permettent de sortir de situations compliquées. En outre, l’ancien maire de Dakar a demandé l’inscription sur le menu des débats de la question du 3e mandat, du parrainage et des modifications du Code électoral.

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), dans un discours lu par la députée Nafissatou Diallo, a souligné « la rupture de confiance entre les acteurs et de fortes divergences sur les règles du jeu politique » et identifié « le discours populiste, la violence verbale et physique, le repli identitaire, le communautarisme, l’usage d’armes non conventionnels, l’exacerbation de la crise du système partisan, la violation des droits humains, l’instrumentalisation de l’État à des fins politiques » comme des « menaces réelles pour la démocratie, la paix et la stabilité. »

Coordonnateur du pôle des non-alignés, Déthié Faye a relevé que « ce qui était considéré hier comme ne pouvant arriver au Sénégal s’avère être aujourd’hui une forte possibilité qui installe la peur du lendemain dans tous les compartiments de notre société. »

Du côté de la mouvance présidentielle, Me Amadou Sall a invité les uns et les autres à ne pas perdre de vue l’intérêt supérieur de la nation et fustigé les attaques de domiciles et la destruction des biens appartenant à autrui. Aymérou Gningue, quant à lui, a alerté sur le danger lié à la « fragilisation des institutions » et vanté les mérites de son leader ayant toujours été ouvert au dialogue.

Mamadou Faye du Parti Socialiste (PS, majorité), allié de Macky Sall, a estimé que « le pouvoir et l’opposition ont l’obligation de s’entendre sur l’essentiel pour consolider la démocratie qui caractérise le Sénégal. » Ainsi, Nicolas Ndiaye de la Ligue Démocratique / Mouvement pour le Parti du Travail (LD/MPT, majorité) a plaidé pour « la construction de consensus » dans la lignée des pères fondateurs de la nation.

Concluant l’ouverture des travaux, le président Macky Sall a magnifié la « diversité des points de vue » et précisé que « le dialogue devra s’organiser autour de commissions » après « la finalisation des termes de référence d’ici la fin de ce week-end. » À l’en croire, il est bien possible d’arriver à des conclusions « dans le courant du mois de juin » pour que les actes nécessaires à l’effectivité des mesures puissent être pris.

ID/ac/APA
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