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Fête du Travail - Remise de cahiers de doléances au chef de l’État: allocution du Secrétaire général du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal
Publié le mardi 2 mai 2023  |  aDakar.com
Réception
© Présidence par PMD
Réception des centrales syndicales au palais de la République
Dakar, le 1er mai 2023 - Le chef de l`État a reçu, lundi 1er mai 2023, les Centrales syndicales, à l`occasion de la Fête internationale du Travail.
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Excellence Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président du Conseil Economique Social et Environnemental
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre du Travail,
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,
Madame la présidente du Comité du haut Conseil du Dialogue social
Distingués représentans du Patronat,
Camarades Secrétaires Généraux,
Mesdames, Messieurs, en vos rangs et qualités
Chers Camarades journalistes, confrères, présents pour les besoins de cette cérémonie


Monsieur le Président de la République,

Permettez que l’on vous présente nos condoléances ainsi qu’à toute la nation sénégalaise, particulièrement à ses familles professionnelle et biologique, après la disparition actée le 29 avril 2023, de Mame Less Camara, rappelé à son seigneur. En nous tous, il y a une part de Less, comme on l’appelait affectueusement. Puisse son esprit et ses valeurs continuer à nous servir de boussole dans un monde des médias de plus en plus perturbé.

Puisse-t-il reposer en paix, au Paradis ainsi que tous nos disparus. Rendons grâce à Dieu, le Très Haut, de permettre à la majorité d’entre nous d’être présents cette année, et d’assister à cette cérémonie hautement symbolique, où le Chef de l’Etat est à l’écoute des travailleurs, ceux-là qui sont la sève nourricière de notre Pays, le Sénégal.


Monsieur le Président de la République,

Me voici modestement devant vous une nouvelle fois, investi de la confiance de mes pairs membres du SYNPICS, de ces braves Messieurs et Dames, qui ont choisi le difficile métier de Professionnels de l’Information et de la communication sociale au Sénégal.

J’ai eu l’honneur dans un souci d’alerte, de vous faire part des difficultés que les journalistes et techniciens des médias, connaissent, de surligner les manquements auxquels s’adonnent certaines entreprises de presse, mais également de vous entretenir de notre volonté de renverser cette tendance, nous les acteurs, en tenant les Assises des Médias, exercice qui vise à apporter la contribution du secteur aux réformes qui s’imposent à notre pays le Sénégal.

S’il plait à Dieu, à la fin du prochain trimestre, Monsieur le président de la République recevra les premières conclusions de cette série de réflexions, et les propositions de réformes y afférentes.

Permettez dès à présent que l’on remercie d’avance ces sommités académiques et professionnels qui ont déjà commencé à s’approprier les six thématiques retenues, et qui j’en suis convaincu nous proposerons des conclusions de très hautes factures à même d’assurer à notre Pays, de retrouver sa presse de qualité d’antan.

Acceptez également Monsieur le Président de la République que l’on adresse nos remerciements à votre gouvernement dont des membres éminents ont compris le sens que nous donnons à ce projet et ont déjà assuré leur participation sous plusieurs formes. Il en est du ministre de la communication, en charge de la tutelle technique, du ministre de la justice qui nous a fait la promesse de nous faire accompagner par des juristes de très haut niveau, de leurs homologues de la culture et du travail chez qui nous attendons un accompagnement technique, mais également du ministre de l’intérieur qu’on espère avoir à nos côtés. Notre objectif avec le ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité publique, est de trouver un modus-operandi stabilisé qui permettra aux journalistes, caméramen et photographes de cohabiter avec la Police et la Gendarmerie dans les théâtres d’opération du maintien ou du rétablissement de l’ordre public, sans qu’une des parties, ne cause des préjudices à l’autre.

Que la presse puisse faire son travail et rendre compte d’évènements dignes de l’intérêt public, et que les FDS puissent également remplir leur mission. Cela a toujours été le cas au Sénégal et rien ne doit s’y opposer si la volonté de part et d’autre est manifeste et les termes des missions clairement connus de tous. Le Devoir d’informer est un droit constitutionnel. Rétablir ou maintenir l’ordre est une nécessité absolue. Un journaliste qui couvre un évènement et partage la scène avec des FDS ne peut se plaindre de respirer les effluves des gaz lacrymogènes (même les policiers et gendarmes eux-mêmes les inhalent), Mais, le journaliste, le cameraman et le photographe professionnel ne doit surtout pas avoir l’impression que les charges lui sont destinés. La presse n’a pas vocation à manifester, mais à l’obligation de couverture de ces manifestations.

Monsieur le Président de la République, ces assises ne règleront pas tout, tout de suite. Mais leur tenue est d’une nécessité pour marquer la volonté de notre pays, de retrouver sa Presse d’Antan. Une presse sans connivence avec aucun des segments de notre société, une Presse sans complexe et sans peur, une Presse qui, en toute responsabilité assure un pluralisme de l’information et assume sa mission de n’être qu’au service exclusif du Public dans son acception la plus diverse qui soit. Une presse qui respecte ses travailleurs, respecte leurs droits, assure leur couverture sociale et propose au public des produits Vraies, dénuées de toute tentative de manipulation ou d’orientation. Une presse responsable, qui œuvre à libérer les consciences, à éduquer les plus vulnérables, à alerter constamment sur les manquements de la gouvernance publique. Une presse utile. Surtout pas une Presse-Fastfood ! manipulable à souhait parce que ses travailleurs précarisés, son niveau intellectuel chahuté, et ses patrons enrôlés dans des agenda de défense d’intérêts purement pécuniers.


Réconcilier les Sénégalais avec un secteur des médias propre, où les entités auront pignon sur rue, leur promoteurs connus, leurs actionnaires identifiés, leurs lignes éditoriales respectées, doit être un objectif de tous.
Pour cela nous espérons le soutien et l’apport de l’Etat aux entreprises de Presse en actualisant leur environnement économique et en le rendant moins contraignant d’une part, et l’implication constant de l’Etat et de ses différents démembrements pour protéger les acquis des travailleurs et mettre un terme à la délinquance volontaire de certains.
Entre les deux, la presse devra continuer à être encadré par l’autorégulation avec un Cored renforcé en moyens et la régulation des entreprises doit se faire par un Régulateur aux pouvoirs légaux élargis.

Permettez que je cite notre désormais défunt Mame Less Camara, auteur du discours lors de l’installation du premier tribunal des pairs en août 2014.
Il disait ceci : Attraire un journaliste devant la justice pour obtenir réparation est un droit inaliénable. S’adresser au CORED est une garantie que l’auteur de l’agression par voie de presse, le journaliste, ne pourra même pas invoquer une atteinte à la liberté d’informer. Jugé par ses pairs et dénoncé publiquement par ses confrères et consœurs, jusque dans l’organe diffuseur des éléments constitutifs du délit, le fautif n’aura pas d’autre choix que de s’amender ou risquer de devoir, en cas de sanction extrême, s’éloigner du travail des journalistes».

Disposer d’une presse où les journalistes fautifs de quelque écart sont d’abord recadrés par le Cored, et seulement après, mis en position de répondre CIVILEMENT de leur forfaiture, c’est faisable. Un tribunal des pairs revigorés, dotés de moyens d’investigation et d’analyse, qui s’autosaisit à chaque fois que son propre monitoring le commande, qui anticipe certaines dérives en professant la bonne pratique éthique et déontologique, est dans nos cordes, au Sénégal. Nous sommes pointés du doigt en tant que pays parmi ceux qui perdent des places au classement des meilleurs pratiques, nous devons retrouver notre position de leader, Monsieur le Président de la République, parce que je ne suis pas convaincu qu’ailleurs dans la sous-région, ils valent mieux que nous.

Le régulateur parlons-en ! Il est frappé d’obsolescence à force de réajuster son cadre légal au détours des évolutions technologiques. Marquons un Stop, remettons tout à plat et dotons notre pays d’un régulateur dont le champ de compétence est actualisé, les modes de saisines ouverts au public, les décisions puisées dans la stricte légalité et leur application efficiente. Il ne sert à rien de couper un signal d’une télévision, si la diffusion des programmes incriminés peut se faire via un autre canal, notamment de Youtube. Dans le Sénégal médiatique dont nous rêvons, il ne devrait même pas y avoir de coupure de signal parce qu’en amont, tous les moyens de contrôle et d’alerte s’auto-déploient, pour qu’on n’en n’arrive pas à cet extrême.

Ce Sénégal d’une presse qui n’est pas persécutée, indépendante, utile et responsable n’est pas une Utopie.

Déjà, il est des prémices encourageantes lorsqu’on l’on se rapporte aux chiffres de la commission nationale de la carte de presse du Sénégal. Rappelons le ici, du point de vue de la LOI en vigueur au Sénégal, pour être considéré comme journaliste ou technicien de l’information, il faut détenir ABSOLUMENT la carte nationale de presse.
L’article 22 du Code de la Presse est clair : … (je cite : 2e alinéa) Seuls les détenteurs d’une carte nationale de presse, peuvent se prévaloir de la qualité de journaliste ou de technicien des médias..

Savoir aujourd’hui, que 2196 demandes sont parvenues à la commission, que pour le moment 1573 dossiers sont validés, et que déjà 1410 cartes sont produites, est une source de satisfaction d’autant que les enrôlements se poursuivent. Cette carte devrait en sus de permettre l’identification du journaliste, lui ouvrir les portes de l’accès à l’information, et lui faciliter les déplacements, l’accès au soins médicaux etc…C’est la pratique ailleurs, notamment dans les pays développés parce que c’est une manière pour l’Etat, de pallier aux coûts élevés de la recherche de l’information. Faudrait-il juste en attendant, que le Gouvernement acte le caractère obligatoire de l’obtention de la carte par un arrêté interministériel et fasse accompagner sa détention d’avantages ciblés.

A contrario, savoir qu’au Sénégal, près de la moitié de ceux qui travaillent dans des médias, sont sous payés, que 17 % des jeunes reporters ne disposent même pas de contrats de travail dûment signés, est plus qu’alarmant en 2023.

Vous avez donné des instructions, Monsieur le Président de la République, pour que la Convention Collective du secteur de la presse, celle-là qui fixe les minimas salariaux soient respectés par les entreprises de presse et par toutes les entités publiques comme privés qui y sont assujetties.

Notons Monsieur le Président de la République, pour nous en étonner que la Direction de la Solde refuse jusqu’ici elle aussi d’appliquer la nouvelle convention aux agents de l’Etat, journalistes et techniciens qui travaillent pourtant pour le gouvernement en tant que chargés de communication ou autre. Les primes et indemnités prévues par la convention collective ne leur sont toujours pas appliqués alors qu’ils y ont droit.

Dans le privé, Les dernières constatations faites nous renseignent que très peu d’entreprises la respectent ou si elles la respectent, ce n’est le cas que pour une infime partie de leur personnel.
C’est particulièrement le cas dans les médias privés. Par exemple il y a une télévision privée de la place qui ne compte pas de plus de dix journalistes et techniciens payés sur la base de la convention disposant de contrats enregistrés à l’Inspection du travail de Dakar. Tout le reste de son personnel est constitué de prestataires.
L’objectif souvent est d’afficher un respect de façade pour bénéficier des largesses du fond d’appui et de développement, lequel procède à un sommaire contrôle de conformité avant d’étudier les dossiers de demande de subvention.
Dans les réformes que nous souhaitons ardemment, toute entreprise qui ne respecte pas la Convention Collective, ne devrait plus bénéficier directement du fonds d’appui que si c’est pour financer son programme de mise en conformité.
Elle ne devrait pas non plus recevoir de ressources issues de la publicité que contre la promesse de disposer d’un quitus social dans un délai de trois ans. A défaut, les licences et autres autorisations dont cette entreprise bénéficie doivent être retirées et remises au personnel qui sera à ce moment organisé en société et qui va hériter de la mission de service public. Tant qu’on n’aura pas un cadre légal, aussi radical, on assistera toujours à cette sorte d’exploitation de l’homme par des hommes cupides. Il n’est plus acceptable que sous couvert d’une entreprise de presse, un promoteur encaisse de la publicité, dispose de conventions commerciales dites de partenariat, reçoive des virements de google, émarge au fonds d’appui et continue de payer ses employés avec des miettes.


Monsieur le Président de la République, permettez que je vous entretienne à ce propos de la situation des correspondants régionaux de la Presse. La plupart de ces correspondants sont des fonctionnaires, qui doivent être au service exclusif de leur employeur l’Etat du Sénégal. Ces gens sont coupables d’une sorte de siphonnage des emplois destinés à des jeunes diplômés, en violation manifeste de la Loi. Il est temps qu’ils laissent leurs emplois aux journalistes et techniciens formés à cet effet.

Des journalistes sont formés dans des écoles reconnues, bien dotées et ne rechignent aucunement à aller en région. Sauf qu’on ne leur propose pas autre chose que des piges payées à 2000 frs l’unité ! Oui Monsieur le Président, vous avez bien entendu : 2000 frs par pige à un journaliste et technicien de région. C’est une porte béante à la corruption de professionnels laissés à eux-mêmes. Et surtout à la désinformation ou à tout le moins à l’information parcellaire et commanditée. Tant il est vrai que qui paie commande ! Le promoteur d’un évènement qui a les moyens de déplacer les journalistes et de les perdiemiser à plus de chance de voir son évènement traité que celui qui ne dispose pas de moyens. Or très souvent celui qui ne dispose d’aucun moyen est plus légitime, et l’information qu’il souhaite porter à la connaissance du public présente plus d’intérêt.

Ce métier ne se pratique pas pour être riche. Pour autant la pratique journalistique requiert un minimum de moyens sociaux, indispensables pour garantir la dignité des travailleurs et par ricochet, l’utilité et la fiabilité des informations qui doivent parvenir au public.

Monsieur le Président de la République, il y a une autre pratique que nos autorités doivent freiner : Il s’agit de la précarisation des emplois à laquelle s’adonnent des médias internationaux qui ont choisi d’investir Dakar soit pour y disposer d’un bureau ou d’un réseau de correspondants. Dans ce lot, nous pouvons citer APA News, BBC et Radio Chine…
Ces trois entités qui ont reçu toutes les autorisations pour exercer à partir de Dakar, font preuve d’un mépris criard envers leurs travailleurs et violent allègrement leurs droits. Au motif fallacieux de difficultés économiques, BBC et Radio Chine ont mis ou vont mettre au chômage des dizaines de collaborateurs. A ce titre la BBC, qui a plusieurs dossiers au tribunal du travail et qui perd ses procès les uns après les autres et qui s’était déjà illustrée par le licenciement d’un journaliste qui avait commis la ‘’Faute’’ d’avoir interviewé un auteur d’un livre sur le Rwanda, est le média étranger le plus irrévérencieux vis-à-vis du Code du Travail Sénégalais. Aujourd’hui, alors qu’à Londres ça négocie fermement pour des départs volontaires, à Dakar, le risque est grand de voir une vingtaine de travailleurs licenciés avec seulement trois mois de salaires comme indemnités de départ. C’est inacceptable !

Ces deux médias font une émule : il s’agit d’APA News, une agence de presse privée, qui a imposé unilatéralement depuis des années une baisse de 10 % de salaire à ses travailleurs et qui continue d’appliquer l’ancienne convention. Les autorités, notamment les ministères de la communication et du travail peuvent y mettre un terme. Et nous le souhaitons ardemment.

Pour terminer, Excellence Monsieur le Président de la République, le cahier de doléances qui vous sera remis tout à l’heure, contient des revendications émanant de 14 de nos sections. Il s’agit des trois médias publics et de TDS, de deux universités publiques, et des entreprises de la presse privée.
Les inquiétudes sont de plusieurs ordre. Retenons qu’il s’agit de problème de management, de manque de respect à des représentants syndicaux légitimement désignés, de retards criards de salaire, d’absence de contrats de travail, de disparition organisée d’organes de presse sans payer le passif (le cas du populaire est flagrant : après plusieurs années sans recevoir de salaire, ce journal a tout bonnement disparu et le promoteur s’est refugié derrière une procédure judiciaire pour laisser des pères et mères de famille tomber dans l’indigence la plus abjecte). Des fiches synthétiques rapportant la situation au sein de chaque entité sont rédigées et jointes au cahier qui vous est destiné.

Pour ce qui est des médias publics, à part l’APS dont les travailleurs réclament un siège et un budget augmenté, preuve que le management s’est renouvelé, retenons toujours pour le dénoncer que le Soleil surtout et la RTS, restent des lieux où le dialogue est rompu, sinon vicié. Monsieur le Président de la République, nous demandons solennellement la résolution définitive des crises syndicales dans ces maisons. La solution est là à portée de mains : elle se nomme écoute et générosité. Elle appelle la fin de tactique d’affaiblissement de partenaires sociaux légitimement choisis par leurs pairs. Surtout, ces conflits n’ont pas lieu d’être lorsque les budgets ont connu des hausses considérables par des contributions directes de l’Etat. On est fier de la Tour de la RTS qui sort de terre et qui prend sa place dans le paysage du Dakar Moderne. Mais on sera plus à l’aise si on savait les querelles tues ! On espère surtout que la nouvelle direction de TDS, saura faire taire les remous qui nous y parviennent, en s’obligeant de s’asseoir avec les délégués pour discuter.
C’est en effet très stressant, Monsieur le Président de la République, de devoir arbitrer des petites querelles qui n’ont aucune raison d’exister.

Excellence Monsieur le Président de la République, le secteur des médias, particulièrement les professionnels des médias, attend beaucoup de l’Etat du Sénégal.

Nos revendications ne sont pas chimériques. L’on se souvient toujours des sages paroles de Serigne Abdoul Ahad recevant l’un de vos illustres prédécesseurs, Abdou Diouf et les représentants syndicaux, alors que la crise scolaire à l’époque était à son paroxysme.
Le Khalif des mourides, régulateur social leur avait dit. S’adressant aux syndicalistes : Portez toujours des revendications réalistes ! Et au président Diouf il prodigua ce conseil : Ne refusez jamais ce qui est possible !

Laathie Leen lou meuna nek, Boul Gantal lo Meuna Def

En conclusion Excellence Mr le Président de la République,

Nous intercédons humblement pour que notre jeune frère Pape Ndiaye, chroniqueur judiciaire à Walfadjri sorte de Prison. La ‘’Justice’’ rendue par le tribunal des pairs devrait être un préalable à toute poursuite d’un journaliste devant le temple de Thémis.

Vive la République !
Vive le Sénégal !
Vive la Presse !
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