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«Magistrat» réprimandé par un policier : la grosse bourde du ministère de la Justice
Publié le vendredi 16 septembre 2022  |  Seneweb
«Magistrat»
© Autre presse par DR
«Magistrat» réprimandé par un policier : la grosse bourde du ministère de la Justice
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Pour avoir jeté sur la voie publique des déchets, un homme au volant d’une voiture a été sévèrement réprimandé par un policier de la circulation. L’image a fait le tour du web. Sur la vidéo, le mis en cause se présente en tant que magistrat, mais il sera démenti par un communiqué du ministère de la Justice.

Les services de Me Malick Sall, le Garde des Sceaux, ont en effet déclaré qu’à la suite d’«investigations internes, il s’avère que le monsieur en question n’est pas reconnu comme faisant partie du corps des magistrats». Le ministère avait ajouté que «des investigations sont en cours pour l’identifier et engager des poursuites contre lui pour usurpation de fonction».

Les Echos informe que «le monsieur en question» est bel et bien un magistrat. Le journal précise qu’il officie à la Cour des comptes.

C’est l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) qui a pris le contrepied du ministère de la Justice et rétabli la vérité. Elle a saisi la tutelle d’un courrier pour s’insurger contre le traitement infligé au «monsieur en question»- un des leurs- par l’agent de la circulation.

«L’UMS qui condamne fermement ces agissements inadmissibles, tient à vous exprimer, Monsieur le Garde des Sceaux, son indignation et sa vive préoccupation, partagées par des collègues, dont la plupart sont révoltés par cet affront qui vise simplement notre fonction», ont écrit les magistrats.

Ces derniers disent ne pas comprendre «qu’un simple policier puisse, au mépris des lois et règlements, s’ériger en justicier pour infliger publiquement une peine aussi lourde que l’atteinte à sa dignité et à son honneur».

L’UMS a demandé au ministre de la Justice de saisir son collègue de l’Intérieur afin que «des mesures disciplinaires, à la mesure de la gravité des faits, sont prises à l’encontre de l’agent en cause et que les instructions utiles soient données au sein de son département pour que pareille situation ne se reproduise à l’avenir».
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