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La réforme fiscale explique la baisse des recettes, selon Amadou Ba
Publié le jeudi 15 mai 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise


Assemblées
© aDakar.com par DR
Assemblées de printemps de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International: Intervention du ministre des finances, Amadou BÂ à la réunion de haut niveau sur le thème «Vers une UEMOA plus dynamique et plus résiliante»
Dimanche 13 avril 2014. Washington (Etats Unis). Amadou BÂ, Ministre des finances a pris part aux Assemblées de printemps de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI). Ph : Ministre des finances, Amadou BÂ


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La grande réforme fiscale opérée par le gouvernement sénégalais est la cause de la baisse des recettes financières, a souligné, mercredi à Dakar, le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba.

''’Nous avons des secteurs qui connaissent des difficultés et qui ne paient pas d’impôts. Ça aussi ce sont des éléments qui concourent à diminuer les recettes’’, a-t-il dit, lors de la signature de deux conventions de financement avec la Banque islamique de développement (BID).

Selon M. Ba, ‘’il faut analyser les recouvrements sur plusieurs axes. Par rapport à la loi de finances, on peut ne pas être à l’objectif, par rapport aux recettes de l’année antérieure, ce qu’on appelle glissement annuel’’.

''En glissement annuel, a-t-il expliqué, les recettes ont cru de 7%. Le Sénégal a engagé une grande réforme fiscale ce qui a fait qu’on a quelques difficultés de recettes. La stratégie a été de simplifier, de réduire la fiscalité sur le capital et d’essayer d’appréhender le revenu du capital''.

''La simplification a été opérée et ça se vit. C’est plus de transparence dans la gestion fiscale. L’Etat a renoncé à 40 milliards de francs de recettes. C’est une hausse de salaires que nous avons donnée aux travailleurs, secteur privé comme secteur public. Ça été une mesure saluée par tous'', a-t-il fait valoir.

''Il y a également la fiscalité concernant les entreprises. Nos entreprises avaient un gros handicap. Notre système fiscal était organisé de telle sorte que l’Etat avait mis en place des mécanismes de pré-compte de retenues à la source qui lui permettaient d’engranger beaucoup de ressources, mais de transférer les difficultés aux entreprises’’, a soutenu M. Ba.

Il a souligné que l’Etat a décidé de ''supprimer le pré-compte et de se considérer comme un agent économique normal''. ''Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, les entreprises sont en train d’absorber les crédits de TVA et c’est ce qui fait que le choc que nous avons eu en 2011 sur l’industrie a été supporté par les entreprises’’.

Le ministre en outre précisé que ''ces effets cumulés ont fait que nous n’avons pas pu atteindre les objectifs fixés dans la loi de finances initiale'', affirmant que ''rarement nos administrations ont réussi à atteindre les objectifs fixés dans la loi de finance initiale''.

‘’Par contre, en glissement annuel, si on compare les revenus tirés par l’Etat sur les fiscalités sur le premier trimestre 2014 à ceux de 2013, il y a une hausse de 7%. Cette hausse me donne satisfaction, parce qu’elle est tirée par les activités intérieures’’, a-t-il relevé.

‘’Cela veut dire que l’industrie, l’activité intérieure, est en train de se redresser. Il n'y a pas de secret, si vous voyez la fiscalité dans le mauvais sens, faites une analyse des activités intérieures’’, selon Amadou Ba.

‘’ Le gouvernement a pris des mesures très fortes pour soutenir, appuyer les entreprises en difficulté et je pense que ces mesures sont en train de porter leurs fruits sur la campagne de commercialisation agricole’’, a encore estimé le ministre.

Pour lui, ‘’cette année, les industries ont collecté 250.000 tonnes. Si nous parvenons à transformer ces 250.000 en huile, vous verrez un écart extraordinaire entre la croissance de l’année sur ce secteur et la croissance de cette année’’.

''Aujourd’hui sur le plan économique, les agrégats se portent très bien. On en veut pour preuve que les taux d’intérêt auxquels nous empruntons baisse continuellement’’, a-t-il souligné.

‘’Globalement, la situation économique s’améliore de manière significative grâce à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE). On ne peut pas être dans une logique de continuité. Il est facile de faire des recettes tout de suite’’, a-t-il assuré.

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