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La longue liste de détenus morts en garde à vue dressée par Guy Marius Sagna
Publié le jeudi 10 juin 2021  |  senenews.com
Conférence
© aDakar.com par ND. F
Conférence de presse de Guy Marius Sagna
Dakar, le 25 mars 2021 - Guy Marius Sagna a animé, ce jeudi 25 mars 2021, une conférence de presse, au siège de “Frapp France Dégage“. L`activiste est sorti de prison mercredi après que la liberté provisoire lui a été accordée.
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Guy Marius Sagna dénonce, encore. La mort, par pendaison, au commissariat central de Dakar, d’un des présumés complices de Baye Modou Fall alias «Boy Djinné», occupe l’actualité de ce mercredi 9 juin. Abdou Faye, c’est de lui qu’il s’agit, vient allonger ainsi la liste des victimes décédées au cours de leur garde à vue dans les postes de police au Sénégal.

Ce qui a fait dire à l’activiste Guy Marius Sagna que ces lieux sont de «vrais cimetières». «Abdoulaye Faye déclaré pendu au commissariat central. Elimane Touré, mort dans le poste de police du port de Dakar. Il est dit qu’il s’est suicidé. Pape Sarr brûlé vif dans un commissariat. Telle une momie, il mourra dans ses bandages à l’hôpital. Seck Ndiaye, bastonné jusqu’à la mort dans sa chambre par cinq policiers. Abdoulaye Timera, renversé par une voiture de police roulant en sens inverse qui le fracture. Il mourra quelques heures plus tard. Pour tous ces cas, c’est : police partout, justice nulle part ! Déni de justice total !», accuse ce membre du Frapp.

Sur ce, il réclame justice à toutes les «victimes de violences policières». «Nous banalisons les violences policières jusqu’au jour où nous en sommes victimes. Cela fait des années que nous disons à l’État néocolonial du Sénégal que l’impunité fonctionne comme un permis de tuer, comme un encouragement à assassiner. Il faut décoloniser la police sénégalaise qui se comporte comme une police d’occupation», a affirmé Guy Marius Sagna.

Avant de renseigner : «L’État ne nous écoute pas, pour l’instant trop occupé qu’il est à convaincre les mauvais policiers et mauvais gendarmes qu’ils peuvent casser du manifestant impunément. Voilà pourquoi nous ne cesserons jamais de rendre hommage aux policiers, gendarmes qui refusent d’être inutilement violents envers le peuple.»

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