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Abdoulaye Diouf Sarr à Thiaroye: ‘’Aucun élément qui peut nous permettre d’indexer la dangerosité des poissons’’
Publié le lundi 23 novembre 2020  |  Enquête Plus
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© aDakar.com par DR
Rencontre sur le financement des collectivités locales
Dakar, le 20 janvier 2017 - Une rencontre sur la fiscalité locale pour un financement des collectivités locales s`est tenue à Dakar. La réunion a été présidée par le ministre de la gouvernance locale. Photo: Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la gouvernance locale
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Trois ministres de la République se sont rendus, hier, à Thiaroye-sur-Mer et à Rufisque, pour s’enquérir de la santé des pêcheurs victimes de la maladie mystérieuse dont on cherche à percer le mystère. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr s’est prononcé, notamment, sur la dangerosité des poissons.

Une délégation du gouvernement, dirigée par les ministres de la Pêche et de l’Economie maritime Alioune Ndoye, de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall et de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr, s’est rendu, hier, à Thiaroye, au chevet des pêcheurs qui souffrent de cette maladie mystérieuse.

A la fin de l’étape de Thiaroye - la visite devait se terminer à Rufisque - le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a livré à la presse un certain nombre d’informations.

Il a, d’abord, fait cas d’une réunion entre les trois ministres présents sur le site, avant-hier, au cours de laquelle ils ont pris la décision de faire une visite de terrain dans les zones touchées, pour mieux apprécier la situation. Il renseigne, aussi, que très rapidement après l’apparition de cette maladie, dans la multisectorialité, eux trois ont déployé leurs équipes pour des investigations. De ce fait, ils savent aujourd’hui que la cause n’est pas virale.

Ainsi, d’autres pistes sont explorées, notamment la piste toxique et celle liée aux algues. Ils attendent, dit-il, la confirmation des résultats.

400 pêcheurs touchés

Le ministre de la Santé renseigne, ainsi, que le nombre de pêcheurs touchés est de 400. Ils ont pêché entre Saint-Louis, Lompoul, Fass Boye, etc. ‘’Nous restons aujourd’hui sur une situation où il y a des conséquences sur le plan dermatologique qu’on est train de prendre en charge à Mbao et d’autres sites dédiés pour la prise en charge des cas sociaux. A l’état où nous parlons, il n’y a aucun élément, au plan scientifique, qui peut nous permettre d’indexer la dangerosité des poissons. Il n’y a pas une situation qui mérite une alerte à ce niveau-là. Donc, sur ce point de vue, vous pouvez vous rassurer. Il y a une amélioration nette, concernant leur prise en charge dermatologique’’, informe le ministre de la Santé.

Il ajoute que le Sénégal travaille avec le règlement international en matière de santé. D’autres ministères, à savoir les Forces armées, l’Intérieur, en sus des deux autres, sont mobilisés pour assurer la sécurité sanitaire de la population, au sens global du terme. ‘’Ce que nous pouvons dire est que tout le dispositif est en branle pour faire la prise en charge, aussi bien sociale que médicale, en attendant de savoir, et de manière sûre, la cause de cette maladie. Nous ne pouvons pas, de manière hâtive, tirer certains genres de conclusions. Nous attendons les résultats du laboratoire. Certes, pour ce genre de cas, il y a toujours des hypothèses, mais on ne peut pas faire autrement. Ce qu’il faut noter est que jusque-là, on n’a pas vu de cas secondaires de contamination. Ce qui est encourageant’’, rassure le ministre Diouf Sarr.

Il soutient, enfin, que certains malades ont été libérés et sont rentrés chez eux.

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PERCÉE DE LA MALADIE MYSTÉRIEUSE A THIÈS

La région comptabilise 260 cas

Depuis l’apparition de la maladie mystérieuse qui frappe les pêcheurs, la région de Thiès totalise 260 cas mis en quarantaine et pris en charge dans les domiciles. C’est qu’a révélé, hier, le médecin-chef de région, le Dr Malick Ndiaye, qui précise que les populations peuvent continuer à consommer du poisson frais.

GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

Réputée zone de pêche, la région de Thiès souffre de la maladie mystérieuse qui attaque, depuis quelques jours, les pêcheurs revenus de mer. Dans cette capitale régionale, 260 personnes l’ont déjà contractée. Le village lébou de Ndayane, situé entre Touba-Dialaw et Popenguine, reste la localité la plus infectée, avec un total de 202 cas. Le reste est partagé entre Mbour et Fass Boye, dans le district de Tivaouane. Ces chiffres ont été communiqués, hier, par le médecin-chef de la région médicale de Thiès.

‘’Cette maladie dite mystérieuse, apparue pour la première fois à Thiaroye˗sur-Mer, est présente dans la région de Thiès. Nous avons enregistré un total de 260 cas dont la plupart ont été répertoriés au niveau des villages de pêche. A Ndayane, nous avons un nombre de 202 cas. A Mbour également, 19 pêcheurs ont déjà contracté cette maladie. Au niveau de Joal, ils sont au nombre de 29. Ce matin (hier), on nous a répertorié au niveau de la zone côtière, dans le district de Tivaouane, à Fass Boye, 10 cas de cette maladie mystérieuse. Ce qui fait un total de 260 personnes qui ont contracté ces lésions dermatologiques au niveau de la peau’’, a expliqué le Dr Malick Ndiaye au cours d’un entretien avec des journalistes qui lui présentaient leurs condoléances, suite au décès de sa mère.

Poursuivant, le patron de la région médicale de Thiès renseigne que, dès l’apparition des premiers cas de cette maladie mystérieuse à Thiaroye˗sur-Mer, des équipes ont été aussitôt alertées. Ce niveau d’alerte maximale a très tôt permis au Dr Malick Ndiaye et son équipe de retrouver tous les cas.

De plus, rappelle-t-il, tous ces cas retrouvés sont des pêcheurs qui revenaient de mer. ‘’Nous avons investigué pour voir s’il n’y avait pas une notion de contamination. On sait que la notion de contamination est exclue. Ce n’est pas dû à un virus ou à un arbovirose. Les enfants et les femmes qui sont restés dans ces villages de pêche n’ont pas contracté cette maladie. Nous avons vu que cette maladie a été contractée en haute mer. L’origine est en train d’être déterminée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, rassure celui qui vient d’être affecté au ministère de la Santé.

Consommer du poisson n’est pas un danger

De plus, le Dr Ndiaye précise que les ministères de la Pêche et de l’Environnement travaillent de concert avec le département dirigé par Abdoulaye Diouf Sarr afin de déterminer les causes exactes de l’apparition de cette maladie mystérieuse qui affecte, depuis quelque temps, les pêcheurs.

Dans ce processus, le collaborateur en chef du ministre de la Santé dans la région de Thiès soutient que ce travail va aider à connaître les tenants et les aboutissants de cette maladie.

De fait, après avoir lancé le travail de recherche et répertorié tous les cas, la région médicale s’est attaquée au défi de la prise en charge de ces 260 cas. Sur ce point, le Dr Ndiaye indique que des équipes de dermatologues ont été dépêchées dans les zones infectées pour s’occuper des patients. La prise en charge se déroule dans les domiciles où les malades sont placés en quarantaine. Heureusement, se réjouit le Dr Malick Ndiaye, qu’aucun cas grave n’a été signalé par les médecins˗chefs de district qui sont en contact avec les patients.

D’ailleurs, il reconnait que, dans plusieurs sites, beaucoup de cas ont déjà été traités. Ces personnes sont guéries. Toutefois, il souligne l’importance de poursuivre les efforts de sensibilisation pour épargner les pêcheurs, avec une surveillance beaucoup plus accrue dans les zones de Ndayane et Joal. A cet effet, il annonce la tenue d’une réunion exclusivement consacrée à ce sujet. Celle-ci sera dirigée par le gouverneur de Thiès Mamadou Moustapha Ndao.

Doit-on arrêter de consommer du poisson frais, le temps d’en finir définitivement avec cette maladie mystérieuse ? Le médecin˗chef de la région médicale répond par la négative. Pour lui, cela n’a rien à voir avec cette maladie et les populations peuvent continuer à consommer le poisson. De plus, il rappelle que ce sont juste des lésions dermatologiques qui sont remarquées chez les pêcheurs revenant de haute mer.
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