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Palais de Justice: la presse privée interdite d’accès, le Synpics dénonce
Publié le vendredi 10 juillet 2020  |  Rewmi
La
© aDakar.com par SB
La détresse des partisans de Khalifa Sall, au palais de justice
Dakar, le 30 mars 2018 - Des dizaines de partisans du député-maire de Dakar étaient au palais de justice, ce matin, pour entendre le verdict condamnant leur leader à une peine de prison de 5 ans ferme. Un imposant dispositif sécuritaire avait été mis en place devant le tribunal.
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L’affaire de l’activiste Abdou Karim Xrum Xax a été abordée, hier, au tribunal de grande instance de Dakar. Cependant, la presse privée qui venait tous les jours couvrir les procès a été interdit d’accès. La raison ? Leurs cartes de presse ne permettent pas de les identifier. Ce fait a été déploré par le Synpics qui a été informé par le bureau de l’Association nationale des chroniqueurs judiciaires (Ancj).

Les chroniqueurs judiciaires étaient, hier, au palais de justice de Dakar, comme d’habitude, pour couvrir les audiences. Mais grande a été leur surprise lorsque le gendarme préposé à la sécurité leur a notifié que la presse privée n’est pas autorisée à accéder au tribunal. Seule la journaliste du quotidien national le Soleil a pu entrer. Interrogé par cette dernière, le gendarme lui a indiqué que leurs cartes de presse ne permettent pas de les identifier.

C’est sur ces entrefaits que le Synpics a été informé par le bureau de l’Association nationale des chroniqueurs judiciaires (Ancj). Il faut dire que cette décision viole deux principes : le libre accès par les citoyens à une audience publique du tribunal qui rend la justice au nom du peuple et le libre accès à une source d’information. D’après certains chroniqueurs judiciaires, la décision de leur interdire l’accès émane, selon le nouveau chef de poste, du secrétariat de la Cour d’Appel de Dakar.

Le Synpics, en rapport avec l’Association nationale des chroniqueurs judiciaires, condamne sans réserve cette décision discriminatoire. Dans un communiqué de presse, le syndicat rappelle que : les journalistes sont envoyés en mission de service public lorsqu’ils se rendent au tribunal, les cartes dites « maison » sont les mêmes utilisées un peu partout et qui permettent aux journalistes d’avoir l’accès dans d’autres institutions de la République sans restriction aucune, la non mise en place de la commission nationale de la carte de presse, n’est pas du ressort des chroniqueurs judiciaires.

Toutefois, le Synpics en appelle donc à la levée de cette mesure et appelle les autorités administratives du Palais de Justice à, au contraire, aménager de meilleurs espaces de travail aux chroniqueurs judiciaires qui par ailleurs permettent au peuple sénégalais d’être au courant de l’actualité et des faits traités au tribunal. Le Synpics, en rapport avec l’Ancj, demande enfin aux autorités judiciaires, le ministre de la justice Me Malick Sall en particulier, de se saisir de cette affaire pour un règlement dans les plus brefs délais.
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