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Le Soleil N° 13186 du 9/5/2014

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Économie

Lutte contre le typha : L’Etat engage les travaux de sauvegarde du Lac de Guiers
Publié le vendredi 9 mai 2014   |  Le Soleil


Le
© AFP par DR
Le Sénégal veut saisir un bateau russe arraisonné pour pêche illégale
Dimanche 5 janvier 2013. Dakar. Le ministre des Pêches du Sénégal Haïdar El-Ali a affirmé la saisie du navire russe ``le Oleg Naydenov`` arraisonné pour pêche illégale dans ses eaux.Photo:Haïdar El Ali, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes


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La restauration des fonctions du Lac de Guiers a un intérêt écologique, économique et social pour le Sénégal. En plus de l’apport d’eau douce qui sera de 2,1 milliards de mètres cubes, 30.000 ha seront aménagés et les productions halieutiques passeront de 2.000 à 4.000 tonnes, entre autres. Au total plus de 3.000 emplois seront créés dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la pisciculture, de la sylviculture et du tourisme. La sauvegarde du Lac de Guiers est vitale pour l’économie sénégalaise.
L’Etat du Sénégal déploie les gros moyens pour sauvegarder la plus grande réserve d’eau douce du Sénégal. Le Premier ministre Aminata Touré a officiellement lancé hier le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). La préservation de cet écosystème a plusieurs enjeux pour le Sénégal. Il assure au moins la couverture de + 70% des besoins en eaux de Dakar. « Le Prefelag qui est un projet de gestion intégrée des ressources en eau (Gire), dont la finalité est de rétablir les équilibres socio-écologiques du système du Lac de Guiers et de participer à la réduction de la vulnérabilité des hydro-systèmes face aux changements climatiques, traduit la volonté du chef de l’Etat de faire la zone du Lac de Guiers un véritable pôle de développement économique et social », a laissé entendre le Premier ministre.

30.000 ha seront aménagés
Le Prefelag va porter le volume d’eau de 1,2 milliard de mètres cubes en 2012 à 2,1 milliards de mètres cubes en 2018. Le faucardage du typha, le dragage des chenaux vont concourir à l’exploitation de 30.000 hectares de terre et la restauration de 20.000 ha de zone humide. Cette réserve sera plus que par le passé le pôle de lutte contre la pauvreté dans cette partie du Sénégal qui vit déjà les conséquences des changements climatiques avec l’aridité des sols, l’assèchement des mares, entre autres. « Le Projet s’inscrit dans les orientations stratégiques du Plan Sénégal émergent (Pse) et dans la politique sectorielle de l’eau en ses trois composantes que sont la gestion des ressources en eau, l’hydraulique rurale et urbaine », a souligné le chef du gouvernement. Pour ce dernier, la mise en œuvre de ce projet est l’aboutissement d’une somme d’efforts menés par le gouvernement du Sénégal en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement (Bad). « Ce projet d’un coût global de 13,9 milliards de FCfa sur cinq ans (2014-2018), constitué d’un prêt du Fonds africain de développement (Fad) de 11,2 milliards et d’un don du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) d’un demi milliard de francs Cfa vient à son heure », a reconnu le chef du gouvernement.
La Banque africaine de développement (Bad) qui a injecté plus de 83 milliards de francs Cfa dans ce secteur, a salué les efforts du gouvernement dans la maîtrise de l’eau pour ses divers usages. « Permettez-moi d’apprécier les efforts louables entrepris par le Sénégal pour assurer la maîtrise de l’eau. Cette ressource constitue pour votre pays une priorité nationale en raison des enjeux qu’elle porte, eu égard notamment à la rareté de la ressource, au caractère aléatoire de la pluviométrie, aux disparités dans sa répartition spatiale et à l’inégalité d’accès entre les régions, les groupes sociaux », a relevé le représentant résident régional du bureau de la Bad au Sénégal, Mamadou Lamine N’dongo.

Le suivi de la qualité de l’eau
Le coordonnateur du projet, Amadou Bocoum, par ailleurs directeur général de l’Office du Lac de Guiers (Olag), a retracé les contours de la restauration de cet écosystème humide. « Ce projet va aider à mettre en œuvre des mesures et des dispositions pour le suivi et la protection du lac. Le Prefelag va aidera à préserver ce lac pour les générations futures », a affirmé le président du conseil d’administration de l’Office du Lac de Guiers, Abourahmane Sow. En réalité, la restauration de ce milieu humide aura des retombées l’augmentation des productions halieutiques. Celles-ci passeront de 2.000 à 4.000 tonnes de poisson. Le projet englobe aussi le contrôle de la qualité de cette ressource vitale. « Nous allons mettre en place un observatoire scientifique avec les universités de Dakar et de Saint-Louis pour suivre la qualité de l’eau. Nous allons réhabiliter des digues », a affirmé le coordonnateur du Prefelag, Amadou Bocoum.

Aminata Touré, Premier ministre : « Ce projet permet à l’Etat de réparer une injustice »
Le Premier ministre a particulièrement insisté sur le fait que ce projet doit être mis en œuvre « avec toute la rigueur et l’engagement requis ». Surtout qu’il va transformer les conditions de vie des populations installées de part et d’autre de cet écosystème et au-delà, puisqu’il contribuera à assurer la disponibilité et la durabilité de l’eau pour des millions de Sénégalais. « Ce projet est également l’occasion pour l’Etat de réparer une injustice faite aux populations riveraines du Lac de Guiers qui, jusque-là, n’ont pas accès à l’eau potable alors que vivant autour de la plus importante réserve d’eau douce du pays », s’est ainsi exprimé le chef du gouvernement. Au total près de 110 villages riverains du Lac auront désormais accès à l’eau potable. « Cent-dix villages autour du Lac de Guiers seront desservis en eau potable, honorant ainsi la promesse faite par le chef de l’Etat lors du Conseil des ministres décentralisé tenu le 20 décembre à Louga », a ajouté Aminata Touré.

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