Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Dialogue national-Mademba Sock: « Ce n’est pas facile, il ne faut pas rêver »
Publié le lundi 2 septembre 2019  |  Senego.com
Des
© aDakar.com par DF
Des acteurs politiques, de la société civile, des dignitaires religieux et coutumiers au dialogue national
Dakar, le 28 mai 2016 - Des acteurs politiques, de la société civile, des dignitaires coutumiers et religieux ont répondu à l`appel au dialogue national du président Macky Sall. Photo: Mademba Sock, leader syndical
Comment


« Le consensus n’est pas pour demain, il y aura du mal à le concrétiser…« , selon Mademba Sock. Le Syndicaliste était invité de l’émission « Grand jury » sur la Rfm. Il a été interpellé sur le dialogue national. Pour lui, les « compétences de Famara Ibrahima Sagna ne suffisent pas…« Dialogue national: Volonté et engagement…
Pour Mademba Sock, il faut la volonté et l’engagement de toutes les parties prenantes, concernant le dialogue national. « Je constate qu’il y’a des difficultés. Je crois que tous les démarrages sont difficiles, si vous construisez sur un terrain nu… Mais Famara Ibrahima Sagna, je le connais, je lui connais des compétences en matière de négociation. Parce que nous même, quand on a été dans des grèves difficiles, en 90, quand on a coupé l’électricité, c’est par son entregent que nous sommes arrivés à trouver un accord avec le pouvoir politique de l’époque. Mais je pense qu’il y a des difficultés. Et ce n’est pas aussi simple qu’on le croit…« , selon le Sg de la central syndicale de l’Union national des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas).

Dialogue national: Pas forcément une question politique…

Pour le président des conseils d’administration de l’Aser et de la Caisse de sécurité sociale, « ce n’est pas simplement en annonçant qu’il y a un dialogue national qu’il y’en aura. Il faut la volonté des partis, de l’élégance, de l’acceptation également des différences (..) Parce que, quand on parle de dialogue national, on pense aux questions politiques. Mais le dialogue national n’est pas forcément une question qui concerne les hommes politiques… C’est une question citoyenne. C’est à dire, quand on discute des questions, c’est bien d’aller au Palais, qu’on décrète le 28 mai, jour du dialogue national, qu’on vienne au Palais de la République et qu’on en sorte avec la nomination d’un président du Dialogue national. Mais après c’est le contenu. Parce qu’après, quand on met en place le contenant, c’est le contenu en tant que tel qui pose problème… »

Il considère, à cet effet, que ce dialogue aura du mal à se mettre en place. « Ce n’est pas une question automatique. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour avoir un dialogue national… Il ne suffit pas d’avoir un Famara Ibrahima Sagna à la tête pour avoir un dialogue national. »

Arrière pensée politique…
« Ça ne suffit pas du tout, au contraire. Pare qu’il faut que les gens acceptent. Quand vous êtes sur un tour de table et que vous présidez une réunion, il faut que tout le monde accepte que vous êtes le président (…) Donc, il y’a une forme d’élégance, de comportement sur un tour de table. Donc, le dialogue national c’est la même chose et c’est même plus compliqué parce que les gens sont différents, ils ont des itinéraires différents qui, souvent, incitent à des malentendus…« , raison pour laquelle Mademba Sock estime qu’il faut faire « le point de contacte entre les malentendus, également le point de convergence qui existent. Mais, ici il y’a toujours des arrières pensées politiques. Et malheureusement, c’est ce qui plombe le dialogue national. S’il n’y avait pas d’arrières pensées politiques, je pense qu’on aurait pu faire des pas. Mais ce n’est pas facile, il ne faut pas rêver… »

Commentaires