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Résolution des problèmes de L’état civil : le Sénégal va s’inspirer du Cap-Vert
Publié le mercredi 3 juillet 2019  |  Enquête Plus
Atelier
© aDakar.com par DG
Atelier de réflexion et de sensibilisation sur les Directives volontaires pour une pêche artisanale durable
Dakar, le 23 avril 2018 - Un atelier national de réflexion et de sensibilisation sur les Directives volontaires pour une pêche artisanale durable s`est ouvert, à Dakar. Cette rencontre est une initiative du Fonds des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Photo : Oumar Guèye, ministre de la pêche et de l`Économie maritime
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Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a présidé un comité régional de développement (Crd) spécial axé sur l’évaluation de l’Acte 3 de la décentralisation. Il annonce un programme de numérisation de l’état civil, la mise à disposition, très bientôt, des fonds de dotation et de concours, et la résolution des incohérences territoriales.

L’état civil reste une problématique majeure au Sénégal, puisque beaucoup d’enfants ne sont pas enregistrés à la naissance. A Diourbel, où il présidait un comité régional de développement (Crd) spécial axé sur l’évaluation de l’Acte 3 de la décentralisation, Oumar Guèye, le ministre en charge de ce département, a annoncé un important programme de numérisation de l’état civil financé par l’Union européenne. Ce modèle sera calqué sur celui du Cap-Vert.

‘’Il y a beaucoup de problèmes d’état civil, au Sénégal. Les naissances ne sont pas déclarées. La résolution de ce problème est à notre portée. Nous y travaillons. Nous sommes à l’heure du numérique. Le ministère y travaille pour moderniser l’état civil. Ce sera une modernisation très poussée, avec une augmentation du nombre des centres d’état civil. Nous avons 589 centres d’état civil dans tout le pays. Dans une région comme Dakar, les distances sont de 2,4 km, tout le contraire de Matam où des fois, il faut faire 32 km pour arriver dans un centre d’état civil. Ce n’est pas normal’’, déclare le ministre.

Dans la région de Diourbel, par exemple, il n’y a que 40 centres d’état civil et il n’y a pas de centre secondaire d’état civil. Aux yeux du ministre, il faut des carnets à la disposition des chefs de village, mettre des contraintes dans les déclarations. Oumar Guèye donne l’exemple du Cap-Vert où la personne a un numéro qui est différent de celui de la carte d’identité. ‘’Dès qu’elle nait, et jusqu’à son décès, elle a ce numéro. C’est avec ce numéro qu’elle a un passeport, une carte d’identité, un casier judiciaire. Avec ce numéro, on peut savoir si elle a déclaré ou non ses impôts. C’est ce modèle que nous comptons mettre au Sénégal’’, déclare-t-il.

Fonds de dotation et de concours

Interpellé sur le retard noté dans la mise à disposition des fonds de dotation et de concours, Oumar Guèye rassure les maires et présidents de conseil départemental. ‘’Ce sont des instructions présidentielles. Très bientôt, les collectivités territoriales vont recevoir les fonds de dotation ainsi que les fonds de concours pour l’année 2019’’.

Pour ce qui est des incohérences territoriales, elles seront résolues sous peu, renseigne Oumar Guèye. Avant d’ajouter : ‘’On n’a jamais aménagé nos territoires. Le Plan national d’aménagement du territoire doit faire l’objet d’une loi.’’ Pour le Programme national de développement local (Pndl) qui connaît depuis quelque temps des difficultés de financement, le ministre dira : ‘’Le Pndl est un très bon instrument, notamment pour les communes rurales. Le Pndl attend beaucoup d’argent qui va venir, Inch’Allah. Tous les projets qui sont en veilleuse vont reprendre. Il sera renforcé.’’

Pour la nomenclature budgétaire, Oumar Guèye annonce de grands changements. ‘’Il faut qu’on revoie la nomenclature budgétaire des collectivités locales. Elle est obsolète, elle date de 1972. Elle n’est pas bonne. Je suis pour qu’on révise cette nomenclature. Il faut qu’on y mette aussi beaucoup de dépenses obligatoires’’.

Pour la Fonction publique, sur neuf décrets, les huit sont signés. Il reste seulement celui de l’organigramme type des collectivités territoriales.

BOUCAR ALIOU DIALLO (DIOURBEL)
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