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Le tissage artisanal de la soie thaie, une idée du pagne tissé sénégalais
Publié le lundi 21 avril 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise


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© Autre presse par DR
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La production artisanale de la soie thaïlandaise, dont le processus de fabrication rappelle quelque part la tradition du pagne tissé au Sénégal, a permis à la Thaïlande de rester connectée à son histoire et à ses traditions, à mesure que le pays s'ouvrait à la modernité.

Considérée comme le 4e producteur mondial de soie après la Chine, l'Inde et le Brésil, la Thaïlande est une destination prisée des touristes et commerçants attirés par les motifs attrayants et les couleurs vives des modèles thaïlandais dont la fabrication artisanale relève d’un processus long et ingénieux.

Celui-ci commence par la sériciculture ou l'élevage du ver à soie pour en obtenir le cocon, une enveloppe produite par les chenilles de papillons qui sera ensuite trempée dans de l'eau chaude avant d'en tirer les différents fils de soie.

Ces fils de soie seront à leur tour teintés de différentes couleurs qui seront utilisées par les tisserands pour en faire des tissus en soie légers ou épais, grâce à un outil artisanal connu sous le nom de "métier", à partir duquel les fils seront montés en chaine de la même manière que ceux en coton pour la fabrication du pagne tissé.

Le port du pagne n'est pas non plus inconnu des Thaïlandaises, puisque ce vêtement rend compte de la variété de leurs habits traditionnels. Le pagne est en général en soie tissée, que les femmes thaïlandaises accompagnent d'un haut plus moderne, parfois en tissu brodé très prisé également par les Sénégalaises pour leurs vêtements traditionnels.

Une visite au Musée des textiles de la Reine Sirikit, dont l’époux règne actuellement sur le trône de la Thaïlande, nous en apprend davantage sur cette fabrication de la soie, qui a connu une impulsion nouvelle avec la décision de création en 1976 d'une fondation par ladite reine pour encourager la production thaïlandaise artisanale de la soie traditionnelle en faveur des ruraux.

La création de ce Musée conforte les efforts de la reine consistant à préserver l'art du tissage thaïlandais afin que les futures générations puissent s'en imprégner. Le savoir ainsi acquis va servir à la confection de vêtements, d'écharpes ou de cravates, mais aussi de serviettes, de tapisseries ou de rideaux.

A l'entrée de ce musée situé à quelques pas du Grand Palais de Bangkok, le visiteur a droit à un documentaire d'une dizaine de minutes qui retrace l'histoire de la soie en Thaïlande. Ce film revient également sur les voyages de la reine à travers le pays, à partir de 1955, pour rencontrer les tisserands du nord et du sud-est de la Thaïlande, alors qu'elle était seulement âgée de 23 ans.

Le film se présente par ailleurs comme une exposition des différents types de soie, celle traditionnelle, appelée soie noble, et la sauvage, spécialité des campagnes, étant entendu que chaque région de la Thaïlande dispose d'une technique de tissage qui lui est propre.

Vagues, triangles, bateaux, éléphants et oiseaux sont les principaux motifs évoqués, avec pour chacun des cas une signification particulière associée à une croyance à une forces suprêmes qui contribue à protéger celui qui en porte le tissu.

Dans ce Musée des textiles, le visiteur peut aussi découvrir les différentes collections de la Reine dont la majeure partie a été confectionnée par le célèbre styliste français Pierre Balmain (1914-1982). Il y a aussi des exemplaires des tenues officielles que portait la Reine Sirikit.

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