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Seydou Guèye, ministre-secrétaire général et porte-parole du gouvernement: ‘’Les vrais-faux candidats et les candidatures impossibles doivent se résigner’’
Publié le mercredi 2 janvier 2019  |  Enquête Plus
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© aDakar.com par SB
Passation de services au Secrétariat général du gouvernement
Dakar, le 15 septembre 2017 - Abdoul Latif Coulibaly a passé le témoin à Seydou Guèye au poste de secrétaire général du gouvernement du Sénégal. Abdou Latif Coulibaly a été nommé ministre de la Culture.
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Alors que la vérification des parrainages par le Conseil constitutionnel fait déjà beaucoup de malheureux, le secrétaire général du gouvernement raille les ‘’recalés’’. Seydou Guèye, dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, déclare à qui veut l’entendre qu’il faut être irréprochable pour prétendre à la magistrature suprême. Le porte-parole de l’Alliance pour la République, dans son offensive, n’a pas raté le Pr. Abdoulaye Bathily qui, ‘’en s’attaquant au président Macky Sall et à son régime, s’auto-flagelle’’, selon lui.

Dans une sortie médiatique récente dans ‘’Jeune Afrique’’, le Pr. Abdoulaye Bathily soutient que pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, des candidats à une élection présidentielle sont emprisonnés. Avez-vous le même sentiment ?

Monsieur le Premier ministre a eu raison de dire qu’Abdoulaye Bathily est un aigri. Sinon, comment comprendre qu’un homme, qui a été à l’actif du pouvoir, puisse se permettre de tels écarts dans l’appréciation de notre vécu institutionnel. Sa réflexion n’est pas pertinente et sa logique est incohérente. Par contre, jamais, dans l’histoire du Sénégal, et pour la première fois en Afrique, un historien s’est permis de juger des faits avec autant d’improbabilité et de subjectivité. Les Sénégalais ne sauraient accepter le culte de l’impunité promis par Abdoulaye Bathily. Et le président Macky Sall, connu pour ses convictions démocratiques, ne peut être bousculé par Abdoulaye Bathily. Simplement parce qu’il a été présent, lorsqu’Abdoulaye Bathiliy a activement sollicité son soutien. Même s’il le savait perdant, au regard de son inexpérience géostratégique, le président Macky Sall a mobilisé la République pour lui apporter un soutien inestimable. Aujourd’hui, au lieu de rendre la monnaie de sa pièce, il cherche à le fragiliser.

Mais, en le faisant, Abdoulaye Bathily s’auto-flagelle. La Constitution de la République du Sénégal est très claire, pour briguer le suffrage des Sénégalais. Les incompétents ont vite fait de se déclarer forfaits, mais les coupables d’une gestion hasardeuse des deniers publics doivent disposer du quitus de la justice pour se prêter à ce jeu démocratique. Et la loi sénégalaise n’admet pas les resquilleurs. Ils doivent prouver leur éligibilité pour accéder à la compétition électorale.

Pour le Pr. Bathily, il y a une sécheresse de démocratie dans le pays. Que répondez-vous à cela ?

L’histoire, la vraie histoire, s’analyse à l’épreuve des faits et sur la longue durée, mais pas par la haine ou la rancœur. La trajectoire démocratique du Sénégal est riche et fertile. Lui-même a beaucoup contribué à l’avènement de la démocratie au Sénégal, en portant les bons combats. Mais, parfois, c’est la sécheresse intellectuelle et la pensée unique qui lui dictent ce nihilisme outrancier envers notre pays et ses dirigeants, au premier rang desquels le président Macky Sall connu pour son combat contre l’injustice et pour la restauration de la démocratie sénégalaise.

Et si le président Macky Sall agit en démocrate, ses adversaires versent dans l’exagération et le populisme. C’est peine perdue. Abdoulaye Bathily doit sortir du maquis et oser affronter la réalité politique en face. Mais pour quelqu’un qui a toujours été embarqué dans les coalitions, il lui sera difficile de prendre son courage à deux mains et d’aller à la conquête du suffrage des Sénégalais. Malheureusement, pour cette prochaine présidentielle, il est inconnu au bataillon des Sénégalais qui pensent qu’ils peuvent offrir une alternative au président Macky Sall.

Les affaires Khalifa Sall et Karim Wade suscitent quand même le débat. Finalement, est-ce que le but recherché, ce n’est pas de les écarter de la course à la présidentielle ?

Parfois, je me demande pourquoi douter à outrance de l’indépendance des magistrats et de leur liberté de dire le droit, une science qu’ils ont apprise et qu’ils pratiquent en respectant leur honneur et leur déontologie. Pourquoi vouloir penser et faire admettre que la justice est inféodée à l’Exécutif ? C’est mal comprendre nos institutions et leur mode de fonctionnement. Le président Macky Sall n’a aucun problème.

Il a été élu par les Sénégalais et le 24 février 2019, il se prêtera volontiers à un exercice citoyen qui met en compétition des Sénégalais qui sont irréprochables. La décision ne lui appartient pas de se choisir des adversaires. Il a fait acte de candidature en déposant un dossier, un bon dossier. Et c’est au Conseil constitutionnel de juger de la validité des candidatures. Nous n’accepterons pas de tomber dans le piège des éternels perdants. Les vrais-faux candidats et les candidatures impossibles doivent se résigner, le jeu démocratique obéit à des règles d’équité et d’égalité entre tous les candidats, qui sont neutres et objectives.

Pour le dossier Khalifa Ababacar Sall, le verdict devant la Cour suprême est mis en délibéré le 3 janvier 2019. Finalement, est-ce que le régime ne joue pas sur le timing électoral pour rendre inéligible l’ex-maire de Dakar ?

Il ne faut pas être plus juste que la justice. Le temps de la justice n’est pas celui de la politique et on ne devrait pas critiquer la justice pour sa célérité. C’est faire preuve de mauvaise foi que de vouloir penser que la justice est instrumentalisée dans l’affaire de la gestion financière de la ville de Dakar. Il appartient à la Cour suprême de rendre une décision. Faisons preuve de patience et attendons que le droit soit dit une nouvelle fois. Il faut être irréprochable pour prétendre à la magistrature suprême. Et ce n’est pas une pression organisée venant de Rebeuss qui pourrait déséquilibrer nos institutions, encore moins le verbiage ou le harcèlement moral.

Que peut redouter le président Macky Sall avec les candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall ?

Absolument rien. C’est méconnaître le président Macky Sall que de penser qu’il redoute l’adversité. Le régime du père a usé de tous les moyens politiques légaux comme illégaux pour le briser, mais comme un roseau, il a su résister à la charge disproportionnée d’un régime finissant pour triompher au soir du 25 mars 2012. Il faut avoir un bilan et savoir le défendre pour pouvoir contester la légitimité politique du président Macky Sall. Ces faux frères n’ont qu’une ambition : se soustraire à la justice par la pression politique, alors qu’ils ont été reconnus coupables de faits délictuels. Et il ne s’agit pas de péchés mignons, mais de gros faits qui doivent être bannis de notre pratique politique et de notre gestion administrative et financière, si nous voulons réussir notre conversion à la bonne gouvernance.

A deux mois de la prochaine élection présidentielle de 2019, le président Macky Sall, candidat à sa propre succession, a réussi à décrocher 7 356 milliards de francs d’engagements de financement pour la deuxième phase du Pse au Groupe consultatif de Paris. Quelle appréciation faites-vous de cela ?

Il ne s’agit pas de taper le tam-tam, mais on ne boude pas notre plaisir. Comme en 2014, le Groupe consultatif de Paris en 2019 est un grand succès. Le Sénégal ne s’est jamais aussi bien porté. Cela s’explique par la stabilité politique, sociale et économique de notre pays. Je crois que cette confiance des bailleurs à deux mois de la présidentielle, comme vous dites, est le démenti le plus cinglant aux oiseaux de mauvais augure qui nous dessinaient un tableau tout noir de tension de trésorerie et de banqueroute. Il ne s’agissait pas d’aller prendre de l’argent pour le plaisir d’en avoir plein trésor. Il s’agissait plutôt de trouver le financement de projets et de politiques déjà étudiés et planifiés à des niveaux stratégiques de la marche du Sénégal vers l’émergence.

L’Etat avait un objectif de 2 850 milliards au départ. Qu’est-ce qui, selon vous, a motivé les bailleurs à lui accorder près du triple des prévisions ?

Il est heureux de constater que vous avez su apprécier le triomphe du président Macky Sall au Groupe consultatif de Paris. Car il a obtenu presque le triple de ce qu’il était venu chercher. Mais il est important de comprendre le sens et la philosophie du Groupe consultatif. Il s’agissait, pour le président Macky Sall, de rechercher un financement pour combler un gap ; tout juste 2 850 milliards F Cfa sur plus de 14 000 milliards, dont plus de 9 000 sont déjà acquis, compte non tenu de la contribution de l’Etat pour plus de 4 000 milliards. La réaction des partenaires techniques et financiers témoigne de la bonne santé de notre économie et de la pertinence de nos politiques publiques.

Cette grande confiance à l’échelle internationale est la preuve que le président Macky Sall est sur la bonne trajectoire. Car, dans d’autres pays et en de pareilles circonstances, les partenaires techniques et financiers auraient différé leurs engagements. Aujourd’hui, les Sénégalais doivent être confortés par ce signe du destin. Car le Sénégal, sous le président Macky Sall, est en train d’accomplir des bonds qualitatifs qui témoignent de la pertinence de sa vision déclinée à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). Je crois que cette situation a fait perdre la voix à une opposition bien trop prolixe par le passé, adepte de l’intoxication et des contrevérités.

Pour beaucoup, c’est parce que le Sénégal a du pétrole et du gaz que les bailleurs veulent y mettre leur argent. Est-ce que ce n’est pas à nos risques et périls, pour nous autres citoyens sénégalais ?

C’est méconnaître le président Macky Sall que de penser de la sorte. Il est le seul président de la République du Sénégal à penser aux générations futures. Une part importante de nos ressources pétrolières est réservée aux générations futures. Les engagements du Groupe consultatif de Paris ne sauraient hypothéquer l’avenir des générations futures, encore moins celui des citoyens sénégalais, d’autant que la composante don est assez importante dans ces ressources à mobiliser. En 2014, le président Macky Sall avait déjà obtenu un excellent résultat à Paris. En 2018, il ne fait que confirmer la confiance des bailleurs et la crédibilité de la signature du Sénégal. Mais aussi sa solvabilité.

Dès lors que le taux d’endettement du pays ne cesse de grimper et frôle même la norme établie par l’Uemoa, est-ce que ces emprunts ne participent pas à endetter davantage le pays ?

(Rires) On ne prête qu’aux riches. Si ce que vous dites était vrai, le Sénégal n’aurait jamais obtenu plus de 7 700 milliards F Cfa aujourd’hui au Groupe consultatif de 2018. Tous les pays s’endettent, d’une manière ou d’une autre. Le Sénégal, sous le président Macky Sall, s’endette utile pour investir et non de façon irresponsable.

Est-ce que les populations ne vont pas en faire les frais, avec le renchérissement de la vie que craignent certains, après la présidentielle de février 2019 ?

Je ne comprends pas vraiment comment les populations vont en souffrir. Ce sont des routes, de l’énergie, etc. Ce sont des projets à fort impact économique et social qui concourent tous à structurer davantage l’économie et améliorer la qualité de vie des populations, aussi bien au plan de l’agriculture, des infrastructures routières et aéroportuaires, du cadre de vie et de l’habitat, de la santé, de l’éducation et de la formation, de l’énergie, de l’hydraulique et de l’assainissement, de la gouvernance, de la paix et de la sécurité.

Le président de la République a attendu la veille de la présidentielle de février 2019 pour chercher des fonds destinés à financer la deuxième phase du Pse. Est-ce à dire que Macky Sall est sûr de sa réélection ?

Dans tous les cas, le président Macky Sall est un républicain. En sa qualité de chef de l’Etat sénégalais, il est porteur d’une vision de transformation et de développement du pays à travers des projets et programmes d’envergure. Ces projets et programmes irrigués de sa vision clairvoyante transcendent sa personne et ses mandats. C’est pour le futur et pour la postérité. Le Plan Sénégal émergent a été pensé, conçu, élaboré et défini pour l’horizon 2035. Sa mise en œuvre a commencé en 2014, après les financements obtenus au Groupe consultatif à Paris. La première phase, de 2014 à 2018, est bouclée et il est impératif que débute la deuxième phase (2019-2023) d’où la nécessité de chercher les financements utiles.

Vous voyez donc que ce n’est pas lié au calendrier électoral. Il s’agit de deux agendas parallèles. Ce n’est pas compliqué à expliquer, tous les pays cherchent à financer leur développement. C’est tout. Et après tout, la réélection du président Macky Sall pour un second mandat ne nous paraît pas difficile, au regard de tout ce qu’il a réalisé depuis seulement 2012 et de l’appréciation que les populations en ont fait.

Vu la configuration actuelle de l’espace politique sénégalais et le rapport des forces, pensez-vous qu’il lui soit facile d’obtenir un second mandat ?

Par respect et par élégance, nous jouons, dans notre coalition, le fair-play vis-à-vis des opposants, même si notre objectif d’une victoire dès le premier tour reste très largement à notre portée, sans l’ombre d’un doute. Ce respect et cette élégance font que nous accordons beaucoup de considérations et d’égards à nos adversaires politiques. Et en cela, nous nous refusons de nous enfermer dans un rapport de force incontestablement à notre avantage.

La composition de l’espace politique et ce que vous appelez ‘’rapport des forces’’ nous placent bien loin et très loin des autres candidats. Tous les prétextes qu’ils ont soulevés pour masquer leur impréparation et pour justifier leur défaite prochaine ont été objectivement balayés d’un revers de la main. Le faux débat sur la supposée existence de deux ou trois fichiers électoraux, l’organisation de l’élection par le ministère de l’Intérieur, entre autres faux alibis, se sont vite révélés légers et le piège s’est refermé sur eux-mêmes. Ce qui donc paraît évident aujourd’hui, à la lumière de la collecte des parrainages, c’est que ce sont les électeurs, à un nombre extraordinaire, qui ont déjà fait le pari de faciliter un second mandat au candidat Macky Sall, en le parrainant très largement.

Qu’est-ce qui, selon vous, peut amener les populations sénégalaises à lui accorder un second mandat ?

La confiance qu’elles ont eue en lui en 2012 et à toutes les autres élections qui ont suivi est restée la même. Le président Macky Sall, candidat de Benno, de la coalition présidentielle et de nombreux autres soutiens et mouvements politiques, a placé les populations au cœur de ses préoccupations et au centre de ses réalisations. La vision du président n’a été inspirée que par les besoins des Sénégalais, les manquements à l’amélioration de leur quotidien pour y apporter les solutions les plus viables et les plus durables. Il faut surtout reconnaître que les Sénégalais, dans leur majorité, sont satisfaits des réalisations du chef de l’Etat. Des satisfactions qui tirent leur légitimité dans les solutions générales et spécifiques apportées aux problèmes posés par les populations.

A Dakar, à l’intérieur du Sénégal, partout où vous vous rendez, le diagnostic des problèmes a été fait et les solutions sont apportées ou en cours dans les domaines d’urgence communautaire, entre autres secteurs de la vie. Le baromètre, c’est la liesse populaire qui accueille le chef de l’Etat lors de ses tournées économiques à travers le pays. Ce sont les populations elles-mêmes qui font la revue des réalisations du président dans leur localité, avec des pancartes, des banderoles et des messages adressés à leur candidat Macky Sall.

En Casamance, à Tambacounda, à Kédougou, à Saint-Louis, Louga, Kébémer, Darou Mousty, Coki, Linguère, Dahra… partout, c’est comme ça. Alors, quand les populations exhibent fièrement les réalisations du président, leur satisfaction est patente, leur choix évident. La confiance entre le président Sall et le peuple est encore tangible. C’est un pacte fort et de fidélité basé sur le respect, l’écoute et la prise en charge effective des interpellations réciproques. Au-delà, qui, dans cette opposition en panne de repère, de leadership, d’organisation, de programme et de projet politique dignes de ce nom, fait le poids devant le candidat Macky Sall ? Ni les candidatures fantômes encore moins ceux qui se sont enfin résignés à ne plus critiquer leur adversaire, faute d’arguments.

En résumé, le candidat Macky Sall s’est bien préparé et il est aujourd’hui prêt à aller à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Son bilan est glorieux, les perspectives prometteuses et heureuses, un tout enchanteur pour le devenir d’un Sénégal émergent avec Son Excellence Macky Sall.
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