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Le Soleil N° 1306 du 26/11/2013

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Démocratie, élections et bonne gouvernance : Le Sénégal va ratifier la Charte africaine
Publié le mercredi 27 novembre 2013   |  Le Soleil


Macky
© Autre presse par DR
Macky Sall, Président de la République Sénégal


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Le président de la République, Macky Sall, a déclaré hier qu’il veillera personnellement à la ratification par le Sénégal, dans les meilleurs délais, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Il s’exprimait à l’ouverture de la 2ème rencontre annuelle de haut niveau sur la gouvernance et la démocratie en Afrique organisée par la Fondation Mo Ibrahim.
« Je veillerai personnellement à la ratification, par notre pays et dans les meilleurs délais, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance », a déclaré hier le président Macky Sall à l’ouverture de la rencontre annuelle de haut niveau sur la gouvernance et la démocratie. Cette rencontre, organisée par la Fondation Mo Ibrahim, a pour objectif principal de fournir une voie propice aux Etats membres et à toutes les parties prenantes pour s’engager et partager les expériences et les leçons sur la façon d’améliorer la gouvernance, consolider la démocratie et favoriser la réalisation effective des droits de l’homme et des peuples sur le continent.
Le chef de l’Etat a également déclaré qu’il « va se soumettre bientôt au processus d’évaluation par les pairs dans le cadre du mécanisme panafricain d’évaluation par les pairs dans les meilleurs délais ».
Pour ce dernier, ces initiatives du Sénégal ne font que traduire « le souci permanent » des autorités du pays de préserver et de renforcer la démocratie sénégalaise arrimée à une culture institutionnelle et sociale. « Au moment où l’Afrique commémore le cinquantenaire de l’Oua-Ua, cet important rendez-vous d’échange que le Sénégal ait proposé d’accueillir sur son sol prend un sens tout à fait particulier. La présente session doit offrir aux participants l’opportunité d’identifier la meilleure façon de renforcer le constitutionnalisme et l’Etat de droit en Afrique », a lancé le chef de l’Etat qui a noté que les Etats africains gagneraient à comprendre le mécanisme assez complexe de l’indice de la gouvernance africaine dans des domaines assez variés et qui allient plusieurs facteurs.
« Notre volonté va au-delà de ce qui a pu être fait en un an. Mon combat est de faire avancer véritablement le Sénégal dans la voie de la consolidation de cet Etat de droit en Afrique », a-t-il poursuivi. Macky Sall a estimé que la charte africaine promeut des normes de bonne gouvernance qui vont au-delà des standards internationaux portés par des instruments universels.

Consolidation de l’Etat de droit
« Je réaffirme l’attachement du Sénégal au renforcement de l’ordre constitutionnel et de la préservation de l’Etat de droit. C’est dans cette optique que j’ai érigé un ministère plein en charge de la Bonne gouvernance et renforcé la participation des femmes et des jeunes au processus de prise de décision et consolidé les prérogatives des missions dans les institutions et organismes dédiées aux questions des droits de l’homme », a-t-il poursuivi. Il a noté que le Sénégal a opté pour le renforcement des standards africains de constitutionnalisme et de promotion de l’Etat de droit.
Le chef de l’Etat a assuré que la lutte contre l’insécurité et la promotion des valeurs de paix sont les garants de la stabilité des Etats et de l’ordre constitutionnel. « Le renforcement du constitutionnalisme et de l’Etat de droit doit être concomitant à la transformation socio-économique du continent vers laquelle nous sommes tous engagés, à travers le débat sur l'Agenda africain 2063 », a-t-il poursuivi.
Pour le président du Conseil d’administration de l’Institut africain de la gouvernance et, par ailleurs, directeur exécutif de la Fondation Mo Ibrahim, Abdoulie Janneh, il ne saurait y avoir de développement sans la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire qui assure la stabilité économique et sociale dans nos pays. Il note qu’il faudra non seulement de mettre en place des institutions fortes, mais aussi de veiller à la consolidation de l’Etat de droit dans nos pays.
Quant au Commissaire aux affaires politiques à la Commission de l’Union africaine, Mme Aisha Abdullahi, nos idées risquent d’être des mirages si nous ne consolidons pas la démocratie et l’Etat de droit. Elle déclare qu’il est important d’assurer la poursuite de tous les efforts du continent dans la promotion et la consolidation d’un Etat de droit avec des institutions fortes et respectées. Selon l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine, le Sénégal se classe parmi les dix meilleurs pays d’Afrique en termes de bonne gouvernance. En moyenne générale, il obtient la troisième place dans la sous-région derrière le Cap Vert et le Ghana. Le pays a enregistré le score le plus élevé dans le respect des droits de l’homme et obtient la meilleure note sur la catégorie gestion publique et sa note sur l’amélioration des investissements n’est pas si mauvais, selon le présentateur de l’Iag.

Mamadou SY

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