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Mise à disposition du fichier électoral: Seydou Guèye renvoie l’opposition à la loi électorale
Publié le vendredi 9 novembre 2018  |  Sud Quotidien
Réunion
© Primature par A. SECK
Réunion de travail entre les délégations chinoise et sénégalaise
Dakar, le 06 mai 2016 - Les délégations chinoise et sénégalaise ont eu une réunion de travail, à La Primature. C`est à l`occasion de la visite du Vice-Premier ministre chinois en charge de la diplomatie dans notre pays. Photo: Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement
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En conférence de presse organisée hier, jeudi 8 novembre, Seydou Guèye, le ministre porte-parole du gouvernement a indiqué, au sujet de la demande de publication du fichier électoral par l’opposition, que la position du gouvernement est de donner ce fichier aux organisations politiques et aux candidats, dans les délais prévus par la Loi.


Le gouvernement campe sur sa position. «Pas question de mettre à la disposition des candidats à la candidature le fichier électoral pour qu’ils se baladent avec dans le pays». La déclaration est du ministre porte-parole du gouvernement Seydou Guèye. En conférence de presse hier, jeudi 8 novembre, Seydou Guèye par ailleurs porte-parole du parti présidentiel, l’Alliance pour la République, (Apr) qui répondait à une interpellation sur la demande de publication du fichier électoral formulée par l’opposition a précisé que la position du gouvernement est de donner ce document aux organisations politiques et aux candidats dans les délais prévus par la Loi. «La Loi dit 15 jours avant le jour du scrutin et nous sommes à plus de treize semaines. Restons donc sérieux, on ne peut pas parler de faveur quand il y a la Loi. Nous ne sommes pas dans un régime où on donne des faveurs. Notre position, c’est de donner le fichier aux organisations politiques et aux candidats retenus pour la prochaine présidentielle puisqu’ils ont un enjeu».

Poursuivant son propos toujours autour de cette question du processus électoral, le ministre porte-parole du gouvernement et de l’Apr a également balayé d’un revers de la main les accusations de préparation d’une fraude électorale, soulevées par une partie de l’opposition contre le régime. «La fraude électorale est une maladie du siècle passé pour le Sénégal. C’est fini ! On est guéri de ça. Les partis politiques, à toutes les étapes de la procédure, sont présents. Notre système électoral donne des responsabilités à l’ensemble des acteurs : Observateurs, Journalistes, Organes de régulation, Cena, Partis politiques, Administration. Et, ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui organise des élections, il faut bien le noter», a insisté Seydou Guèye.

SEYDOU GUEYE SUR LA CONCESSION DU FER DE LA FALEME : «Le Président signera le contrat sans trembler si les conditions sont réunies»

Se prononçant par ailleurs sur le débat en cours autour des contrats de concession des ressources naturelles que l’Etat signe avec certaines compagnies multinationales étrangères, le ministre porte-parole du gouvernement a taclé l’opposition tout en confortant Macky Sall. « Le président de la République a raison de demander à ceux qui ne savent pas d’avoir l’humilité de s’informer pour ne pas se perdre dans le jugement hasardeux de pseudo-experts politico- pétroliers qui ne savent même pas faire la différence entre un champ gazier et un puits pétrolier». Quid du fer de la Falémé dont l’exploitation pourrait être attribuée à l’entreprise turque Tosyali? Pour Seydou Guèye, si les conditions sont réunies, le Président Sall signera ce contrat «sans trembler », que la Présidentielle soit proche ou pas. S’attaquant de fait à Thierno Alassane Sall et aux dirigeants de l’opposition qui réclament le gel des discussions avec les Turcs en attendant de connaître le prochain président de la République, le porte-parole du gouvernement et de l’Apr a soutenu que «ce n’est du sérieux.» Car, selon lui, «c’est comme qui dirait qu’à partir d’un certain délai, le président de la République ne peut pas engager le Sénégal. Il est dans le cadre légal de son mandat. Et s’il devait engager le Sénégal, il le ferait sans trembler. Nous ne sommes guidés que par la valorisation potentielle au mieux des intérêts du Sénégal et des Sénégalais».
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