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Stratégie de développement économique et social : Plus d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques
Publié le vendredi 1 novembre 2013   |  Le Soleil




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Un Conseil présidentiel sur le suivi des résultats pilotes de la Stratégie nationale de développement économique et social et du Suivi des programmes nationaux (Sndes/Spn) a eu lieu, hier, au Palais de la République. Le chef de l’Etat, Macky Sall, a estimé que le Sénégal doit disposer d’un système efficace de mise en œuvre des politiques publiques aptes à prendre en charge une forte demande sociale.

« Il nous faut un système efficace de mise en œuvre des politiques publiques aptes à prendre en charge une forte demande sociale et d’asseoir les bases d’une économie solide et compétitive » a déclaré le président de la République, Macky Sall. Il s’exprimait lors du Conseil présidentiel sur le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement économique et social/Suivi des programmes nationaux (Sndes/Spn).

Pour le chef de l’Etat, un bon système de mise en œuvre de la Sndes permettrait de mieux œuvrer pour la réduction de la pauvreté et d’asseoir un développement humain durable. « Un système de suivi-évaluation axé sur les résultats qui fonctionne de manière satisfaisante contribue à orienter les stratégies d’intervention et à assurer une plus grande efficacité de l’action publique », a souligné le président Sall. Il a estimé que les principaux défis qui interpellent l’Etat et ses partenaires consistent à mettre en œuvre des solutions pragmatiques et à atteindre des résultats rapides et durables.

C’est pourquoi, Macky Sall dit accorder un intérêt particulier au suivi des politiques. Il s’agit, dit-il, d’inculquer à l’administration publique, la culture de la gestion axée sur les résultats. A cet effet, la revue trimestrielle cherche à identifier les contraintes et les facteurs d’amélioration. Mettant en exergue les résultats présentés lors du Conseil, le président a estimé que des efforts appréciables ont été notés dans certains secteurs. Selon lui, ces acquis doivent être renforcés notamment en ce qui concerne l’augmentation des semences certifiées, la prise en charge de la protection sociale, en particulier les bourses de sécurité familiale lancées récemment par le gouvernement, et la consolidation des principes de bonne gouvernance.

Suivi du plan d’action trimestriel

Dans le but de mieux prendre en charge les manquements enregistrés, le Conseil a recommandé la désignation, pour chaque secteur pilote, d’un point focal chargé du suivi du plan d’action trimestriel. Il propose aussi le renforcement de la collaboration intersectorielle à travers l’organisation de réunions entre les points focaux afin de lever les contraintes. A ce niveau, a souligné le président de la République, le Premier ministre va mettre en place un système de suivi mensuel qui devra permettre de faire le point avant la revue trimestrielle. Le Conseil a également préconisé le développement d’une approche proactive en assurant une meilleure prise en charge des questions d’émergence, l’accélération de la mise en œuvre des projets pour lesquels le financement est obtenu. En ce qui concerne la préservation des inondations et des catastrophes, le Conseil présidentiel a demandé à l’Agence de développement municipal (Adm) de mettre en place un dispositif de concertation. Il a aussi appelé à une meilleure coordination opérationnelle et à l’accélération des travaux de construction du siège de la direction de la Protection civile.

Energie : Eliminer les blocages pour atteindre les objectifs dans le secteur de l’électricité

Les éléments de blocages liés à l’atteinte des objectifs fixés dans le sous-secteur de l’électricité doivent être levés », a déclaré le président de la République, Macky Sall. Il a souligné que beaucoup de points critiques ont été soulevés, surtout dans le sous-secteur de l’électricité, lors des travaux du Conseil présidentiel qui a eu lieu en présence du Premier ministre, Mme Aminata Touré, des représentants de la Banque mondiale et d’autres personnalités du gouvernement et de la société civile. « La plupart des actions engagées a connu quelques retards dans l’exécution », a déploré le président Sall. Le chef de l’Etat a relativisé : « Il y a un suivi diligent fait par le gouvernement pour qu’il n’y ait pas davantage de retards dans les objectifs de 2014 et les années à venir ». Il a dit avoir engagé le gouvernement à déployer des efforts accrus pour obtenir des résultats plus satisfaisants dans l’ensemble des secteurs.

Le président de la République a estimé que la Senelec doit engager des efforts pour réduire les délais de négociations avec ses partenaires. « Senelec doit mettre en place un modèle type de négociations en relation avec la commission de régulation du secteur de l’électricité et les services des impôts pour les aspects liés à la fiscalité », a souligné le président Sall. Le chef de l’Etat a aussi demandé que le point soit fait sur le crédit accordé par le gouvernement indien à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser).

Ces lenteurs liées à la passation des marchés publics...

Le Conseil présidentiel sur le suivi de la Stratégie nationale de développement économique et social recommande la mise en œuvre de modalités adéquates pour accélérer la mise en place rapide de l’exécution du budget. « Dès lors que le budget est présenté à l’Assemblée nationale et qu’il dépasse le niveau des commissions, on devrait permettre au ministre d’engager la procédure des avis d’appels d’offres », a déclaré le président de la République lors de la présentation des conclusions du Conseil présidentiel. « Dès que le budget est connu, la procédure peut être engagée. Le budget a peu de chance de varier. Nous gagnerions trois mois », a ajouté le chef de l’Etat. A son avis, « il faut trouver une réponse à la lancinante question des procédures de marchés publics ». Le président de la République a indiqué que le lancement rapide des procédures d’appels d’offres permettra de faire les notifications dès le début de l’année. Toutefois, il a précisé que cela dépendra de la validation par l’Assemblée nationale.

AMADOU BA, MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES : « L’objectif est d’arriver à un taux de croissance de 7 % d’ici à 2017 »

A l’occasion du Conseil présidentiel consacré au suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement économique et sociale (Sndes), le ministre de l’Economie et des Finances a rappelé qu’il est attendu un taux de croissance de 4 % en 2013, 4,6 % pour 2014 et 7 % à l’horizon 2017. Mais, pour créer les conditions d’une réduction significative de la pauvreté, il estime qu’il faut accélérer le rythme de croissance. « Avec un taux de croissance de 4,6 %, nous ne pourrons jamais régler les questions de pauvreté. C’est pourquoi, notre ambition est de parvenir à un taux de 8 % voir à deux chiffres dans les prochaines années », dit Amadou Bâ. A cet effet, le président de la République a engagé le gouvernement à mettre en œuvre des réformes mais surtout à accélérer la cadence de leur mise en œuvre. Un nouveau plan stratégique de développement, appelé Projet Sénégal émergent, est en train d’être mis en place pour permettre l’émergence à l’horizon 2035. Il intègre tous les programmes et réflexions majeurs (Sndes, Stratégie de croissance accélérée, Yoonu Yokute). Il devrait ainsi permettre d’apporter des réajustements et d’affiner les politiques, hiérarchiser les priorités et d’établir des passerelles entre les différents programmes et projets. Un séminaire gouvernemental est d’ailleurs prévu à cet effet. Amadou Bâ a aussi rappelé que cet exercice consistant à instituer un système de suivi trimestriel des progrès enregistrés vise à renforcer la pratique de la Gestion axée sur les résultats (Gar), qui conditionne les allocations budgétaires aux résultats poursuivis. Du reste, c’était l’une des recommandations fortes du dernier Conseil présidentiel du 1er août 2013 portant sur la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale.

PHILIPPE ENGLISH DU BUREAU DE LA BANQUE MONDIALE A DAKAR : « Les résultats du Sénégal sont encourageants »

Pour Philippe English, économiste en chef du bureau de la Banque mondiale à Dakar, le plus important est de mettre en place un mécanisme de suivi. « C’est un exercice important pour s’assurer que les programmes du gouvernement son effectivement mis en œuvre. Dans beaucoup de pays, il se pose des problèmes de suivi-évaluation. C’est pourquoi, je salue l’effort du président Sall d’avoir adopté ce mécanisme et d’avoir présidé, pour la deuxième fois, une séance trimestrielle pour faire le bilan de la mise en œuvre de la Sndes ».

Philippe English juge, en outre, que les résultats obtenus par le Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre de la Sndes, sont « encourageants ». Cependant, note-t-il, il y a des problèmes dans certains secteurs comme celui de l’électricité (notamment dans l’augmentation de la capacité de production) et la gouvernance. Concernant ce dernier point, il invite le gouvernement à autoriser la publication du rapport de la Cour des comptes, un outil précieux pour jauger les progrès accomplis en gouvernance et en transparence. Un appel déjà entendu (voir ailleurs).

Quelques résultats et défis

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Sndes, des résultats « encourageants » ont été obtenus dans beaucoup de secteurs. Même s’il reste beaucoup de défis à relever. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il y a eu une réduction du coût moyen de production du KWh à 90,44 FCfa (contre 94,31 Fcfa en 2012), une baisse de la quantité d’énergie non délivrée à 25 GWh (contre 31 Gwh en 2012). Dans le même temps, le taux d’électrification rural devrait atteindre 30 % avant la fin de l’année – ce taux était de 25 % en 2012. Concernant l’agriculture, en plus de l’augmentation de la quantité de semences certifiées, les moyennes de rendement sont passées de 0,8 à 2 tonnes par hectare pour le mil et le sorgho et de 1,6 à 3 tonnes pour le maïs. Pour le secteur privé, on a noté une réduction des délais pour le traitement des dossiers au tribunal régional de première instance de Dakar et pour l’obtention d’un permis à construire ainsi que le transfert de propriété. Des progrès ont été aussi notés en protection sociale notamment avec le lancement du programme de bourses de sécurité familiale. Cependant, plusieurs actions programmées n’ont pu être exécutées à cause des lourdeurs administratives. « La plupart des actions engagées a connu quelques retards dans l’exécution », a reconnu Macky Sall.

Le rapport de la Cour des Comptes remis le 15 novembre

La remise du rapport de la Cour des Comptes aura lieu le vendredi 15 novembre 2013. La révélation a été faite hier par le président de la République, Macky Sall lors du Conseil présidentiel sur la stratégie nationale de développement économique et sociale.

Compte-rendu de Babacar DIONE et Seydou KA

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